Visiter Lorient : 15 lieux à voir absolument dans la cité bretonne
Article actualisé le 22 août 2026
L’essentiel à retenir 🌍
Lorient, sous-préfecture du Morbihan, condense trois siècles et demi d’histoire maritime. Comptez deux jours pleins pour la base sous-marine de Keroman, la Cité de la Voile Éric Tabarly, la citadelle de Port-Louis et son Musée de la Compagnie des Indes, plus le quartier Art Déco du Rouho et la Tour de la Découverte. Côté budget : 6 € le bloc K3, 14,10 € la Cité de la Voile, 10 € la citadelle, gratuite pour les moins de 26 ans. Le bateau-bus traverse la rade pour 1,50 €. Le Festival Interceltique anime la ville début août.
Lorient, sous-préfecture du Morbihan posée à la confluence du Scorff et du Blavet, concentre une histoire navale dense et une scène culturelle bretonne très active. Rasée à 85 % par les bombardements alliés de 1943 qui visaient la base de sous-marins allemande, la ville a été entièrement reconstruite après 1945 : ne cherchez pas ici le granit médiéval de Vannes ou de Dinan, Lorient se lit autrement, par sa rade, ses blockhaus reconvertis et son architecture d’après-guerre.
Avec ma famille, nous y avons passé trois jours à explorer la rade, les musées et les quartiers épargnés par les bombes. Voici les 15 sites qui m’ont semblé les plus parlants pour comprendre la cité, du port militaire à la citadelle de Port-Louis, avec les tarifs vérifiés, un itinéraire de deux jours et les infos pratiques qui manquent souvent. Si vous prolongez votre séjour dans le département, mon guide des 10 expériences à vivre dans le Morbihan complète bien cette visite.
Lorient en bref : ce qu’il faut savoir avant de partir
Lorient n’est pas une ville née d’un village : elle a été créée de toutes pièces en 1666 par la Compagnie française des Indes orientales, qui cherchait un site abrité pour construire et armer ses vaisseaux. L’origine du nom reste discutée. La version la plus répandue le rattache au Soleil d’Orient, premier grand vaisseau mis en chantier sur place en 1667, mais aucun document ne l’atteste formellement ; une seconde hypothèse part du breton « Porzh an Oriant », le port pour l’Orient, contracté en « An Oriant ».
Aujourd’hui, l’agglomération compte environ 200 000 habitants et vit toujours de la mer : premier port de pêche français en valeur, base de la Marine nationale, capitale française de la course au large avec les écuries installées dans les anciens blockhaus. Comptez deux jours pleins pour l’essentiel, trois si vous ajoutez l’île de Groix ou une échappée vers Carnac.
| Département | Morbihan (56), région Bretagne |
| Durée conseillée | 2 jours minimum, 3 jours avec Groix |
| Meilleure période | Mai à septembre |
| Accès | TGV Paris-Lorient en 3 h, aéroport de Lorient Bretagne Sud |
| Budget musées | 30 à 45 € par adulte pour les 4 sites majeurs |
| Temps fort | Festival Interceltique, début août |
Les 15 lieux à voir à Lorient et autour de la rade
Ces quinze étapes se répartissent entre le centre reconstruit, le site de Lorient La Base au sud et la rive gauche de la rade, côté Port-Louis. Aucune ne demande plus d’une demi-journée, ce qui laisse largement le temps d’en enchaîner trois ou quatre par jour.
1. Le port militaire de Lorient
Le quai du Péristyle longe le port militaire de Lorient, base navale de la Marine nationale depuis le XVIIIe siècle. Vous y observez le va-et-vient des frégates, des remorqueurs et des navires de service, et parfois la silhouette massive d’un bâtiment en carénage. Les abords sont libres d’accès, mais l’enceinte militaire reste fermée au public sauf lors des journées portes ouvertes ponctuelles. Longez la rade en début de matinée : la lumière est meilleure et le trafic portuaire plus actif.
2. La base sous-marine de Keroman
La base sous-marine de Keroman, construite à partir de 1941 par l’organisation Todt pour abriter les U-Boote allemands, reste l’un des plus grands ouvrages militaires en béton d’Europe. Trois blocs bétonnés, K1, K2 et K3, avec des dalles de protection dépassant 7 mètres d’épaisseur, qui ont résisté à tous les bombardements alliés : c’est précisément pour cette raison que la ville, elle, a été rasée.
