Que faire à Osaka ? 11 expériences à vivre, tarifs et itinéraire

Que faire à Osaka ? 11 expériences à vivre, tarifs et itinéraire

Article actualisé le 22 août 2026

L’essentiel à retenir 🌍

Osaka, troisième ville du Japon et cœur du Kansai, se visite en 2 à 3 jours. À voir en priorité : le château d’Osaka (1 200 yens), les néons de Dōtonbori et son Glico Man, le marché Kuromon Ichiba, la vue de l’Umeda Sky Building et le requin-baleine de l’Aquarium Kaiyukan. Comptez 45 à 67 euros par jour hors hébergement, et l’Osaka Amazing Pass à 3 500 yens dès trois visites payantes. Kyoto est à 29 minutes de train, Kobe à 21 minutes, Nara à moins d’une heure.

Osaka est la troisième ville du Japon par sa population (environ 2,7 millions d’habitants), mais elle se trouve au cœur de Keihanshin, la deuxième aire métropolitaine du pays avec près de 19 millions d’habitants aux côtés de Kyoto et Kobe. On la surnomme le « ventre du Japon » pour sa scène culinaire, et c’est ce qui frappe dès la sortie du métro : ici, on mange debout, dans la rue, à toute heure.

Entre les takoyaki de Dōtonbori, le château voulu par Toyotomi Hideyoshi, les néons rétro de Shinsekai et l’un des plus grands aquariums du monde, la ville se visite très bien en 2 à 3 jours. Voici les 11 expériences que je retiens, chacune avec son tarif, ses horaires et sa station de métro, puis tout ce qu’il faut savoir pour organiser le séjour : pass de transport, budget, saison et itinéraire jour par jour.

Osaka en bref : les repères avant de partir

Osaka se situe dans la région du Kansai, sur l’île de Honshū, à 2 h 21 de Tokyo en Shinkansen Nozomi. Son aéroport international, le Kansai International Airport (KIX), est relié au centre-ville en 50 minutes environ. La ville sert de camp de base idéal pour rayonner : Kyoto est à 29 minutes de train, Kobe à 21 minutes, Nara à moins d’une heure.

  • Durée conseillée : 2 jours pour les grands sites, 3 jours avec Universal Studios ou une excursion.
  • Budget quotidien : 8 000 à 12 000 yens hors hébergement, soit environ 45 à 67 euros par personne.
  • Meilleure période : fin mars-avril (cerisiers) et octobre-novembre (érables rouges).
  • Quartiers repères : Namba et Dōtonbori au sud (Minami), Umeda au nord (Kita).
  • Se déplacer : le métro Osaka Metro couvre tout, avec un pass à la journée à 820 yens.

Petit repère de conversion utile tout au long de cet article : en 2026, 1 euro vaut environ 180 yens. Les tarifs japonais paraissent élevés en chiffres bruts, ils le sont beaucoup moins une fois convertis.

1. Explorer le château d’Osaka, symbole de la ville

Le château d’Osaka (Ōsaka-jō) reste le monument le plus photographié de la ville. Sa construction est lancée en 1583 par le seigneur de guerre Toyotomi Hideyoshi, sur les ruines du temple Ishiyama Hongan-ji, pour asseoir son autorité sur un Japon en voie d’unification. Détruit par les armées de Tokugawa Ieyasu en 1615, reconstruit dans les années 1620, puis frappé par la foudre et incendié en 1665, le donjon a connu trois vies.

Donjon blanc et vert du château d'Osaka au Japon, entouré de ses murs de pierre et de ses douves

Point souvent passé sous silence : la tour que vous verrez n’est pas d’époque. Le donjon actuel est une reconstruction en béton armé de 1931, financée par une souscription des habitants d’Osaka, entièrement rénovée à la fin des années 1990. Cela explique la présence d’un ascenseur et d’un musée moderne sur huit niveaux à l’intérieur, ce qui déroute les visiteurs qui s’attendaient à des planchers de bois. Le contenu reste passionnant : armures, paravents peints et maquettes racontent l’ascension d’Hideyoshi et le siège d’Osaka.

