Visiter Carnac : que faire, mégalithes, plages et sites méconnus

Visiter Carnac : que faire, mégalithes, plages et sites méconnus

Article actualisé le 23 août 2026

L’essentiel à retenir 🌍

Carnac, en Bretagne Sud, réunit près de 3 000 menhirs, le tumulus Saint-Michel, le cairn de Kercado et les dolmens de Mané-Kerioned, dans lesquels on entre vraiment. Ajoutez le musée de Préhistoire, cinq plages de sable fin, les marais salants de Kervillen et une thalasso ouverte depuis 1978 : comptez trois jours pour en faire le tour. La visite guidée des alignements coûte 13 euros d’avril à septembre, gratuite pour les moins de 18 ans, et l’accès redevient libre d’octobre à mars. Visez juin ou septembre.

Carnac, posée sur la côte sud du Morbihan en Bretagne, abrite le plus grand ensemble mégalithique du monde. Lorsque nous y sommes allés en famille, j’ai vite compris qu’en rester aux pierres levées serait une erreur. Dans un rayon de cinq kilomètres autour du bourg, la commune concentre un tertre funéraire vieux de six mille cinq cents ans, un dolmen où l’on pénètre encore sous son cairn d’origine, un musée de préhistoire de premier plan, cinq plages de sable fin, un centre de thalassothérapie et des marais salants remis en activité par un paludier.

Visiter Carnac demande au minimum deux jours, trois pour ne pas courir. Vous trouverez ici tout ce qu’il y a à voir et à faire, des alignements du Ménec aux dolmens de Mané-Kerioned, du musée de Préhistoire aux sites confidentiels que l’on traverse sans les voir, avec un itinéraire de trois jours testé avec des enfants. Tarifs en euros, horaires, temps de marche, accès : tout ce qui suit a été recoupé avec les sources officielles du monument et de l’office de tourisme.

Sommaire

Pourquoi Carnac mérite plus qu’un arrêt devant les menhirs

La grande majorité des visiteurs consacre deux heures à Carnac : un passage à la Maison des Mégalithes, une photo devant les rangées du Ménec, puis direction Quiberon. C’est dommage, parce que le patrimoine mégalithique de la commune compte plusieurs dizaines de monuments répartis dans les landes, les sous-bois et jusque dans les lotissements. Beaucoup sont en accès libre et gratuit toute l’année, sans barrière, sans file d’attente et sans horaire.

Ce guide couvre les deux facettes de la commune. D’un côté le programme classique que tout le monde vient chercher : alignements, tumulus Saint-Michel, cairn de Kercado, dolmens de Mané-Kerioned et musée de Préhistoire. De l’autre le Carnac discret que les brochures oublient : monuments en sous-bois, chapelles gothiques, plages tranquilles et marais salants. Avec, à chaque fois, les informations pratiques qui manquent au moment de préparer un séjour : tarifs, durées, accès et stationnement.

Les alignements de Carnac : tarifs, accès et ce qui a changé depuis l’UNESCO

Impossible de faire l’impasse sur les alignements de menhirs de Carnac, le plus vaste ensemble de ce type au monde. Près de 3 000 pierres dressées se répartissent sur les sites du Ménec, de Kermario et de Kerlescan, dans un paysage façonné il y a 6 000 à 7 000 ans. Le 12 juillet 2025, lors de la 47e session du Comité du patrimoine mondial, le bien « Mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan » a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est le premier site entièrement breton à obtenir cette reconnaissance, et il couvre bien plus que Carnac : plus de 550 monuments recensés sur une trentaine de communes, de la baie de Quiberon au golfe du Morbihan.

Côté pratique, le régime d’accès change selon la saison. D’avril à septembre, l’intérieur des alignements se visite uniquement en visite guidée, sur réservation, au tarif de 13 euros pour un adulte en plein tarif. La gratuité s’applique aux moins de 18 ans et aux 18-25 ans ressortissants de l’Union européenne, comme dans tous les monuments nationaux. Comptez une heure de visite et présentez-vous une trentaine de minutes avant l’horaire réservé. D’octobre à mars, l’accès redevient libre et gratuit : vous marchez entre les pierres à votre rythme, ce qui reste, à mon sens, la plus belle façon de découvrir le site. Le sentier périphérique qui longe les alignements, lui, est ouvert gratuitement toute l’année.

