Voyage au Canada en été : itinéraire, budget et lieux à voir
Article actualisé le 23 août 2026
L’essentiel à retenir 🌍
Le Canada en été se parcourt de juin à début septembre, avec 20 à 28 °C et des journées très longues. Côté ouest, les Rocheuses (Banff, Jasper, lac Moraine), Vancouver et Victoria ; côté est, Montréal, Québec, les baleines de Tadoussac et les villages de pêcheurs atlantiques. Prévoyez l’AVE à 7 $ CA (environ 4,50 €), valable cinq ans, un budget de 2 500 à 3 500 € par personne pour 15 jours hors vols, et une réservation des hébergements 4 à 6 mois à l’avance.
L’été transforme le Canada en terrain de jeu géant : des brises marines des côtes atlantiques aux sommets ensoleillés des Rocheuses, le pays se découvre alors sous son meilleur jour, avec des journées qui s’étirent jusqu’à 22 heures dans l’ouest. Entre juin et début septembre, tous les sentiers d’altitude sont dégagés, les routes du Nord rouvrent, les baleines remontent le Saint-Laurent et les villes vivent au rythme des festivals.
Je vous propose ici un guide complet de la saison estivale : quand partir selon le mois, les formalités à jour, un budget détaillé en euros et en dollars canadiens, les régions à privilégier, trois itinéraires prêts à l’emploi et les conseils de route qui font la différence quand on voyage en famille sur un territoire aussi vaste.
Pourquoi partir au Canada en été
À quelques heures seulement de New York, le Canada présente un visage radicalement différent en été. Les températures douces, comprises entre 20 et 28 °C en moyenne, rendent la découverte des paysages très confortable, des lacs miroitants des prairies aux forêts boréales du nord. La saison estivale est aussi celle des festivals : musique, cinéma, arts de la rue, le calendrier est dense de juin à août. Avant de réserver, pensez à vérifier vos formalités d’entrée dans notre guide visa Canada.
L’été est aussi la seule fenêtre où l’ensemble du territoire est accessible : la promenade des Glaciers entre Banff et Jasper roule sans contrainte hivernale, les traversiers du Saint-Laurent tournent à plein régime, les navettes des parcs nationaux fonctionnent et les hébergements les plus reculés, à Terre-Neuve comme en Gaspésie, ouvrent leurs portes. Le revers de la médaille est connu : juillet et août concentrent la fréquentation et les tarifs les plus élevés, ce qui rend l’anticipation indispensable.
Quand partir : climat et affluence mois par mois
Le bon mois dépend surtout de votre tolérance à la foule et de votre budget. Voici comment se répartit la saison sur les grandes régions touristiques du pays.
| Période | Températures moyennes | Affluence | Ce qui la caractérise |
|---|---|---|---|
| Juin | 18 à 24 °C | Modérée | Journées les plus longues, cascades gonflées par la fonte, tarifs encore doux, quelques sentiers d’altitude enneigés jusqu’à la mi-juin |
| Juillet | 22 à 28 °C | Forte | Pic des festivals, tous les cols et sentiers ouverts, réservation obligatoire partout |
| Août | 21 à 27 °C | Forte | Eau la plus chaude, pic de l’observation des baleines, ciels dégagés, risque de fumées liées aux feux de forêt dans l’ouest |
| Début septembre | 15 à 22 °C | En baisse | Premières couleurs, prix en repli, nuits fraîches en montagne |
Mon conseil de famille : si vous n’êtes pas contraints par le calendrier scolaire, visez la deuxième quinzaine de juin ou la première de septembre. Vous gardez des conditions climatiques très correctes en payant l’hébergement 20 à 30 % moins cher qu’en plein cœur de l’été. Si vous partez en juillet-août, bloquez les nuits en parc national dès l’ouverture des réservations, souvent en janvier.
Formalités, budget et préparation
AVE, passeport et documents à prévoir
Les voyageurs français, belges et suisses qui arrivent par avion pour un séjour touristique de moins de six mois ont besoin d’une AVE (Autorisation de voyage électronique). Elle se demande en ligne sur le site officiel du gouvernement canadien, coûte 7 $ CA, soit environ 4,50 €, et reste valable cinq ans ou jusqu’à l’expiration de votre passeport. La réponse arrive le plus souvent en quelques minutes, mais prévoyez une marge de plusieurs jours au cas où un contrôle manuel serait déclenché.
