Une demi-journée à Paris en amoureux : Galeries Lafayette, pizzas et comédie musicale Le Roi Lion
Article actualisé le 10 août 2026
L’essentiel à retenir 🌍
Une demi-journée à Paris en amoureux tient facilement dans un rayon de 300 mètres autour de l’Opéra. Comptez deux heures aux Galeries Lafayette Haussmann (coupole de 1912, rooftop gratuit au 8e étage), un déjeuner ou un dîner rue de Mogador, puis 2h45 de spectacle au théâtre Mogador. En voiture, visez le parking Indigo du 48 boulevard Haussmann : vous ressortez à pied à deux pas du théâtre.
Pour son anniversaire, Amandine a reçu deux billets pour Le Roi Lion au théâtre Mogador, dans le 9ème arrondissement de Paris. Le genre de cadeau qui transforme une date sur un calendrier en petit voyage : nous vivons en Bourgogne, Paris est à deux heures de route, et une représentation en début de soirée laisse largement le temps de faire autre chose avant de s’asseoir dans la salle.
Nous sommes donc partis en début d’après-midi pour une demi-journée à Paris en amoureux, sans les enfants, sans plan minuté, avec une seule contrainte : être devant le Mogador à l’heure. Coupole des Galeries Lafayette, rooftop avec vue sur l’Opéra Garnier, pizzas juste en face du théâtre, puis près de trois heures de spectacle. Voici comment s’est déroulée cette parenthèse, ce qu’elle nous a coûté et ce que nous ferions différemment.
Notre programme d’une demi-journée à Paris, heure par heure
Rien de compliqué, et c’est justement ce qui a rendu l’après-midi agréable : tout se fait à pied, dans le 9e arrondissement, entre le boulevard Haussmann et la rue de Mogador. Nous fonctionnons de la même façon quand nous venons à la journée avec les enfants, comme dans notre itinéraire pour une journée à Paris en famille.
- 15h00 : départ de Bourgogne, environ 2h de route.
- 17h15 : arrivée au parking Indigo Haussmann Galeries Lafayette.
- 17h30 – 19h : Galeries Lafayette, coupole, étages et rooftop.
- 19h : pizzas chez Maker, rue de Mogador.
- 19h30 : entrée dans la salle, les portes du théâtre Mogador ouvrant une heure avant le lever de rideau.
- 20h00 – 22h45 : Le Roi Lion, entracte compris.
- 23h15 : retour vers la Bourgogne.
Si vous venez en train, la logique reste la même : la gare Saint-Lazare est à moins de dix minutes à pied du théâtre, et Paris se prête très bien à ce format court. Nous avons rassemblé nos méthodes pour trouver des billets abordables dans notre guide pour voyager en train pas cher.
Se garer près du théâtre Mogador quand on vient en voiture
Nous avons choisi le parking Indigo Haussmann Galeries Lafayette, au 48 boulevard Haussmann, directement sous le grand magasin. Ouvert 24h/24, hauteur limitée à 1,90 m. Les tarifs affichés tournent autour de 4,40 € la première heure, 8,80 € pour deux heures et 35,60 € les 24 heures. Réserver une place en ligne à l’avance fait sérieusement baisser la note, surtout pour une soirée complète. Le théâtre Mogador a aussi un partenariat avec Indigo Neo : forfait soirée (18h-minuit) à partir de 19 € et forfait après-midi (13h-18h) à partir de 23 €.
Petite frayeur au moment de repartir, et c’est notre anecdote de la journée. Nous arrivons à la borne de sortie, la barrière se lève, aucune demande de paiement. Nous avons roulé une bonne partie du périphérique persuadés d’être partis sans payer. En réalité, ce parking accepte le badge de télépéage : le boîtier posé sur le pare-brise a été détecté à la sortie et le stationnement a été facturé automatiquement sur l’abonnement, comme un passage au péage. Si vous avez un badge et que la barrière s’ouvre toute seule, pas d’inquiétude, vous paierez bien.
Les Galeries Lafayette Haussmann, bien plus qu’un grand magasin
On peut y entrer pour acheter, on peut aussi y entrer sans rien acheter du tout. C’est notre cas cet après-midi-là : nous voulions surtout voir le bâtiment. L’adresse a un autre mérite, tout s’y passe à l’abri, ce qui en fait une valeur sûre parmi nos idées pour visiter Paris quand il pleut.