Alignements de menhirs de Carnac en Bretagne, rangées de pierres mégalithiques dans la lande

Ménec, Kermario, Kerlescan : lequel choisir si vous n’avez qu’une heure

Les trois grands champs de menhirs n’offrent pas la même expérience. Le Ménec, le plus à l’ouest, aligne environ 1 100 menhirs sur onze rangées et 1 200 mètres de long : c’est le plus photographié et le plus fréquenté, et c’est là que se trouvent la Maison des Mégalithes et son parking. Kermario compte plus de mille pierres sur plus d’un kilomètre, dont les plus hautes de l’ensemble, jusqu’à plus de trois mètres à son extrémité ouest, et offre une belle perspective depuis la plateforme d’observation. Kerlescan, le plus à l’est, réunit environ 555 pierres sur treize rangées : c’est le moins visité des trois et le plus reposant, avec son enclos quadrangulaire et ses talus bordés d’arbres. Si vous ne devez en faire qu’un seul en fin de journée, choisissez Kerlescan.

Le point de départ logique reste la Maison des Mégalithes, face aux alignements du Ménec : entrée libre, parking et toilettes gratuits, librairie, maquettes tactiles et terrasse panoramique avec table d’orientation. Elle ouvre toute l’année, sauf les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre. Si vous préférez avancer seul, le monument met à disposition une web-application qui se consulte directement depuis le navigateur du téléphone, sans installation, avec trois parcours commentés (Ménec, Kermario, Kerlescan) en français, en anglais et en espagnol.

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Le géant du Manio, un menhir de 6,50 mètres caché en sous-bois

À quelques centaines de mètres des rangées de Kermario, un chemin s’enfonce dans les pins et débouche sur le géant du Manio, menhir de 6,50 mètres de haut, l’un des plus imposants du Morbihan. Juste à côté se trouve le quadrilatère du Manio, une enceinte rectangulaire de pierres dressées dont la fonction reste débattue par les archéologues. L’endroit est ombragé, silencieux, et l’on s’y retrouve souvent seul même en plein mois d’août.

L’accès est libre et gratuit, toute l’année. Comptez une vingtaine de minutes de marche depuis le parking de Kermario sur un sentier plat et ombragé, sans difficulté pour de jeunes enfants. Prévoyez des chaussures fermées : le sol est sableux et racineux, et l’humidité s’y installe vite après une averse. C’est l’un des rares endroits du site où l’on prend vraiment la mesure de la hauteur d’un menhir, faute de repère alentour.

Le Petit Ménec, l’alignement oublié sous les chênes

Prolongez vers l’est, en direction de La Trinité-sur-Mer, et vous trouverez le site du Petit Ménec. Une centaine de menhirs y subsistent, dispersés dans un bois de chênes et de pins que la végétation a largement reconquis. Le contraste avec les grandes rangées dégagées du Ménec est saisissant : ici, les pierres émergent des fougères, couvertes de mousse, et l’on marche entre elles sur un tapis de feuilles. Le site est en accès libre et ne dispose d’aucun aménagement, ce qui explique qu’il reste confidentiel.

Garez-vous le long de la route de Kerlescan et suivez le sentier balisé sur environ 300 mètres. La lumière rasante de fin d’après-midi y est particulièrement belle pour la photo. Un conseil d’expérience : le site est peu signalé, repérez-le sur votre carte hors ligne avant de partir, la couverture mobile étant capricieuse sous les arbres.

Le tumulus du Moustoir, 85 mètres de tertre en accès libre

Le tumulus du Moustoir, aussi appelé Er Mané, se dresse au nord du bourg, en bordure de route. Ce tertre funéraire néolithique de forme allongée mesure environ 85 mètres de long pour une trentaine de mètres de large et 5 à 6 mètres de haut. Un menhir est planté à son extrémité, et deux chambres funéraires y ont été mises au jour au XIXe siècle. Il se visite librement, gratuitement, et prend rarement plus de vingt minutes.

C’est typiquement le genre de monument devant lequel des milliers d’automobilistes passent chaque été sans s’arrêter. Il complète bien la visite du tumulus Saint-Michel : les deux illustrent la même pratique funéraire, à des échelles différentes, et permettent de comprendre que Carnac était un territoire funéraire avant d’être un territoire d’alignements.