Seul le bloc Keroman III se visite en visite guidée, environ 1h30 pour 6 € en plein tarif et 3 € en tarif réduit. Ses sept alvéoles impressionnent, la plus grande mesurant 103 mètres de long sur 22,5 mètres de large. Le bloc K2, lui, abrite le musée du sous-marin Flore. Le reste du site, rebaptisé Lorient La Base, accueille désormais les écuries de course au large et des pôles d’innovation maritime : le contraste entre le béton nazi et les trimarans de records est ce que Lorient offre de plus saisissant.
3. Le sous-marin Flore-S645 et son musée
Installé au cœur du bloc K2, le sous-marin Flore-S645 est l’un des rares submersibles au monde qui se visitent de l’intérieur. Ce bâtiment de la classe Daphné a servi dans la Marine nationale de 1964 à 1989. Vous parcourez la coque avec un audioguide qui restitue les souvenirs d’anciens sous-mariniers : couchettes contre les torpilles, poste central, cuisine de la taille d’un placard. Le musée interactif attenant complète la visite. Comptez 11,20 € par adulte et 7,30 € par enfant, environ 1h30 sur place, et prévoyez de vous baisser souvent.
4. La Cité de la Voile Éric Tabarly
La Cité de la Voile Éric Tabarly, ouverte en 2008 sur le site de Lorient La Base, retrace l’histoire de la voile de course et l’héritage du navigateur disparu en mer d’Irlande en 1998. Le parcours mêle simulateurs de navigation, films immersifs et expositions sur les grands records océaniques, avec un vrai souci de pédagogie : on y comprend enfin pourquoi un foiler vole.
Tarifs en vigueur : 14,10 € en plein tarif, 8,50 € pour les 7-17 ans, 3,50 € pour les 2-6 ans et gratuit en dessous de 2 ans. Une sortie en mer de 1h30 sur le voilier Volontaire est proposée en option à la belle saison, à réserver à l’avance. Des billets combinés avec le sous-marin Flore font baisser la note de 10 à 15 %.
5. La citadelle de Port-Louis
À l’entrée de la rade, la citadelle de Port-Louis a été édifiée à partir de 1591 par les Espagnols alliés au duc de Mercœur, sur les plans de l’ingénieur Cristóbal de Rojas. Rasée en 1598 après le traité de Vervins, elle est reconstruite au siècle suivant sous Louis XIII, puis remaniée par Vauban quand la Compagnie des Indes s’installe dans la rade. Ses remparts abritent aujourd’hui deux musées nationaux : le Musée de la Compagnie des Indes et le Musée national de la Marine, consacré au sauvetage en mer, à la marine de guerre et aux embarcations traditionnelles.
Le tour des bastions offre une vue à 360° sur la rade, l’île de Groix et la presqu’île de Gâvres. L’entrée coûte 10 € en plein tarif et 8,30 € en tarif réduit, avec un billet unique qui donne accès aux deux musées et aux espaces extérieurs. Bonne nouvelle pour les familles : c’est gratuit pour les moins de 26 ans résidant dans l’Union européenne. Prévoyez 2 à 3 heures sur place.
6. Le Musée de la Compagnie des Indes
Installé dans la citadelle de Port-Louis, le Musée de la Compagnie des Indes retrace l’aventure des compagnies françaises des Indes orientales, occidentales et de Chine entre 1664 et 1794. La scénographie présente porcelaines, cotonnades, maquettes de vaisseaux marchands, cartes de routes commerciales et documents sur la traite négrière, sujet que le musée aborde frontalement plutôt que de le contourner. Chaque salle pose le contexte économique et géopolitique d’un commerce qui a littéralement fabriqué Lorient. C’est le musée que je recommande en premier si vous n’en faites qu’un.
7. La promenade du Péristyle et le port de plaisance
La promenade du Péristyle borde le port de plaisance de Lorient centre, qui accueille jusqu’à 370 bateaux à quai dont une cinquantaine de places réservées aux visiteurs. Palmiers, vieilles ancres et canons jalonnent ce parcours d’une vingtaine de minutes à pied, idéal entre deux visites. Plusieurs cafés et glaciers y rendent l’étape facile en famille, et c’est le point de départ du bateau-bus vers la rive gauche, Lorient La Base et Locmiquélic.
8. L’église Notre-Dame-de-Victoire
L’église Notre-Dame-de-Victoire, dite Saint-Louis, remplace l’édifice de 1810 détruit par les bombardements de 1943. Elle a été relevée sur un nouveau site entre 1953 et 1955 par l’architecte Jean-Baptiste Hourlier, premier Grand Prix de Rome 1926 et adjoint de l’architecte en chef de la reconstruction de Lorient. Plan carré en granit et béton, vaste coupole de 24 mètres de diamètre d’inspiration néo-byzantine, et surtout un campanile détaché de 54 mètres qui sert de repère depuis toute la ville.