D’une mercerie de 1894 à un géant du boulevard Haussmann
L’histoire commence en 1894, quand Théophile Bader et son cousin Alphonse Kahn ouvrent une petite boutique de nouveautés à l’angle de la rue La Fayette et de la rue de la Chaussée d’Antin. Le nom du magasin viendra de cette adresse. Le succès est rapide : dès 1896 la société rachète l’immeuble entier du 1 rue La Fayette, puis en 1905 les immeubles des 38, 40 et 42 boulevard Haussmann, qui forment aujourd’hui encore le cœur du magasin.
Le magasin a fêté ses 130 ans, et il le raconte : dans les étages, un espace d’exposition retrace un siècle et demi de mode à travers les affiches, catalogues et campagnes de l’enseigne. On y croise les illustrations de Georges Lepape, de Jean-Gabriel Domergue, plus tard les visuels de Jean-Paul Goude. C’est gratuit, c’est calme, et c’est un très bon complément à notre sélection de lieux à voir à Paris pour les passionnés de mode.
La coupole de 1912, le vrai spectacle du rez-de-chaussée
C’est pour elle qu’on pousse la porte. La coupole des Galeries Lafayette a été inaugurée le 8 octobre 1912 et culmine à 43 mètres au-dessus du sol. Trois noms se partagent le mérite : l’architecte Ferdinand Chanut pour la structure, le maître verrier Jacques Gruber pour les vitraux d’inspiration néo-byzantine, et Louis Majorelle pour les ferronneries Art nouveau. Vue d’en bas, la verrière dessine une immense fleur à dix branches.
Un détail nous a marqués : la coupole que l’on admire aujourd’hui n’est pas tout à fait celle de 1912. En 1940, les vitraux ont été démontés et rangés dans des caisses pour éviter qu’un bombardement ne les pulvérise sur les clients. Malgré un numérotage soigneux, toutes les pièces n’ont pas été retrouvées après la guerre ; les manquantes ont été remplacées par du verre blanc. Un chantier de restauration de plus de deux ans s’est achevé au printemps 2021 pour lui rendre ses couleurs.
Le meilleur point de vue n’est pas le sol mais les balcons : montez d’un ou deux niveaux, approchez-vous des rambardes dorées et regardez vers le haut. Les photos y sont bien plus belles, et la foule y est moins dense qu’au rez-de-chaussée.
Le rooftop du 8e étage, la plus belle vue gratuite de Paris
Voilà le bon plan de l’après-midi. Prenez les escalators jusqu’au 8e étage du magasin principal et sortez sur la terrasse. Pas de billet, pas de réservation, pas de file d’attente : l’accès est gratuit pendant les heures d’ouverture du magasin, soit de 10h à 20h30 du lundi au samedi et de 11h à 20h les dimanches et jours fériés. Sur 1 500 m² à ciel ouvert, vous avez l’Opéra Garnier juste devant, la tour Eiffel sur la droite, le Sacré-Cœur dans le dos et les toits de zinc partout ailleurs.
Depuis la terrasse, on voit aussi la coupole par-dessus, ce qui donne une lecture complètement différente du bâtiment : une soucoupe de verre et d’acier posée au milieu des toits, avec son lanternon accessible par une passerelle.
Un bar-restaurant occupe une partie du toit si vous voulez prendre un verre en terrasse. Nous avons préféré garder l’appétit pour la suite, mais le cadre s’y prête vraiment pour une pause à deux en fin de journée.
Manger chez Maker, la pizzeria juste en face du Mogador
Après deux heures de déambulation, nous voulions un endroit simple, proche du théâtre, où l’on ne risquait pas de traîner. Maker se trouve au 28 rue de Mogador, littéralement en face de l’entrée du théâtre, qui est au numéro 25. Impossible de se tromper d’adresse : vous voyez le théâtre depuis la terrasse du restaurant.