Le tumulus Saint-Michel, la butte qui domine la baie

Le tumulus Saint-Michel est l’un des plus grands tertres funéraires d’Europe continentale : environ 125 mètres de long, une soixantaine de mètres de large et une dizaine de mètres de haut, pour un volume estimé à près de 35 000 mètres cubes de pierres et de terre. Il aurait été édifié autour de 4500 avant notre ère, soit près de deux millénaires avant les pyramides d’Égypte. Les fouilles menées par René Galles à partir de 1862 y ont mis au jour un coffre de pierre contenant des ossements incinérés, onze haches en jade alpin et des perles de variscite, autrement dit un mobilier funéraire de très haut rang.

En grimpant au sommet par le sentier aménagé, vous êtes récompensé par une vue panoramique sur la baie de Quiberon au sud, les alignements au nord et le bourg à vos pieds. Une chapelle Saint-Michel, reconstruite en 1926 à l’emplacement d’un édifice bien plus ancien, coiffe la butte, flanquée d’un calvaire du XVIe siècle : le lieu a conservé sa fonction sacrée pendant six mille ans, du Néolithique au christianisme. L’accès est libre et gratuit, à cinq minutes à pied du centre-bourg, et le parking situé au pied du tertre reste rarement saturé.

Vue de la chapelle Saint-Michel au sommet du tumulus de Carnac, en Bretagne

Le cairn de Kercado, l’un des rares dolmens restés sous leur cairn d’origine

Au sud des alignements de Kermario, sur le domaine du château de Kercado, le cairn de Kercado compte parmi les monuments mégalithiques les plus anciens d’Europe : les datations au radiocarbone, révisées en 1979, le situent autour de 4670 avant notre ère. Sa singularité tient à son enveloppe. Là où la plupart des dolmens bretons sont réduits à leurs pierres nues, celui-ci a conservé son cairn d’origine, un tertre de pierres d’une trentaine de mètres de diamètre et de cinq mètres de haut, surmonté d’un petit menhir.

On y pénètre par un couloir de 7,50 mètres qui débouche sur une chambre quadrangulaire, coiffée d’une unique dalle gravée d’un motif de hache emmanchée. Deux dalles du couloir et un support de la chambre portent des gravures en réseau, proches de celles de Mané-Kerioned. Le terrain est privé mais ouvert au public, moyennant une participation d’un à deux euros à déposer à l’entrée. Emportez une lampe : sans éclairage, les gravures restent invisibles. Le sous-bois est frais, ombragé, et l’on y croise rarement plus de deux ou trois visiteurs.

Les dolmens de Mané-Kerioned, ceux dans lesquels on entre vraiment

À la sortie du bourg, le long de la route qui relie Auray à Plouharnel, le site de Mané-Kerioned réunit trois dolmens dans un enclos ombragé. Le nom signifie la butte aux korrigans : dans la tradition bretonne, ces chambres de pierre passaient pour les maisons des lutins, appelés kerions localement. La disposition est unique en Bretagne, avec deux dolmens ouverts vers le sud placés perpendiculairement à un troisième, au centre.

Le plus grand des trois est aussi le plus riche : ses piliers portent des gravures néolithiques représentant des crosses, des haches emmanchées, des écussons et des zigzags, comparables à celles de Kercado. L’accès est libre et gratuit toute l’année, avec un petit parking en bord de route, et une demi-heure suffit sur place. C’est de loin le site qui marque le plus les enfants : ils se glissent à l’intérieur des chambres funéraires, ce qui n’est possible presque nulle part ailleurs à Carnac.

Dolmens de Mané-Kerioned à Carnac, trois chambres funéraires mégalithiques ornées de gravures néolithiques

Les menhirs isolés et le circuit balisé des alignements

Au-delà des grands champs de pierres, Carnac est parsemée de menhirs isolés que l’on découvre au fil des chemins. Le menhir de Kerluhir, planté au milieu d’un champ, culmine à 4,33 mètres ; le menhir de Kergo, aussi appelé menhir de Parc Bras, mesure environ trois mètres de haut pour deux de large. Ni l’un ni l’autre n’est signalé par un panneau tapageur, ce qui fait tout leur charme.