Le clocher abrite quatre cloches fondues en 1956 par la fonderie Cornille-Havard de Villedieu-les-Poêles, la plus lourde, Joseph, pesant 3 330 kilos. L’ensemble, avec sa crypte, son cloître et sa sacristie, a été inscrit au titre des monuments historiques. L’entrée est libre tous les jours et la lumière y est remarquable en fin d’après-midi.
9. Le quartier du Rouho
Le quartier du Rouho est l’un des rares secteurs de Lorient à avoir échappé aux bombardements de 1943. Loti en 1930 et bâti dans l’entre-deux-guerres par des maçons italiens venus du Frioul, il aligne des maisons ouvrières aux façades colorées, ornées de mosaïques, de moulures de plâtre et de décors Art Déco. Une promenade de 30 à 45 minutes le long des rues Pierre-Guergadic et Émile-Marcesche permet de saisir cette identité architecturale singulière, à mi-chemin entre la cité-jardin et le pavillon balnéaire. C’est gratuit, tranquille, et c’est le seul endroit où vous verrez à quoi ressemblait Lorient avant les bombes.
10. Une mini-croisière commentée sur la rade
Une mini-croisière commentée sur la rade, au départ du quai des Indes ou de la gare maritime, dure 1h à 1h30 et coûte 14 à 18 € par adulte selon l’opérateur. Le bateau longe la base sous-marine, le port de pêche de Keroman, la citadelle de Port-Louis et la presqu’île de Gâvres. C’est de loin la meilleure manière de saisir l’organisation de la rade et l’imbrication entre pêche, plaisance, course au large et marine militaire sur quelques kilomètres carrés. À faire idéalement le premier jour, pour situer tout le reste.
11. L’orgue de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle
L’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, dans le quartier de Kerentrech, abrite une pièce rare : l’orgue construit par Aristide Cavaillé-Coll en 1838, le tout premier instrument sorti de son atelier parisien. Classé monument historique depuis septembre 2000, il a été transféré ici après la construction de l’église actuelle, élevée entre 1849 et 1854. L’instrument accueille des récitals publics au fil de l’année. Renseignez-vous sur le programme auprès de l’office de tourisme avant de vous y rendre, l’église n’étant pas ouverte en continu.
12. La Tour de la Découverte
La Tour de la Découverte, dressée sur les hauteurs du parc Jules-Ferry, servait de vigie pour signaler l’arrivée des navires de la Compagnie des Indes. La tour d’origine, bâtie entre 1737 et 1744, a été foudroyée à trois reprises avant d’être reconstruite par la Marine royale en 1785-1786 sur les plans de Philippe Guillois. Ses 216 marches de granit, suivies d’une échelle de huit barreaux, mènent à une lanterne offrant une vue à 360° sur la ville, la rade et l’île de Groix par temps clair.
Elle ouvre gratuitement lors des Journées européennes du patrimoine et en visite guidée l’été, autour de 4 € par personne. Si vous montez, faites-le en début de séjour : rien ne vaut cette vue d’ensemble pour comprendre comment la rade s’organise.
13. La Maison de l’Agglomération
Posée à la confluence de la rade et du Scorff, la Maison de l’Agglomération est le bâtiment contemporain le plus marquant de Lorient. Inaugurée le 30 septembre 2014, conçue par les architectes Jean de Giacinto et Duncan Lewis, elle doit son allure à sa double peau bleutée de verre et de bois, dispositif bioclimatique qui régule la lumière et la température. Le belvédère offre une vue plongeante sur la rade, et le bâtiment accueille régulièrement des expositions liées à la mer et au territoire. Accès libre aux horaires d’ouverture.
14. Les Pen Duick d’Éric Tabarly
Les Pen Duick d’Éric Tabarly, amarrés au ponton de la Cité de la Voile à Lorient La Base, regroupent les unités emblématiques de la voile française : du Pen Duick I, cotre construit en 1898 et restauré par Tabarly lui-même, au Pen Duick VI, ketch de 22 mètres lancé en 1973 pour la première Whitbread autour du monde. Ce dernier n’a pas gagné cette course : démâté deux fois, il a dû abandonner, la victoire revenant au mexicain Sayula II. Il a en revanche remporté brillamment l’étape Le Cap-Sydney, puis la Transat anglaise en solitaire en 1976, l’un des exploits qui ont fait la légende de Tabarly.