Deux pièges classiques : l’AVE est liée au numéro de passeport, donc un renouvellement de document impose une nouvelle demande ; et elle ne couvre pas les entrées par voie terrestre ou maritime depuis les États-Unis, où seul un passeport valide est exigé. Méfiez-vous enfin des sites intermédiaires qui facturent 40 à 80 € une démarche officielle à 7 $ CA. Le détail des cas particuliers, visa de visiteur, mineurs voyageant seuls, autorisation parentale, figure dans notre guide dédié aux formalités canadiennes.
Quel budget pour deux semaines au Canada
Le Canada n’est pas une destination économique, mais les écarts sont considérables selon le mode d’hébergement. Voici les ordres de grandeur constatés en haute saison, en euros et en dollars canadiens, sur la base d’un taux d’environ 1 $ CA pour 0,62 €.
| Poste | Coût indicatif en $ CA | Équivalent en € |
|---|---|---|
| Vol aller-retour France-Canada (haute saison) | 1 150 à 1 950 $ CA | 700 à 1 200 € |
| Hôtel ou motel milieu de gamme (chambre double, la nuit) | 150 à 230 $ CA | 95 à 145 € |
| Emplacement de camping en parc national (la nuit) | 29 à 45 $ CA | 18 à 28 € |
| Location de voiture intermédiaire (par jour) | 70 à 115 $ CA | 45 à 72 € |
| Carburant (le litre, selon les provinces) | 1,50 à 1,75 $ CA | 0,95 à 1,10 € |
| Repas au restaurant décontracté (par personne) | 22 à 35 $ CA | 14 à 22 € |
| Entrée quotidienne en parc national (adulte) | 12,25 $ CA | environ 7,60 € |
| Carte d’entrée Découverte annuelle (adulte) | 83,50 $ CA | environ 52 € |
Au total, comptez 2 500 à 3 500 € par personne pour 15 jours hors vols en formule hôtels et voiture de location, et plutôt 1 400 à 2 000 € en camping avec cuisine à bord. Deux règles à ne jamais oublier sur place : les prix affichés sont hors taxes (5 % de TPS plus la taxe provinciale, jusqu’à 15 % au total dans les provinces atlantiques) et le pourboire de 15 à 20 % est attendu au restaurant comme dans les taxis. Sur un budget de deux semaines, ces deux postes représentent facilement 250 à 400 € qu’on n’avait pas anticipés.
Santé, assurance et décalage horaire
Aucun vaccin n’est exigé pour entrer au Canada, mais les frais médicaux y sont très élevés pour un non-résident : une consultation aux urgences se facture couramment plusieurs centaines de dollars canadiens, une hospitalisation plusieurs milliers. Une couverture santé et rapatriement est donc indispensable, et nos conseils pour trouver une assurance voyage pas chère vous éviteront de payer une garantie surdimensionnée. Vérifiez au passage ce que couvre déjà votre carte bancaire, souvent limitée aux 90 premiers jours du séjour.
Le décalage horaire va de 6 heures avec le Québec et les Maritimes à 9 heures avec la Colombie-Britannique. En famille, prévoyez une première journée tranquille à l’arrivée et une soirée en extérieur : la lumière tardive de juin et juillet aide énormément à recaler les enfants. Emportez enfin un antimoustique efficace, car les moustiques et les mouches noires sont redoutables en juin dans les forêts boréales et sur la Côte-Nord.
Les grands espaces naturels à voir
Les Rocheuses canadiennes
Les Rocheuses canadiennes concentrent les plus beaux panoramas du pays. Les parcs nationaux de Banff et Jasper, classés à l’UNESCO, déroulent des centaines de kilomètres de sentiers balisés, accessibles aussi bien aux marcheurs occasionnels qu’aux randonneurs aguerris. Le lac Moraine et le lac Louise, avec leurs eaux turquoise alimentées par les glaciers, restent les images les plus emblématiques de l’Alberta. Le champ de glace Columbia, traversé par la promenade des Glaciers entre Banff et Jasper, se visite en bus tout-terrain sur le glacier Athabasca : comptez environ 126 $ CA (près de 78 €) par adulte pour la formule combinée avec la passerelle vitrée du Skywalk, sur 2 h 30 à 3 heures.