Le circuit des alignements, boucle balisée au départ du bourg, permet de les relier à pied en passant sous Cloucarnac puis par les rangées de Kermario. Depuis la Maison des Mégalithes, une boucle de 700 mètres accessible aux personnes à mobilité réduite fait le tour des alignements du Ménec. Le sentier qui relie le Ménec à Kerlescan, lui, reste ouvert aux piétons toute l’année, gratuitement et sans horaire de fermeture.

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Le musée de Préhistoire, la clé de lecture de tout le reste

Pour comprendre ce que vous voyez dehors, le musée de Préhistoire James-Miln et Zacharie-Le-Rouzic, place Christian Bonnet, est un passage presque obligé. Il abrite l’une des plus riches collections préhistoriques d’Europe et couvre près de 450 000 ans d’histoire humaine, du Paléolithique à l’époque gallo-romaine : outils en silex, poteries, haches polies, parures, stèles gravées. Le bâtiment est classé Monument historique et porte le label Musée de France.

Comptez 1h30 de visite et un tarif adulte de l’ordre de 6 à 7 euros, avec gratuité pour les plus jeunes ; vérifiez le tarif en cours avant de venir, il est révisé chaque année par la commune. Le musée propose des ateliers pour enfants pendant les vacances scolaires, et c’est la meilleure solution de repli un jour de pluie. Dans le même esprit, gardez sous le coude nos idées de sorties à l’abri à Vannes et Auray, à moins de trente minutes de route.

Les chapelles de Carnac, un patrimoine que personne ne visite

La chapelle Saint-Colomban, à l’écart du bourg, date de la fin du XVIe siècle et relève du gothique flamboyant. Sa nef de vingt mètres, son clocher-mur à pinacles et sa tourelle octogonale valent le détour, mais le détail le plus étonnant se lit sur les murs : des graffitis de caraques anglaises gravés au XVIe siècle, souvenir d’une incursion britannique à Locmariaquer en 1548. L’édifice est classé Monument historique et s’ouvre au public en juillet et août ; son pardon se tient le premier dimanche d’août.

Un peu plus loin, du côté du village de Kergarec, la chapelle de la Madeleine et sa fontaine sont associées à une tradition de guérison des fièvres et des maladies de peau. À proximité subsiste l’emplacement d’un ancien cimetière de lépreux. Ces deux sites ne prennent qu’une heure à eux deux, se font très bien à vélo depuis le bourg, et racontent un Carnac médiéval et paysan que les alignements éclipsent complètement.

Les plages de Carnac : oubliez la Grande Plage, visez Men Dû et Beaumer

Carnac est aussi, et pour beaucoup de familles d’abord, une station balnéaire. Cinq plages de sable fin se succèdent le long du littoral, orientées plein sud, avec une entrée dans l’eau très progressive. La Grande Plage, la plus longue, s’étire le long du boulevard de l’Océan et concentre l’animation, les clubs de plage et les terrasses ; la baignade y est surveillée en juillet et août, généralement de 11 h à 19 h. Saint-Colomban, face à la presqu’île de Quiberon, aligne 500 mètres de sable et dispose également d’un poste de secours en été.

Pour éviter la foule, décalez-vous vers l’est. Men Dû et Beaumer sont nettement plus sauvages, bordées de rochers et de pins, avec des panoramas ouverts sur la baie ; Ty Bihan, plus intime, offre environ 400 mètres de sable, la baignade se pratiquant surtout sur sa partie droite en raison des rochers. Légenèse, à l’ouest, reste le bon compromis avec de jeunes enfants, accessible à pied ou par la vélovoie. Pour varier les plaisirs, envisagez une croisière à thème le long de la côte pour profiter des paysages côtiers depuis la mer.

Thalasso, marché et saveurs bretonnes : le Carnac station balnéaire

Carnac est aussi une station de thalassothérapie depuis 1978, année de création du centre par Pierre Le Baud, exploité aujourd’hui sous l’enseigne Thalazur, en bord de plage. Piscine d’eau de mer chauffée, hammam, sauna, parcours marin : une journée détente avec soins se situe le plus souvent entre 100 et 165 euros selon la formule, l’accès simple à l’espace marin revenant nettement moins cher. C’est le plan de repli idéal un jour de pluie ou de vent d’ouest, et mieux vaut réserver, surtout le week-end.