Je commence toujours par les jardins du château, un parc de plus de 100 hectares ceinturé de douves et de murs de pierre cyclopéens. C’est gratuit, ouvert en permanence, et l’un des meilleurs spots de la ville pour les cerisiers en fleurs au printemps. Depuis le dernier étage du donjon, la vue balaie les gratte-ciel du quartier des affaires jusqu’aux montagnes de Ikoma.

Château d’Osaka : tarifs, horaires et accès

  • Tarif : 1 200 yens (environ 6,50 euros) pour le donjon, gratuit pour les moins de 16 ans. Le parc est libre d’accès.
  • Jardin Nishinomaru : 200 yens de plus, le meilleur point de vue sur le donjon au printemps.
  • Horaires : 9 h à 17 h, dernière entrée à 16 h 30. Fermé du 28 décembre au 1er janvier.
  • Accès : stations Tanimachi 4-chōme (lignes Tanimachi et Chūō) ou Ōsakajōkōen (ligne JR Loop), puis 15 minutes de marche.
  • Durée de visite : comptez 1 h 30 avec le parc, 2 h 30 si vous prenez le temps du musée.

2. Se perdre dans Dōtonbori, le cœur électrique d’Osaka

Dōtonbori concentre en quelques centaines de mètres tout ce qui fait la réputation d’Osaka : enseignes lumineuses démesurées, restaurants ouverts tard, foule compacte le long du canal. Le quartier est né au 17ᵉ siècle comme district de théâtres, et il a gardé ce goût du spectacle. C’est le lieu où je conseille de commencer une première soirée, quitte à y revenir de jour pour comparer.

Enseignes lumineuses et néons du quartier Dōtonbori à Osaka le soir, reflétés dans le canal

Le Glico Man, l’enseigne la plus photographiée du Japon

Le Glico Man, cet athlète bras levés qui franchit une ligne d’arrivée, domine le pont Ebisubashi depuis 1935. Installé par le confiseur Ezaki Glico (le fabricant des Pocky), il symbolise l’énergie et la santé. La version actuelle est la sixième génération, posée en 2014 : c’est la première en LED, les cinq précédentes étaient au néon, et elle change d’animation selon les saisons. Le pont est bondé en permanence, prévoyez d’attendre votre tour pour la photo.

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Que manger à Dōtonbori

Les takoyaki, ces boules de pâte garnies de poulpe cuites dans des plaques alvéolées, se vendent 500 à 700 yens la barquette de six à huit pièces (environ 3 à 4 euros). L’okonomiyaki, la crêpe salée au chou que l’on cuit souvent soi-même sur une plaque, tourne autour de 1 000 à 1 500 yens. Ajoutez les kushikatsu de Shinsekai et les ramen, et vous avez le quatuor de base de la street food d’Osaka. Une règle locale à connaître : la double trempette est interdite dans la sauce commune des kushikatsu, tout le monde y plonge sa brochette.

3. Découvrir le marché Kuromon Ichiba

Le marché Kuromon Ichiba, surnommé « la cuisine d’Osaka », déroule 580 mètres de galerie couverte et rassemble plus de 150 commerces. Son histoire remonte à environ deux siècles, quand les poissonniers s’installaient devant la porte noire (kuromon) d’un temple voisin. Aujourd’hui, une bonne moitié des étals est tournée vers les visiteurs, avec des produits préparés et dégustés sur place.

Ce que l’on y trouve, dans l’ordre où je m’y perds à chaque passage :

  • des étals de poissons frais, thon découpé devant vous et sashimi à la commande ;
  • des fruits de mer grillés minute : coquilles Saint-Jacques, huîtres, pattes de crabe ;
  • des brochettes de bœuf wagyu, autour de 1 000 à 2 000 yens la pièce selon le grade ;
  • des fruits de saison vendus à l’unité, fraises Amaou et melons compris.
Étal de fruits de mer et de poissons frais dans la galerie couverte du marché Kuromon Ichiba à Osaka

Deux conseils pour en profiter. Venez le matin, entre 9 h et 11 h : les étals sont complets et la foule reste supportable, alors qu’en milieu d’après-midi beaucoup de commerces remballent. Et mangez sur place, devant l’échoppe : marcher en mangeant est mal vu au Japon, la plupart des vendeurs mettent un comptoir ou un banc à disposition. Accès : station Nippombashi (sortie 10), 5 minutes à pied ; ouverture des boutiques de 8 h 30 à 18 h environ, plusieurs ferment le dimanche.