La visite à quai donne accès aux ponts et permet de mesurer l’évolution des coques de course sur trois quarts de siècle. Couplée à la Cité de la Voile, l’expérience plaît autant aux amateurs de course au large qu’aux enfants, qui montent à bord.
15. La place Polig Monjarret et le Réservoir de la Marine
La place Polig Monjarret, nommée en hommage au collecteur et promoteur de la musique bretonne (1920-2003), réunit deux institutions de la nuit lorientaise : la Tavarn Ar Roue Morvan, où se retrouvent les amateurs de musique celtique et de fest-noz improvisés, et La Bulle, scène jazz et musiques actuelles. C’est ici que le Festival Interceltique déborde historiquement, avec sessions ouvertes et bagadoù de passage. L’ambiance prend toute sa saveur en soirée, autour d’une crêpe ou d’une pinte de cidre brut.
À quelques minutes de là, le Réservoir de la Marine, ouvrage semi-enterré construit au XIXe siècle pour alimenter l’Arsenal en eau, sert d’écrin à des expositions d’art contemporain et des concerts confidentiels sous ses voûtes de pierre de taille. Les ouvertures sont ponctuelles, souvent lors des Journées du patrimoine : vérifiez le calendrier de Lorient Tourisme avant de vous déplacer.
Combien coûte la visite de Lorient : les tarifs à jour
Voici les tarifs relevés pour les principaux sites payants. Ils évoluent d’une saison à l’autre, mais l’ordre de grandeur reste stable et permet de bâtir un budget réaliste.
| Site | Plein tarif | Enfant / réduit | Durée |
|---|---|---|---|
| Bloc K3, base sous-marine | 6 € | 3 € | 1h30 |
| Sous-marin Flore-S645 et musée | 11,20 € | 7,30 € | 1h30 |
| Cité de la Voile Éric Tabarly | 14,10 € | 8,50 € (7-17 ans) | 2h à 3h |
| Citadelle de Port-Louis, 2 musées | 10 € | Gratuit moins de 26 ans (UE) | 2h à 3h |
| Tour de la Découverte | 4 € | 4 € | 45 min |
| Mini-croisière sur la rade | 14 à 18 € | Variable | 1h à 1h30 |
| Bateau-bus, ticket 1 voyage | 1,50 € | 1,50 € | 10 à 25 min |
Pour une famille de deux adultes et deux enfants de 8 et 12 ans sur deux jours, comptez environ 110 à 140 € de visites en cumulant bloc K3, Flore, Cité de la Voile et citadelle, hors repas et hébergement. La gratuité des musées nationaux pour les moins de 26 ans allège nettement l’addition à Port-Louis. Les billets combinés proposés par la Cité de la Voile et le Flore font gagner 10 à 15 % : prenez-les dès la première visite plutôt qu’au coup par coup.
Notre itinéraire de 2 jours à Lorient
Jour 1 : le centre reconstruit et Lorient La Base
Commencez par l’église Notre-Dame-de-Victoire et la place Alsace-Lorraine pour prendre la mesure de la reconstruction, puis descendez vers le quai des Indes et la promenade du Péristyle. Déjeunez face au port de plaisance. L’après-midi, rejoignez Lorient La Base à pied ou en bateau-bus : Cité de la Voile, pontons des Pen Duick, puis sous-marin Flore si le rythme le permet. Terminez la journée sur la place Polig Monjarret, où les sessions de musique bretonne démarrent souvent en début de soirée.
Jour 2 : la rade, Port-Louis et le patrimoine caché
Prenez le bateau-bus du matin vers Port-Louis : la traversée elle-même vaut le détour, avec la base sous-marine par le travers. Consacrez la matinée à la citadelle et à ses deux musées, déjeunez dans le bourg fortifié, puis revenez sur Lorient pour la visite guidée du bloc K3 en début d’après-midi. Bouclez par la Tour de la Découverte si elle est ouverte, ou par une balade dans le quartier du Rouho, à 15 minutes à pied de la gare.
Jour 3 en option : l’île de Groix
Si vous disposez d’une troisième journée, embarquez à la gare maritime pour l’île de Groix, à 45 minutes de traversée. L’île se parcourt très bien à vélo, avec la plage des Grands Sables, unique plage convexe d’Europe, le port de Locmaria et les falaises de la pointe des Chats. Partez au premier bateau et réservez si vous embarquez une voiture, les places étant rares en été. La côte bretonne se prête d’ailleurs à ce genre d’échappées : j’en ai réuni plusieurs dans mes balades sur la côte Atlantique.