Côté table, la carte locale tourne autour des huîtres de la baie de Quiberon et de la ria d’Étel, des moules et du poisson débarqué à La Trinité-sur-Mer, le tout arrosé de cidre breton. Pour le sucré, visez le kouign-amann, les galettes et les gâteaux bretons des boulangeries du bourg, ou une crêperie du centre pour un déjeuner autour de 15 à 18 euros. Le marché du bourg complète la tournée avec les produits des producteurs du secteur.

Les marais salants de Kervillen, un site ressuscité en 2012

À la limite de Carnac et de La Trinité-sur-Mer, les marais salants de Kervillen racontent une histoire de renaissance. Exploités une vingtaine d’années seulement, ils avaient été abandonnés dans les années 1960, puis rachetés par le département du Morbihan en 1980 pour être protégés. Après deux ans de travaux, le site a été remis en production en 2012 et un paludier y récolte de nouveau le sel selon les méthodes traditionnelles. Le stationnement se fait le long de la route départementale entre La Trinité et Carnac.

De juin à la fin de l’été, des visites guidées accompagnées d’un animateur nature permettent de comprendre le rôle des œillets, des talus d’argile et du va-et-vient des marées dans la récolte de la fleur de sel. L’inscription se fait auprès de l’office de tourisme et la sortie est gratuite. Le site accueille aussi une quarantaine d’espèces d’oiseaux, sternes, échassiers, canards et gallinules nichant sur les îlots : pensez aux jumelles. Gros sel, fleur de sel et sels aromatisés se vendent sur le marché de la place du Voulien, le vendredi et, pendant les vacances, le mardi.

Si le sujet vous intéresse, l’expérience se prolonge très bien avec les salines beaucoup plus vastes de la presqu’île guérandaise, à une heure et demie de route, que nous avons parcourues lors d’un week-end en famille à Piriac-sur-Mer et Guérande.

À vélo : la Littorale V45 et les voies vertes du secteur

Le vélo est de loin la meilleure façon de relier les sites de Carnac, et accessoirement d’échapper au casse-tête du stationnement estival. La commune est raccordée à la Littorale V45, la véloroute qui suit le littoral atlantique du Morbihan et doit à terme relier Roscoff à Nantes. S’y ajoutent la voie verte V5, tracée sur d’anciennes emprises ferroviaires vers Auray et Vannes, et un réseau local de pistes cyclables qui dessert les plages, les mégalithes et le port de La Trinité-sur-Mer.

La liaison Carnac – La Trinité-sur-Mer fait environ 6 kilomètres sur piste cyclable en longeant la baie, soit une trentaine de minutes à allure tranquille : c’est le trajet idéal pour une première sortie en famille. Pour une journée complète, une boucle d’environ 25 kilomètres permet d’enchaîner les alignements, le tumulus, les plages et le port, avec un dénivelé quasi nul, praticable à partir de 8 ou 9 ans. Côté budget, comptez 15 à 20 euros la journée pour un VTC adulte en location, un peu plus pour un vélo à assistance électrique. Ce littoral se prolonge très bien vers le sud, comme le montrent nos balades de la Bretagne à l’île de Ré.

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Trois jours à Carnac : un itinéraire qui tient la route

Trois jours pleins suffisent à faire le tour du sujet sans courir, à condition de répartir les visites intelligemment. Voici le déroulé que je referais tel quel, testé avec deux enfants.

Jour 1 : les mégalithes majeurs et le musée

Commencez tôt par la Maison des Mégalithes et la visite guidée des alignements si vous voyagez entre avril et septembre, en réservant plusieurs jours à l’avance en haute saison. Enchaînez avec le tumulus Saint-Michel en fin de matinée, pique-niquez au bourg, puis consacrez l’après-midi au musée de Préhistoire. Terminez par le coucher de soleil sur les pierres de Kerlescan, à l’heure où les cars sont repartis.

Jour 2 : le Carnac discret, à pied et à vélo

Louez des vélos pour la journée. Matinée sur les sites confidentiels : géant du Manio, quadrilatère, Petit Ménec et tumulus du Moustoir, avec un crochet par le cairn de Kercado et les dolmens de Mané-Kerioned, les deux seuls monuments de Carnac dans lesquels on entre réellement. Déjeuner au port de La Trinité-sur-Mer, l’un des grands ports français de la course au large, où l’on voit souvent des multicoques de compétition à quai. Retour par les marais salants de Kervillen en fin d’après-midi, quand la lumière se pose sur les bassins.