4. Admirer la vue depuis l’Umeda Sky Building

L’Umeda Sky Building est l’expérience à réserver pour le coucher du soleil. Deux tours de 173 mètres reliées à leur sommet par une passerelle circulaire, imaginées par l’architecte Hiroshi Hara et achevées en 1993. La montée fait partie du spectacle : un escalator suspendu dans le vide relie les deux tours sur les derniers étages, sensation garantie pour qui n’aime pas trop le vide.

Les deux tours de l'Umeda Sky Building à Osaka reliées par leur observatoire circulaire suspendu

Là-haut, le Kūchū Teien (« jardin suspendu ») offre une terrasse à ciel ouvert à 360 degrés, avec le sol qui scintille sous les LED à la nuit tombée. Vue sur toute la baie d’Osaka d’un côté, sur la mer de gratte-ciel d’Umeda de l’autre. Comptez 2 000 yens (environ 11 euros) pour l’observatoire, ouvert de 9 h 30 à 22 h 30 avec dernière entrée à 22 h. Accès : 10 minutes à pied de la gare d’Osaka ou d’Umeda, par un passage souterrain. Arrivez 45 minutes avant le coucher du soleil pour enchaîner jour et nuit.

5. Découvrir le temple Shitenno-ji

Le Shitenno-ji a été fondé en 593 par le prince Shōtoku, qui a soutenu l’introduction du bouddhisme au Japon. C’est le plus ancien temple bouddhiste officiellement administré du pays, et son plan d’origine, une enceinte rectangulaire alignant la porte, la pagode et le pavillon principal sur un même axe, a servi de modèle à des générations de temples japonais. Les bâtiments ont brûlé et été rebâtis plusieurs fois, la reconstruction la plus récente datant des années 1960, mais le tracé n’a pas bougé depuis quatorze siècles.

Pagode à cinq étages du temple Shitenno-ji à Osaka, plus ancien temple bouddhiste du Japon

L’enceinte extérieure est gratuite et se traverse librement, ce qui en fait une belle halte au calme entre deux quartiers animés. L’accès à l’enceinte intérieure (Chūshin Garan), qui donne la pagode à cinq étages et le pavillon principal, coûte 300 yens (moins de 2 euros). Le jardin Gokuraku-jōdo et la salle du trésor se paient à part, 300 et 500 yens. Un marché aux puces s’installe dans l’enceinte les 21 et 22 de chaque mois, l’un des plus courus d’Osaka pour la brocante et la nourriture de rue. Accès : station Shitennōji-mae Yūhigaoka, 5 minutes à pied.

6. S’amuser à Universal Studios Japan

Universal Studios Japan est le parc à thème qui fait basculer un séjour de deux à trois jours. Les zones phares sont le Wizarding World of Harry Potter avec son château de Poudlard grandeur nature, Super Nintendo World et son circuit Mario Kart en réalité augmentée, plus les classiques Jurassic Park, Spider-Man et Minions. Avec deux enfants, c’est la journée dont ils reparlent le plus au retour.

Le Studio Pass 1 jour coûte de 8 900 à 11 800 yens selon la date, soit environ 49 à 65 euros : le parc pratique une tarification variable, un mardi de novembre revient bien moins cher qu’un samedi de vacances scolaires japonaises. Réservez en ligne à l’avance, les guichets sur place peuvent afficher complet. Les Express Pass, vendus séparément et souvent au-delà de 10 000 yens, sont quasi indispensables en période chargée pour Super Nintendo World, dont l’accès est régulé par ticket d’entrée horaire gratuit à récupérer dès l’ouverture.

Accès : gare Universal City sur la ligne JR Yumesaki, à 12 minutes de la gare d’Osaka avec un changement à Nishikujō. Ouverture généralement à 9 h, parfois 8 h 30 en haute saison. Prévoyez la journée entière, arriver 30 minutes avant l’ouverture change tout sur les files d’attente.