Deux points d’organisation à connaître. D’abord l’accès : la route du lac Moraine est fermée aux voitures particulières, on s’y rend en navette publique ou commerciale, à réserver longtemps à l’avance. Ensuite les droits d’entrée, gérés par Parcs Canada : 12,25 $ CA par adulte et par jour (environ 7,60 €), 24,50 $ CA pour un groupe familial jusqu’à sept personnes, gratuit pour les moins de 18 ans. Au-delà d’une semaine cumulée dans les parcs, la carte Découverte à 83,50 $ CA (167,50 $ CA en version famille) devient rentable. À noter pour l’été 2026 : le laissez-passer « Un Canada fort » rend l’entrée gratuite dans les parcs nationaux jusqu’au 7 septembre 2026. Comptez au moins 5 à 7 jours sur place pour profiter des deux parcs sans courir, et réservez vos hébergements 4 à 6 mois à l’avance, surtout en juillet-août.
Le parc national du Gros Morne
Le parc national du Gros Morne, situé à Terre-Neuve-et-Labrador, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses formations géologiques. On y observe à ciel ouvert la tectonique des plaques et la roche du manteau terrestre, notamment dans la zone des Tablelands, dont les teintes ocre tranchent avec la végétation environnante. Le sentier du Gros Morne Mountain, aussi appelé James Callaghan, monte à 806 mètres sur 16 à 17 km aller-retour, pour 6 à 8 heures de marche exigeante et près de 1 000 mètres de dénivelé.
Pour les familles, la croisière sur le Western Brook Pond reste bien plus accessible : deux heures de navigation dans un fjord d’eau douce cerné de falaises de 650 mètres, à environ 99 $ CA par adulte (près de 61 €) et 55 $ CA pour les jeunes. Prévoyez la marche d’approche de 3 km depuis le stationnement, en terrain plat mais souvent humide, et réservez plusieurs semaines à l’avance en juillet-août.
Les chutes du Niagara
L’été permet de voir les chutes du Niagara dans leurs conditions optimales, avec un débit maximal alimenté par la fonte des neiges. Côté canadien, l’excursion en bateau Niagara City Cruises, l’ancienne Hornblower rebaptisée en 2021 et pendant canadien du Maid of the Mist américain, approche au plus près du fer à cheval et de sa brume permanente, pour environ 48 $ CA par adulte (près de 30 €) hors taxes. Pour une autre perspective, le Journey Behind the Falls donne accès à des tunnels creusés derrière le rideau d’eau, autour de 33 $ CA (environ 20 €).
Comptez une journée complète sur place et privilégiez Niagara-on-the-Lake pour dormir, plus calme que la ville touristique de Niagara Falls et entourée de vignobles réputés pour leur vin de glace. Les chutes sont éclairées chaque soir à la nuit tombée, avec des feux d’artifice plusieurs fois par semaine en été : un bon argument pour rester dans le secteur plutôt que de repartir vers Toronto, à 1 h 30 de route.
Les villes à découvrir : Montréal, Québec, Victoria et Vancouver
L’effervescence culturelle de Montréal
Montréal mêle un patrimoine historique riche à une scène artistique très active. L’été y est rythmé par de grands rendez-vous comme le Festival International de Jazz de Montréal (fin juin à début juillet) et Juste pour Rire en juillet, qui investissent gratuitement les places du centre-ville. Le Vieux-Montréal, avec ses pavés, la basilique Notre-Dame et le Vieux-Port, se parcourt à pied en une demi-journée. Pour une vue d’ensemble, montez au mont Royal en fin d’après-midi : le belvédère Kondiaronk surplombe les gratte-ciel et le Saint-Laurent.
Avec des enfants, deux valeurs sûres : le Biodôme et son parcours entre cinq écosystèmes des Amériques, et le marché Jean-Talon pour un pique-nique de produits québécois avant une balade à vélo sur le canal de Lachine. La ville se visite très bien sans voiture, le métro et les pistes cyclables couvrant l’essentiel : rendre le véhicule de location pendant l’étape urbaine fait économiser stationnement et carburant.
Québec : un voyage dans le temps
Québec est la seule ville fortifiée au nord du Mexique, et son centre historique est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Promenez-vous à travers le Vieux-Québec, le long des fortifications, jusqu’au Château Frontenac et à la terrasse Dufferin qui surplombe le Saint-Laurent. En été, le Festival d’été de Québec (une dizaine de jours en juillet) transforme les Plaines d’Abraham en l’un des plus grands festivals de musique d’Amérique du Nord. Comptez deux nuits sur place pour profiter à la fois du centre et des chutes Montmorency, à 15 minutes en voiture, qui culminent à 83 mètres, soit une trentaine de mètres de plus que le Niagara.