Jour 3 : plages, chapelles et escapade alentour

Réservez la matinée à la plage, de préférence Men Dû ou Beaumer pour la tranquillité, puis passez par la chapelle Saint-Colomban et la chapelle de la Madeleine sur le chemin du retour. L’après-midi, poussez jusqu’à la Côte sauvage de Quiberon, à une vingtaine de minutes de voiture, ou offrez-vous une demi-journée de thalasso si le vent souffle. Les amateurs de patrimoine breton compléteront avec notre sélection des 7 merveilles de la Bretagne.

Budget, hébergement et bons plans pour un séjour à Carnac

Carnac reste une destination raisonnable hors juillet-août, et nettement plus chère au cœur de l’été. Pour une famille de quatre personnes, tablez sur les ordres de grandeur suivants en basse et moyenne saison : 60 à 90 euros la nuit en location ou en chambre d’hôtes, 25 à 45 euros l’emplacement en camping, et environ 15 à 18 euros le menu du midi dans une crêperie du bourg. En haute saison, ces montants peuvent facilement doubler et les hébergements se réservent dès l’hiver.

Trois leviers font vraiment baisser la note. Premièrement, décaler le séjour en juin ou en septembre : les tarifs chutent et les sites respirent. Deuxièmement, miser sur la gratuité, qui concerne l’essentiel de ce que décrit ce guide : Manio, Petit Ménec, Moustoir, tumulus Saint-Michel, plages, marais salants et sentier périphérique des alignements ne coûtent rien. Troisièmement, surveiller les offres d’hébergement en amont, comme expliqué dans notre article sur les offres et promotions de voyage.

Côté hébergement, Carnac compte une quarantaine d’hôtels, des chambres d’hôtes dans les hameaux alentour et plusieurs campings quatre étoiles réputés, comme Les Druides ou La Grande Métairie, très demandés dès le printemps pour l’été. Si la formule vous tente, nos repères sur le week-end en famille au camping donnent les bons ordres de grandeur de budget et d’équipement.

Quand partir à Carnac et comment y venir

La saison s’étend de mi-mai à fin septembre, avec un pic de fréquentation en juillet et août. Pour concilier baignade et tranquillité, visez juin ou la première quinzaine de septembre : températures de 20 à 23 °C l’après-midi, eau autour de 18 à 19 °C, et stationnement nettement plus simple. L’hiver a aussi ses arguments, puisque c’est la seule période où l’on circule librement entre les menhirs, dans une lande souvent balayée par la lumière rasante.

Carnac n’a pas de gare. La plus proche est celle d’Auray, à une douzaine de kilomètres, desservie depuis Paris-Montparnasse en 3 heures environ par TGV. De là, la ligne BreizhGo 601 (Auray – Plouharnel – Carnac – Quiberon), anciennement numérotée ligne 1, circule toute l’année avec des fréquences renforcées l’été. En voiture depuis Paris, comptez environ 490 kilomètres et 5 heures de route par l’A11 puis la N165. Une fois sur place, le vélo et les navettes estivales permettent de laisser la voiture au parking.

Que faire autour de Carnac dans le sud Morbihan

Carnac est un excellent camp de base pour rayonner. La presqu’île de Quiberon et sa Côte sauvage sont à une vingtaine de minutes en voiture, et le fort de Penthièvre marque l’entrée de l’isthme. Vers l’est, Locmariaquer et son Grand Menhir brisé complètent parfaitement la lecture du paysage mégalithique, tout comme le cairn de Gavrinis, accessible en bateau depuis Larmor-Baden. Vers l’ouest, Lorient, son port et sa base de sous-marins se rejoignent en moins d’une heure de route.

Plus loin, la ville close de Vannes, ses remparts et sa vieille ville à colombages occupent une journée entière. Pour élargir encore, piochez dans nos 10 expériences à vivre dans le sud Morbihan ou dans les lieux du Morbihan hors des sentiers battus, qui prolongent naturellement l’esprit de ce guide.

Foire aux questions

Le géant du Manio et son quadrilatère, les alignements du Petit Ménec, le tumulus du Moustoir et le tumulus Saint-Michel sont en accès libre et gratuit toute l’année. Le sentier périphérique qui longe les grands alignements est lui aussi ouvert sans billet.