7. Voir le requin-baleine de l’Aquarium Kaiyukan

L’Aquarium Kaiyukan, ouvert en 1990 sur le front de mer du quartier Tempozan, compte parmi les plus grands du monde : environ 30 000 animaux répartis en 620 espèces. Le parcours est malin, on monte d’abord au 8ᵉ étage en escalator puis on redescend en spirale autour du réservoir central, ce qui permet de voir le même bassin sous toutes ses profondeurs.

La star, c’est le requin-baleine du bassin « océan Pacifique » : 9 mètres de profondeur, 34 mètres de long, 5 400 tonnes d’eau. Les autres sections reconstituent les milieux de la ceinture de feu du Pacifique, de la forêt japonaise aux loutres de mer des Aléoutiennes en passant par la Grande Barrière de corail. La zone tactile où l’on effleure raies et petits requins fonctionne très bien avec des enfants.

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Tarif : 2 400 à 2 700 yens par adulte selon l’affluence (environ 13 à 15 euros), 1 200 à 1 400 yens pour les 7-15 ans, gratuit avant 4 ans. Prenez un billet horodaté en ligne, la file d’attente sur place dépasse souvent l’heure le week-end. Accès : station Osakakō (ligne Chūō), 5 minutes à pied. Durée : 2 h 30 en moyenne. C’est aussi la meilleure carte à jouer un jour de pluie, avec la grande roue Tempozan juste à côté.

8. Se détendre au parc Tennoji

Le parc Tennoji est la respiration du sud de la ville. Ses pelouses ouvertes, ses allées ombragées et son esplanade Tenshiba, réaménagée en terrasses et cafés, en font une pause facile entre Shinsekai et le temple Shitenno-ji. Le jardin Keitakuen, un jardin de promenade autour d’un étang dessiné pour la famille Sumitomo, se visite pour 150 yens et reste étonnamment calme.

Le parc abrite le zoo de Tennoji, l’un des plus anciens du Japon (1915), avec ses 180 espèces, et surtout le musée municipal des beaux-arts d’Osaka. Attention à ne pas le confondre avec le musée national d’art situé à Nakanoshima : celui de Tennoji est le troisième plus ancien musée d’art du pays, il a rouvert le 1er mars 2025 après plus de deux ans de travaux et conserve près de 13 500 œuvres, dont des trésors nationaux d’art japonais et chinois. L’entrée de la collection permanente coûte 500 yens (moins de 3 euros), gratuite pour les scolaires.

9. Explorer le quartier rétro de Shinsekai

Shinsekai, littéralement « nouveau monde », a été bâti en 1912 sur le terrain d’une exposition internationale, avec une moitié inspirée de Paris et une autre de Coney Island. Le quartier a décliné après-guerre puis s’est figé dans une esthétique années 1950 et 1960 que l’on ne trouve nulle part ailleurs au Japon : enseignes peintes à la main, façades saturées, néons empilés.

Rue du quartier rétro de Shinsekai à Osaka avec ses enseignes colorées et la tour Tsūtenkaku

Au centre se dresse la tour Tsūtenkaku, haute de 103 mètres. La première version, élevée en 1912, s’inspirait de la tour Eiffel posée sur un arc de triomphe ; elle a été démontée pendant la Seconde Guerre mondiale et la tour actuelle date de 1956. L’observatoire principal se trouve à 91 mètres, l’entrée revient à environ 1 200 yens (près de 7 euros), avec en option un toboggan extérieur qui descend le long de la structure.

Shinsekai est le berceau des kushikatsu, ces brochettes panées et frites que l’on trempe dans une sauce partagée. Comptez 100 à 200 yens la brochette, un repas complet reste sous les 2 000 yens. Accès : stations Ebisuchō (ligne Sakaisuji) ou Dōbutsuen-mae. Le quartier est nettement plus photogénique à la tombée de la nuit.

10. Visiter le musée national d’art d’Osaka

Le musée national d’art d’Osaka (NMAO) occupe l’île de Nakanoshima, entre deux bras de rivière au centre de la ville. Sa particularité est rare à l’échelle mondiale : le musée est entièrement souterrain. Ce qui émerge du sol n’est pas le bâtiment mais une sculpture monumentale en acier et verre signée de l’architecte César Pelli, dont les tubes s’élancent à 52 mètres de hauteur. Le motif s’inspire du bambou, symbole de croissance et de résistance.