Victoria : une échappée belle sur l’île de Vancouver
Victoria, sur l’île de Vancouver, doit beaucoup de sa réputation aux jardins Butchart, aménagés à partir de 1904 par Jennie Butchart dans une ancienne carrière de calcaire épuisée par la cimenterie familiale. Ces 22 hectares de jardins thématiques, devenus lieu historique national du Canada, atteignent leur pleine floraison en juillet-août. La ville elle-même, avec ses bâtiments de l’époque victorienne, son Parlement et son Inner Harbour animé, propose un cadre dépaysant en seulement 1 à 2 jours.
Depuis Vancouver, le traversier BC Ferries entre Tsawwassen et Swartz Bay dure 1 h 35 et coûte environ 89 $ CA (près de 55 €) pour une voiture avec conducteur en haute saison, plus le tarif passager pour chaque accompagnant. La traversée croise parfois des orques résidentes du détroit de Géorgie : installez-vous sur le pont supérieur, jumelles à portée de main, plutôt que dans la cafétéria.

Vancouver, entre océan et montagnes
Point d’entrée naturel de l’ouest canadien, Vancouver se vit dehors en été. Le parc Stanley et sa digue de 9 km se parcourent à vélo en deux heures, le pont suspendu de Capilano et le mont Grouse donnent accès à la forêt pluviale et au panorama en moins de trente minutes du centre, et les plages de Kitsilano offrent des soirées douces face aux montagnes. Le quartier de Granville Island, avec son marché public, fait une escale gourmande facile avec des enfants.
Vancouver est aussi le premier port de départ vers l’Alaska entre mai et septembre, ce qui permet de combiner un séjour terrestre et une navigation le long du passage intérieur. Si l’idée vous tente, notre comparatif des destinations de croisière les plus populaires et leurs itinéraires aide à choisir la durée et la compagnie avant de bloquer les dates de votre voyage.
Expériences canadiennes à vivre en été
Observation des baleines
L’été est la meilleure période pour l’observation des baleines, en Colombie-Britannique côté Pacifique comme au Québec côté Atlantique. Au départ de Tadoussac, à l’embouchure du Saguenay, les sorties croisent rorquals, bélugas et parfois baleines bleues : comptez environ 100 $ CA (62 €) pour deux heures en zodiac et 125 $ CA (78 €) pour l’expédition de 2 h 30. Côté ouest, les zodiacs de Telegraph Cove ou de Victoria permettent d’approcher orques et baleines à bosse.
Trois conseils pour maximiser vos chances : réservez une sortie matinale, généralement plus calme et mieux orientée par rapport au vent ; privilégiez le gros bateau plutôt que le zodiac avec de jeunes enfants, plus stable et abrité ; et couvrez-vous nettement plus que sur la terre ferme, car il fait facilement 10 °C de moins au large. La saison court de mai à octobre, avec un pic en juillet et août.
Charme des villages côtiers
La culture maritime du Canada se découvre dans les villages de pêcheurs des provinces atlantiques. Peggy’s Cove, en Nouvelle-Écosse, est l’archétype du village côtier avec son phare blanc et rouge posé sur la roche granitique. Plus à l’est, Lunenburg, classée à l’UNESCO depuis 1995, conserve un centre historique en bois coloré du XVIIIe siècle. Sur l’Île-du-Prince-Édouard, la route panoramique de Cavendish longe falaises rouges et plages du parc national, où l’eau atteint 20 à 22 °C en août, parmi les plus chaudes de la côte est canadienne.

Le Canada en train avec VIA Rail
Pour une expérience panoramique, le Canadien de VIA Rail traverse le pays sur 4 466 km entre Toronto et Vancouver, en quatre nuits à bord. Le train longe la rive nord du lac Supérieur, les prairies du Manitoba et de la Saskatchewan, puis les Rocheuses, avec voitures-dôme panoramiques et restauration à bord. Les billets en classe Économie démarrent autour de 520 à 800 $ CA, soit 320 à 500 €, selon la saison et l’anticipation, nettement davantage en cabine privée avec repas inclus.