Le plein tarif est de 13 euros par adulte pour une visite guidée d’environ une heure. La gratuité s’applique aux moins de 18 ans et aux 18-25 ans ressortissants de l’Union européenne. La réservation en ligne est vivement conseillée en été.

D’octobre à fin mars, l’intérieur des alignements se parcourt librement et gratuitement. D’avril à septembre, la visite se fait uniquement en groupe accompagné pour protéger la lande et la végétation.

Il se dresse en sous-bois, à une vingtaine de minutes de marche du parking de Kermario, sur un sentier plat et ombragé. L’accès est gratuit et le site reste calme même en haute saison. Prévoyez des chaussures fermées, le sol est sableux et racineux.

C’est un alignement d’une centaine de menhirs situé dans un bois de chênes en direction de La Trinité-sur-Mer. Sans aménagement ni signalisation appuyée, il offre une ambiance très différente des grandes rangées dégagées, particulièrement belle en fin d’après-midi.

Men Dû et Beaumer, à l’est de la commune, sont les plus sauvages, bordées de rochers et de pins. Ty Bihan, plus intime, compte environ 400 mètres de sable. La Grande Plage et Saint-Colomban, surveillées en juillet et août, sont nettement plus animées.

Trois jours pleins permettent de couvrir les grands alignements, les sites méconnus, le musée de Préhistoire, les plages et les marais salants sans courir. Deux jours suffisent si vous vous concentrez sur les mégalithes.

Oui. Le 12 juillet 2025, le bien « Mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan » a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il regroupe plus de 550 monuments répartis sur une trentaine de communes, de la baie de Quiberon au golfe du Morbihan.

La gare TGV la plus proche est Auray, à une douzaine de kilomètres, à environ 3 heures de Paris-Montparnasse. La ligne BreizhGo 601 relie ensuite Auray à Carnac et Quiberon toute l’année. Sur place, le vélo et les navettes estivales suffisent largement.

Oui. De juin à la fin de l’été, un animateur nature propose des visites gratuites sur inscription auprès de l’office de tourisme. Le site, remis en production en 2012, abrite une quarantaine d’espèces d’oiseaux et un paludier y récolte de nouveau la fleur de sel.

Oui, et c’est même l’une des destinations bretonnes les plus adaptées. Les dolmens de Mané-Kerioned, dans lesquels on entre, le musée de Préhistoire et ses ateliers pendant les vacances scolaires, les plages surveillées en juillet et août et les pistes cyclables sans dénivelé composent un programme facile dès 5 ou 6 ans.

Deux sites permettent de pénétrer dans une chambre funéraire : le cairn de Kercado, encore couvert de son cairn d’origine, et les dolmens de Mané-Kerioned, en accès libre. La chambre du tumulus Saint-Michel, elle, n’est plus ouverte au public.

En train, comptez environ 3 heures de Paris-Montparnasse à Auray, puis une douzaine de kilomètres en bus BreizhGo, taxi ou voiture de location. En voiture, le trajet fait environ 490 kilomètres et 5 heures par l’A11 puis la N165.

Hors juillet et août, tablez sur 60 à 90 euros la nuit en location ou en chambre d’hôtes, 15 à 18 euros le déjeuner en crêperie et 13 euros par adulte pour la visite guidée des alignements. La plupart des sites mégalithiques étant gratuits, un week-end à deux tient autour de 250 à 350 euros sur place, transport non compris.

Florent Bonpoint, voyageur et blogueur

Florent Bonpoint

Je m'appelle Florent BonPoint et je vis actuellement en Bourgogne avec ma femme et mes deux enfants. Originaire du pays des 6 Vallées dans la Vienne, je suis passionné de voyages et d'aventures. Je vous propose dans ce blog de vous faire découvrir mes astuces et bons plans de globe-trotter pour voyager en famille en France, en Europe et dans le monde entier ! J'ai créé ce blog car j'ai toujours eu envie de voyager depuis que j'ai lâché les études. Je me suis mis à écrire dans un premier temps pour partager mes expériences et mes coups de cœur. Je fais partie de ces personnes qui aiment se documenter sur les lieux qu'ils visitent. J'ai donc décidé de créer ce blog pour partager mes recherches et mes bons plans !

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