Cette implantation enterrée a demandé une prouesse technique : l’île n’a pas de roche-mère, le sol est gorgé d’eau, et l’ensemble est enfermé dans une coque de béton de près de trois mètres d’épaisseur, sous le niveau des crues. La collection réunie depuis le déménagement à Nakanoshima en 2004 compte environ 8 000 œuvres d’après-guerre, japonaises et internationales, la plus importante collection d’art contemporain du Japon. L’entrée de la collection permanente coûte 430 yens (moins de 2,50 euros), les expositions temporaires sont facturées à part, et le tarif tombe à 250 yens les vendredis et samedis après 17 h.

11. Faire une croisière sur les rivières d’Osaka

Osaka a longtemps été surnommée « la ville de l’eau » : elle est traversée par le fleuve Yodo et son bras urbain, l’Ōkawa, sillonnés de plus de huit cents ponts. Prendre un bateau reste la façon la plus reposante de voir la ville changer de visage, et c’est un excellent plan de fin d’après-midi quand les jambes ne suivent plus. Ceux qui prennent goût à la navigation trouveront de quoi prolonger l’idée du côté des itinéraires de croisière en Asie, du Mékong à la mer du Japon.

Deux formules se distinguent. L’Aqua-Liner remonte l’Ōkawa pendant une cinquantaine de minutes et longe le parc du château, l’île de Nakanoshima et les cerisiers de Sakuranomiya, pour environ 1 700 yens (près de 10 euros). Le Tombori River Cruise, plus court, boucle 20 minutes sur le canal de Dōtonbori en passant sous neuf ponts, avec un guide à bord, à 2 000 yens (environ 11 euros) et des départs toutes les 30 minutes de 11 h à 21 h depuis l’embarcadère Tazaemonbashi. Le second, de nuit, sous les néons, vaut largement son prix.

Se déplacer à Osaka : métro, pass et bons plans

Osaka se parcourt en métro, point. Le réseau Osaka Metro compte huit lignes, la ligne Midōsuji (en rouge) reliant à elle seule Umeda, Shinsaibashi, Namba et Tennoji, soit l’essentiel de ce que vous voulez voir. Un trajet simple coûte 190 à 290 yens. La ligne JR Loop (Osaka Kanjō) fait le tour de la ville et dessert le château et Universal Studios.

Deux titres de transport valent le détour. L’Enjoy Eco Card, valable une journée sur tout le métro et les bus municipaux, coûte 820 yens en semaine et 620 yens les week-ends et jours fériés (environ 4,50 et 3,50 euros) : elle est rentable dès quatre trajets. L’Osaka Amazing Pass, à 3 500 yens la journée (près de 20 euros), ajoute au transport illimité l’entrée gratuite dans une quarantaine de sites, dont le château d’Osaka, l’Umeda Sky Building, la tour Tsūtenkaku, le musée national d’art et le Tombori River Cruise. Trois visites payantes dans la même journée et il est amorti. L’Aquarium Kaiyukan et Universal Studios n’y sont pas inclus.

Pour arriver depuis Tokyo, le Shinkansen Nozomi met 2 h 21 jusqu’à Shin-Osaka, pour environ 14 720 yens en place réservée (près de 82 euros). Attention, le Nozomi n’est pas couvert par le JR Pass sans supplément : avec le pass, prenez un Hikari, comptez alors près de 3 heures. Si vous préparez vos trajets longue distance en Europe comme au Japon, mes astuces pour voyager en train à petit prix s’appliquent aussi à la réservation anticipée des lignes japonaises.

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Quand partir à Osaka ?

Le printemps, de fin mars à mi-avril, reste la période reine : les cerisiers du parc du château et de Sakuranomiya durent une petite semaine, les températures tournent autour de 15 à 20 °C. L’automne, d’octobre à fin novembre, offre des érables rouges, un ciel dégagé et beaucoup moins de monde qu’à Kyoto pour le même spectacle.