Deux départs par semaine et par sens seulement : le trajet se planifie donc en premier, avant les hébergements. Sur des sections plus courtes, la ligne Montréal-Québec ou le tronçon Jasper-Prince Rupert offrent un bel avant-goût sans y consacrer quatre jours. Nos astuces pour voyager en train pas cher s’appliquent aussi ici, en particulier la réservation dès l’ouverture des ventes et la souplesse sur les dates de départ.
Camping et véhicule récréatif dans les parcs
Le camping est la façon la plus abordable et la plus canadienne de voyager en été : 29 à 45 $ CA la nuit (18 à 28 €) pour un emplacement en parc national, avec sanitaires, table de pique-nique et foyer à feu. Les campings de Banff, de Jasper ou du Mont-Tremblant se réservent sur la plateforme de Parcs Canada dès l’ouverture, généralement en janvier, et partent en quelques jours pour juillet-août. Les formules oTENTik, tentes-chalets déjà montées sur plancher, conviennent bien aux familles qui ne veulent pas transporter de matériel.
Le véhicule récréatif reste l’autre grand classique, à 150 à 250 $ CA par jour hors carburant. Si vous avez déjà pratiqué la location d’un van aménagé en Europe, le principe est identique, avec deux différences de taille : les distances sont bien plus longues et la réglementation sur la nourriture en zone à ours est stricte, tout aliment devant rester dans le véhicule ou dans les coffres prévus.
Trois itinéraires prêts à l’emploi
L’ouest en 12 jours : Vancouver, Rocheuses et île de Vancouver
Trois nuits à Vancouver, deux à Victoria et aux jardins Butchart, puis la route vers l’est : Kamloops en étape, quatre nuits entre Banff et Lake Louise, deux à Jasper via la promenade des Glaciers, retour par Calgary. Environ 1 800 km de conduite au total, sur des routes très faciles. C’est l’itinéraire idéal pour un premier voyage avec des enfants : les paysages changent tous les jours et les étapes dépassent rarement quatre heures de voiture.
L’est en 12 jours : Montréal, Québec, Charlevoix et Gaspésie
Trois nuits à Montréal, deux à Québec avec les chutes Montmorency, puis la remontée de la Côte-Nord jusqu’à Tadoussac pour les baleines, avant de basculer par le traversier vers le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie jusqu’au rocher Percé. Comptez 1 500 km et une ambiance nettement plus rurale que dans l’ouest, avec des tarifs d’hébergement 20 à 30 % plus doux. C’est aussi l’option la plus simple côté langue, tout se passe en français.
La traversée en 3 semaines : Toronto à Vancouver
Quatre jours autour de Toronto et Niagara, puis le Canadien de VIA Rail jusqu’à Jasper (trois nuits à bord), une semaine de voiture dans les Rocheuses et retour vers Vancouver par la vallée de l’Okanagan et ses vignobles. Cette formule mixte évite les 4 000 km de conduite d’un transcanadien intégral tout en gardant la sensation de traverser un continent. Prévoyez un vol multi-destination, arrivée à Toronto et départ de Vancouver, souvent au même prix qu’un aller-retour simple.
Conseils pratiques pour la route
Les distances trompent. Sur la carte, Montréal et Toronto semblent proches : ce sont 540 km, plus de cinq heures de route. Ne dépassez pas 300 à 400 km par jour d’étape en famille, et concentrez le voyage sur deux régions plutôt que trois. La conduite est simple, à droite, avec des limitations en kilomètres par heure et le virage à droite au feu rouge autorisé partout sauf sur l’île de Montréal. Le permis français suffit pour un séjour touristique, mais la plupart des loueurs exigent une carte bancaire au nom du conducteur et un âge minimum de 21 à 25 ans.
Côté faune, la règle est de rester dans le véhicule à moins de 100 mètres d’un ours et de ne jamais laisser de nourriture dehors. Une bombe anti-ours se loue sur place pour la randonnée en arrière-pays. Pour le reste, une check-list de préparation de road trip vous évitera les oublis classiques : adaptateur de prise, forfait données, permis international si votre loueur l’exige et copies numériques de vos documents. Dernier détail qui compte, la couverture mobile disparaît sur de longues portions des Rocheuses et de la Côte-Nord, alors téléchargez vos cartes hors ligne avant de partir.