Comment venir à Lorient et se déplacer sur place
En train, en voiture ou en avion
Le TGV relie Paris-Montparnasse à Lorient en 3 heures environ, avec plusieurs allers-retours quotidiens. La gare se trouve à 15 minutes à pied du centre et du port, ce qui rend le séjour parfaitement faisable sans voiture. En voiture, la RN165, gratuite, dessert Lorient depuis Nantes comme depuis Brest. L’aéroport de Lorient Bretagne Sud, à Lann-Bihoué, propose des liaisons avec Lyon et Paris selon les saisons.
Le bateau-bus, la meilleure façon de traverser la rade
Le réseau Izilo exploite bus et bateaux-bus sur toute l’agglomération. Cinq lignes maritimes fonctionnent à l’année, complétées par deux lignes saisonnières, et relient Lorient centre à Lorient La Base, Locmiquélic, Port-Louis, Riantec et Gâvres. Le ticket unitaire coûte 1,50 €, valable une heure avec correspondances, et le ticket journée 4,50 € pour des trajets illimités. Les vélos embarquent gratuitement sur la plupart des rotations, ce qui ouvre de très belles boucles autour de la rade.
Où dormir à Lorient
Le centre-ville, autour de la gare et du quartier Saint-Louis, concentre l’essentiel de l’hôtellerie de chaîne et des adresses indépendantes, avec des chambres doubles généralement entre 75 et 120 € hors haute saison. Dormir à Port-Louis ou à Larmor-Plage revient souvent moins cher, avec un cadre plus balnéaire et le bateau-bus pour rejoindre la ville. Si vous voyagez en famille sur une semaine entière, la location saisonnière reste le meilleur rapport qualité-prix : j’ai détaillé les pistes dans mon guide de la location de vacances dans le Morbihan.
Une réserve de taille : la première quinzaine d’août, l’hébergement devient rare et cher dans toute l’agglomération à cause du Festival Interceltique. Réservez plusieurs mois à l’avance ou visez la fin août.
Où manger à Lorient et quoi goûter
Lorient est un port de pêche avant d’être une ville touristique, et cela se sent dans les assiettes. La langoustine vivante de Keroman, dont le port est le premier point de débarquement français, se retrouve sur la plupart des cartes de mai à septembre. Cherchez aussi le merlu de ligne, la baudroie et la lingue bleue, espèces phares de la criée locale. Les tables du quai des Indes et du port de plaisance offrent la vue ; les adresses du quartier Saint-Louis, souvent meilleures et moins chères, offrent la cuisine.
Pour un déjeuner rapide, les crêperies du centre pratiquent des formules autour de 15 à 20 €. Et si vous vous levez tôt, la visite de la criée de Keroman se fait aux aurores, vers 5h30, sur réservation auprès de l’office de tourisme : c’est l’une des expériences les plus authentiques de la ville, à condition d’aimer le réveil difficile et l’odeur du poisson frais.
Quand visiter Lorient : saisons et météo
La période idéale court de mai à septembre, avec des températures moyennes de 18 à 23 °C en journée et des sorties en mer qui tournent à plein régime. Mai et juin forment sans doute le meilleur compromis : sites ouverts, jours longs, fréquentation raisonnable et tarifs d’hébergement encore doux. Juillet et août concentrent l’animation, mais aussi l’affluence et les prix hauts, surtout pendant le festival.
Hors saison, Lorient reste tout à fait visitable : la citadelle et les musées ouvrent à l’année, avec des horaires réduits, et le climat océanique évite les vrais froids. Prévoyez simplement une veste coupe-vent en toute saison, la rade étant systématiquement plus ventée que le centre-ville.
Le Festival Interceltique, le grand rendez-vous de Lorient
Créé en 1971, le Festival Interceltique de Lorient se tient chaque année début août sur une dizaine de jours et rassemble les cultures des nations celtes : Bretagne, Irlande, Écosse, Galles, Cornouailles, Île de Man, Asturies et Galice, avec un pays invité d’honneur qui change à chaque édition. La fréquentation tourne autour de 950 000 visiteurs, et l’édition 2026 a même approché le million.