L’été est éprouvant : 30 à 35 °C avec une humidité forte, plus la saison des pluies (tsuyu) de mi-juin à mi-juillet. C’est en revanche la saison des festivals, dont le Tenjin Matsuri des 24 et 25 juillet, l’un des trois plus grands du Japon, avec sa procession de bateaux et son feu d’artifice sur l’Ōkawa. L’hiver est doux et sec (5 à 10 °C), très correct pour visiter, avec les illuminations d’Osaka Hikari Renaissance à Nakanoshima en décembre. Évitez la Golden Week (fin avril-début mai) et la semaine du Nouvel An, où les prix s’envolent et les sites saturent.

Où dormir à Osaka : quel quartier choisir

Namba et Shinsaibashi (le sud, Minami) conviennent à une première visite : vous êtes à pied de Dōtonbori, du marché Kuromon et des boutiques, avec des liaisons directes vers l’aéroport du Kansai. C’est le quartier le plus animé, donc le plus bruyant le soir.

Umeda (le nord, Kita) est plus adapté si vous enchaînez les excursions vers Kyoto, Kobe ou Nara, puisque tous les trains partent de là. L’ambiance est plus corporate, les hôtels plus récents. Tennoji est le bon compromis budget : moins cher, bien desservi, à deux pas de Shinsekai. Côté prix, une nuit va de 4 000 yens en auberge de jeunesse à 15 000 yens en hôtel confortable, soit environ 22 à 85 euros. Les business hotels japonais, minuscules mais impeccables, tournent autour de 8 000 à 10 000 yens.

Combien de jours à Osaka ? Itinéraire de 2 à 3 jours

Deux jours pleins couvrent l’essentiel de la ville, trois permettent d’ajouter un parc ou une excursion. Voici la trame que je referais telle quelle.

Jour 1 : histoire et néons

Matin au château d’Osaka et dans son parc (2 h 30), déjeuner au marché Kuromon Ichiba, après-midi au temple Shitenno-ji puis dans Shinsekai et sa tour Tsūtenkaku. Dîner de kushikatsu sur place, puis descente sur Dōtonbori à la nuit tombée pour le Glico Man et un takoyaki de fin de soirée.

Jour 2 : mer, art et hauteurs

Ouverture à l’Aquarium Kaiyukan (arrivez à 9 h 30), déjeuner au marché Tempozan, après-midi au musée national d’art de Nakanoshima ou croisière sur l’Ōkawa, et fin de journée à l’Umeda Sky Building pour le coucher du soleil. Dîner d’okonomiyaki à Umeda.

Jour 3 : parc ou excursion

Deux options selon votre équipage. Avec des enfants, journée entière à Universal Studios Japan. Sans, direction Nara le matin (les daims du parc et le grand Bouddha du Tōdai-ji) et retour par le parc Tennoji et son musée des beaux-arts en fin de journée.

Combiner Osaka avec le reste du Kansai et du Japon

La force d’Osaka, c’est sa position. Depuis la gare centrale, Kyoto est à 29 minutes de train JR spécial rapide pour 580 yens (environ 3,20 euros) : de quoi voir le Kinkaku-ji, le Fushimi Inari et Gion sur une journée sans changer d’hôtel. Nara se rejoint en 45 à 50 minutes selon la compagnie.

Côté ouest, Kobe n’est qu’à une vingtaine de minutes : port, quartier des anciennes résidences étrangères et bœuf de réputation mondiale. Le détail des visites se trouve dans mon guide sur que faire à Kobe, à combiner facilement sur une journée depuis Osaka.

En poussant plus loin vers l’ouest, à 1 h 30 de Shinkansen, Hiroshima impose un autre rythme et une autre gravité : Hiroshima et son devoir de mémoire se visitent en une journée longue, deux si vous ajoutez l’île de Miyajima.

Sur la route vers Tokyo, une halte à Shizuoka, entre le mont Fuji et la baie de Suruga, casse agréablement le trajet et offre les plus belles vues sur le volcan. Plus au sud-ouest, sur l’île de Kyūshū, Fukuoka et ses stands de ramen en plein air prolongent l’esprit de street food que vous aurez découvert à Osaka.