Le Canada en été se prête aussi bien aux séjours nature qu’aux escapades urbaines, et les distances entre régions invitent à concentrer le voyage sur deux ou trois zones plutôt que de tout vouloir voir d’un coup. Pour prolonger l’expérience, les couleurs flamboyantes de septembre et octobre méritent aussi un détour, comme le détaille notre guide du voyage au Canada en automne. Et si vous souhaitez combiner la côte est canadienne avec un crochet par les États-Unis, un séjour linguistique pour améliorer votre anglais reste une belle option pour les ados et les jeunes adultes.
Foire aux questions
Juillet et août offrent les températures les plus stables, entre 20 et 28 °C dans la plupart des régions touristiques. Juin reste plus calme côté affluence, à peine plus frais, avec les journées les plus longues de l’année. La première quinzaine de septembre combine tarifs en baisse et premières couleurs d’automne.
Les voyageurs français, belges et suisses ont besoin d’une AVE (Autorisation de voyage électronique) pour un séjour touristique de moins de six mois par avion. Elle se demande en ligne pour 7 dollars canadiens, soit environ 4,50 €, et reste valable cinq ans ou jusqu’à l’expiration du passeport. Une entrée par voie terrestre depuis les États-Unis n’exige qu’un passeport valide.
L’entrée quotidienne coûte 12,25 dollars canadiens par adulte, soit environ 7,60 €, et 24,50 dollars canadiens pour un groupe familial de sept personnes maximum, gratuit pour les moins de 18 ans. Au-delà d’une semaine cumulée dans les parcs, la carte Découverte annuelle à 83,50 dollars canadiens (environ 52 €) devient plus avantageuse. Pour l’été 2026, le laissez-passer Un Canada fort rend l’entrée gratuite jusqu’au 7 septembre.
Pour une seule région, comptez au minimum 10 à 12 jours, par exemple les Rocheuses et Vancouver à l’ouest, ou Montréal, Québec et Tadoussac à l’est. Pour traverser une grande partie du pays, prévoyez 3 semaines, en road-trip ou avec un trajet en train VIA Rail. Vouloir tout voir en deux semaines mène surtout à l’épuisement.
La voiture reste la solution la plus souple pour les Rocheuses, la Gaspésie ou la Nouvelle-Écosse, où les transports en commun sont rares. Le train VIA Rail est une expérience de voyage en soi, idéale entre Toronto et Vancouver ou sur la ligne Montréal-Québec. Beaucoup de voyageurs combinent les deux, avec le train sur les longues distances et la voiture sur place.
Pour un séjour de 15 jours, comptez environ 2 500 à 3 500 € par personne hors vols en hôtels ou motels milieu de gamme, avec location de voiture et activités, et plutôt 1 400 à 2 000 € en camping. Les vols depuis la France oscillent entre 700 et 1 200 € en haute saison. Ajoutez les taxes non affichées et le pourboire de 15 à 20 %.
Au Québec, Tadoussac et Les Escoumins, à l’embouchure du Saguenay, sont les spots de référence pour les rorquals, les bélugas et parfois les baleines bleues, à partir d’environ 100 dollars canadiens (62 €) la sortie de deux heures. En Colombie-Britannique, Victoria et Telegraph Cove sont réputés pour l’observation des orques. La saison court de mai à octobre, avec un pic en juillet et août.
Oui, c’est l’une des destinations les plus adaptées aux familles, avec des parcs nationaux très bien aménagés, des hébergements de type oTENTik et beaucoup d’activités pour les enfants : observation des animaux, plages, parcs urbains de Montréal et de Vancouver. Limitez les étapes à 300 ou 400 km par jour et concentrez le séjour sur une seule région.
L’été donne accès à la totalité du territoire, aux sentiers d’altitude, aux festivals et à l’observation des baleines, avec en contrepartie plus de monde et des tarifs élevés. L’automne, de mi-septembre à mi-octobre, offre les couleurs de l’été indien, une fréquentation moindre et des prix plus doux, mais des nuits fraîches et des services qui ferment progressivement. Les deux saisons se valent selon que vous privilégiez les activités ou les paysages.
La carte bancaire passe partout, y compris pour de très petits montants, et une cinquantaine de dollars canadiens en espèces suffit pour les stationnements ou les petits marchés. Le pourboire est attendu à hauteur de 15 à 20 % au restaurant, dans les taxis et pour les guides. Rappelez-vous que les prix affichés sont hors taxes, comptez 5 à 15 % de plus au passage en caisse.