Deux temps forts structurent la programmation : la Grande Parade des nations celtes, qui traverse la ville le premier dimanche, et le Championnat national des bagadoù, compétition de bagpipes bretons qui n’a rien d’un folklore de carte postale. Beaucoup de concerts sont payants, mais les rues, le port et le quartier Polig Monjarret bruissent de sessions gratuites du matin au soir. Si vous venez pour le festival, arrivez la veille et logez à Port-Louis ou Larmor-Plage : le bateau-bus vous évitera le casse-tête du stationnement.
Que faire autour de Lorient
La rade sert de camp de base idéal pour rayonner dans le sud du département. À l’ouest, la presqu’île de Quiberon et sa côte sauvage se rejoignent en une heure de route. Au sud-est, Carnac et ses alignements de menhirs sont à 35 kilomètres, soit 40 minutes de voiture, et méritent une journée entière avec le musée de la Préhistoire.
Plus à l’est, Vannes et sa vieille ville médiévale compensent en remparts et maisons à pans de bois tout ce que Lorient a perdu en 1943 : les deux villes se complètent parfaitement sur un même séjour. Vers le nord-ouest, Concarneau et sa Ville Close ouvrent la porte du Finistère à moins d’une heure.
Pour sortir des sentiers battus, la vallée du Blavet, les villages du pays de Lorient et la ria d’Étel réservent de vraies surprises : j’en ai listé plusieurs dans mes 8 lieux méconnus du Morbihan. Les amateurs de patrimoine breton apprécieront aussi mon panorama des 7 merveilles de la Bretagne.
Lorient mérite au minimum deux jours pleins, idéalement trois en intégrant l’île de Groix et la rive est de la rade. La ville se visite facilement à pied entre la gare, le centre Saint-Louis et le port, le bateau-bus prenant ensuite le relais pour rejoindre Lorient La Base et Port-Louis. Ne venez pas y chercher une carte postale bretonne : venez-y pour une rade vivante, une histoire maritime qui court de la Compagnie des Indes aux trimarans de records, et une ville qui a fait de sa reconstruction une identité plutôt qu’une cicatrice.
Foire aux questions
Deux jours pleins suffisent pour le centre reconstruit, la base sous-marine, la Cité de la Voile et la citadelle de Port-Louis. Comptez une troisième journée si vous ajoutez l’île de Groix ou une excursion vers Carnac.
De mai à septembre, pour profiter de la rade et des sorties en mer. Mai et juin offrent le meilleur compromis entre sites ouverts, jours longs et tarifs raisonnables ; la première quinzaine d’août est très animée mais chère.
Oui, mais seul le bloc Keroman III est ouvert au public, en visite guidée d’environ 1h30 pour 6 € en plein tarif et 3 € en tarif réduit. Le bloc K2 abrite le musée du sous-marin Flore-S645, qui se visite séparément.
Comptez 11,20 € par adulte et 7,30 € par enfant pour le sous-marin Flore-S645 et son musée interactif. Des billets combinés avec la Cité de la Voile Éric Tabarly réduisent la note de 10 à 15 %.
Le réseau Izilo exploite cinq lignes de bateaux-bus à l’année entre Lorient centre, Lorient La Base, Locmiquélic, Port-Louis et Gâvres. Le ticket unitaire coûte 1,50 € pour une heure avec correspondances, le ticket journée 4,50 €.
L’entrée coûte 10 € en plein tarif et 8,30 € en tarif réduit, avec un billet unique donnant accès au Musée de la Compagnie des Indes, au Musée national de la Marine et aux espaces extérieurs. C’est gratuit pour les moins de 26 ans résidant dans l’Union européenne.
Chaque année début août, sur une dizaine de jours. Créé en 1971, il rassemble autour de 950 000 visiteurs autour des cultures des nations celtes : Bretagne, Irlande, Écosse, Galles, Cornouailles, Île de Man, Asturies et Galice.
L’île de Groix, à 45 minutes de traversée depuis la gare maritime, la presqu’île de Gâvres et ses plages, ou Carnac et ses alignements de menhirs à 35 kilomètres. Vannes et sa vieille ville médiévale sont à moins d’une heure de route.
Oui. Le port de Keroman, premier port de pêche français en valeur avec 69,5 millions d’euros de chiffre d’affaires et 16 190 tonnes débarquées en 2025, propose des visites guidées de la criée. Réservation obligatoire auprès de l’office de tourisme, départ vers 5h30.
Comptez 110 à 140 € de visites pour deux adultes et deux enfants sur deux jours, en cumulant bloc K3, sous-marin Flore, Cité de la Voile et citadelle de Port-Louis. Ajoutez 75 à 120 € la nuit d’hôtel et 15 à 20 € par personne pour un repas en crêperie.