Osaka est une ville qui ne cherche pas à séduire : elle nourrit, elle amuse, elle parle fort. C’est précisément ce qui la rend attachante quand on arrive de Kyoto et de sa retenue. Deux ou trois jours suffisent à en prendre la mesure, et elle s’insère sans effort dans un circuit plus large : les autres lieux emblématiques d’Asie attendent juste derrière. Reste à choisir votre première brochette.

Foire aux questions

Deux jours pleins couvrent le château d’Osaka, Dōtonbori, Kuromon Ichiba, Shinsekai, l’Umeda Sky Building et l’Aquarium Kaiyukan. Ajoutez une troisième journée pour Universal Studios Japan ou une excursion à Nara.

Le Shinkansen Nozomi relie Tokyo à Shin-Osaka en 2 h 21, pour environ 14 720 yens en place réservée (près de 82 euros). Le Nozomi n’est pas couvert par le JR Pass sans supplément : avec le pass, prenez un Hikari, qui met environ 3 heures.

Les spécialités locales sont le takoyaki (boulettes de poulpe, 500 à 700 yens la barquette), l’okonomiyaki (crêpe salée au chou), les kushikatsu de Shinsekai et les ramen. Dōtonbori et le marché Kuromon Ichiba concentrent les meilleures adresses de street food.

Comptez 8 000 à 12 000 yens par jour hors hébergement, soit environ 45 à 67 euros, transports, repas et entrées compris. L’hébergement va de 4 000 yens en auberge à 15 000 yens en hôtel confortable la nuit, soit 22 à 85 euros.

L’Enjoy Eco Card, valable une journée sur le métro et les bus municipaux, coûte 820 yens en semaine et 620 yens les week-ends et jours fériés. L’Osaka Amazing Pass, à 3 500 yens, ajoute l’entrée gratuite dans une quarantaine de sites et devient rentable dès trois visites payantes.

Oui, l’Aquarium Kaiyukan et sa zone tactile, Universal Studios Japan et le zoo du parc Tennoji plaisent à tous les âges. Les restaurants de Dōtonbori proposent des plats ludiques comme les takoyaki préparés devant vous.

Le printemps, de fin mars à mi-avril, pour les cerisiers du parc du château, et l’automne, d’octobre à novembre, pour les érables rouges. L’été est chaud et humide (30 à 35 °C) mais c’est la saison du Tenjin Matsuri, les 24 et 25 juillet.

Dōtonbori et Namba pour la street food et l’ambiance nocturne, Shinsekai pour le côté rétro et la tour Tsūtenkaku, Umeda pour la vue en hauteur, Nakanoshima pour les musées et le quartier du château pour l’histoire. Shinsaibashi est le quartier du shopping.

Oui, le train JR spécial rapide relie la gare d’Osaka à Kyoto en 29 minutes pour 580 yens, soit environ 3,20 euros. Une journée suffit pour voir le Kinkaku-ji, le Fushimi Inari et le quartier de Gion. Le Shinkansen fait le trajet en 15 minutes depuis Shin-Osaka, mais coûte nettement plus cher.

Oui, c’est l’un des plus grands aquariums du monde, avec 620 espèces et un requin-baleine dans un bassin de 5 400 tonnes d’eau. La visite dure 2 h 30 et l’entrée coûte 2 400 à 2 700 yens par adulte selon l’affluence, soit 13 à 15 euros. Réservez un billet horodaté en ligne.

Amandine Bonpoint, globe-trotteuse et blogueuse voyage

Amandine Bonpoint

Mariée à Florent, le créateur de ce blog, il m'a transmis l'envie de partager nos aventures à travers le monde. Ensemble, nous explorons de nouveaux horizons, parfois accompagnés de nos deux enfants. Je travaille comme secrétaire dans une boutique de prêt-à-porter, mais dès que l'occasion se présente, je m'évade pour découvrir de nouvelles cultures et paysages. Dynamique, curieuse et débrouillarde, je suis animée par une véritable passion pour les voyages. Sur ce blog, je vous invite à découvrir nos escapades, à travers des récits authentiques et des conseils pratiques pour vous inspirer et vous aider à préparer vos propres aventures. Rejoignez-nous dans cette belle aventure et laissez-vous emporter par la magie du voyage !

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