Le principe de l’enseigne, née en 2019 dans le 2e arrondissement avant d’ouvrir cette adresse du 9e, tient dans son slogan : make it, eat it. Vous composez votre pizza à partir d’une liste de bases, de fromages et de garnitures, ou vous prenez une recette de la carte. Les pizzas arrivent allongées, sur une planche en bois, avec une pâte fine et bien cuite sur les bords. La nôtre associait poulet grillé, oignons frits et sauce barbecue : nous n’attendions pas grand-chose d’une pizzeria de quartier touristique, et c’était franchement bon. La pizza est à prix unique, autour de 13,50 € quelle que soit la garniture ; comptez plutôt 22 € par personne avec une boisson.
Détail amusant quand on va voir un spectacle juste après : le théâtre Mogador sert lui aussi des pizzas chaudes à l’entracte, à commander à l’un de ses bars en arrivant. Vous retrouverez donc l’odeur de la maison pendant la pause. Réservez votre table si vous mangez avant une représentation, la rue se remplit vite une heure avant le lever de rideau.
Le Roi Lion au théâtre Mogador : ce qu’on est venu chercher
Une salle de 1919 qui porte le nom d’une ville marocaine
Le théâtre a une histoire qui vaut le détour. Dès 1913, Sir Alfred Butt, président de la Société des music-halls parisiens, lance la construction d’une salle pour la danseuse Régine Flory. Il en confie les plans à l’architecte anglais Bertie Crewe, auteur du London Palladium, secondé par le Français Édouard-Jean Niermans : on est dans un théâtre à l’italienne, avec orchestre, corbeille et balcon, pour 1 618 places. La Première Guerre mondiale retarde le chantier de six ans. L’ouverture a lieu le 21 avril 1919 sous le nom de Palace-Théâtre, avec la revue Hello Paris ! ; la salle devient le Mogador l’année suivante.
Le nom vient de la rue, qui elle-même doit le sien à Mogador, ancien nom de la ville d’Essaouira au Maroc. Une coïncidence que nous n’avions pas vue venir en arrivant devant le théâtre.
Du film de 1994 au phénomène mondial
La comédie musicale naît trois ans après le dessin animé. Première mondiale le 8 juillet 1997 à l’Orpheum Theatre de Minneapolis, puis Broadway le 13 novembre 1997. La mise en scène est signée Julie Taymor, qui prend un pari radical : plutôt que de cacher les comédiens dans des costumes d’animaux, elle laisse voir marionnettes et manipulateurs, en assumant les codes du théâtre d’ombres et des masques. Le spectacle repart avec six Tony Awards en 1998, dont celui de la meilleure comédie musicale et celui de la meilleure mise en scène, attribué pour la première fois à une femme.
Depuis, Le Roi Lion tient l’affiche à Broadway sans interruption ou presque, s’est joué en neuf langues et a dépassé les 120 millions de spectateurs dans le monde. Paris l’a découvert à Mogador en 2007, pour trois saisons, avant une reprise le 11 novembre 2021. Plus de deux millions de personnes l’ont vu en France depuis, ce qui en fait la comédie musicale la plus suivie du pays. Chaque soir, ce sont environ 150 personnes, plus de 200 costumes et autant de marionnettes qui font tourner la machine.
Notre ressenti dans la salle
La scène d’ouverture est l’un des rares moments de spectacle où l’on a vraiment cessé de respirer. Les animaux ne sortent pas des coulisses : ils remontent les allées de la salle, à quelques centimètres des spectateurs, pendant que L’Histoire de la vie monte en puissance. Amandine avait les larmes aux yeux au bout de deux minutes, et nous n’étions pas les seuls dans notre rangée.
Le reste tient la distance : la savane matérialisée par des danseurs portant des herbes sur la tête, les girafes sur échasses, la lumière très travaillée sur le rocher des Lions, et une troupe qui chante en français, en anglais et en zoulou. La partition d’Elton John et Tim Rice fait le travail que l’on attend d’elle, mais ce sont les chœurs africains qui nous ont le plus marqués. Le spectacle dure 2h45, entracte de 20 minutes compris, durée annoncée par le théâtre, et le temps passe sans qu’on regarde une seule fois sa montre.
Le budget de notre demi-journée à Paris à deux
Les billets étant un cadeau, notre dépense réelle sur place a été limitée. Voici l’ordre de grandeur pour un couple qui referait exactement le même programme. Pour un séjour plus long, nous détaillons le budget complet dans notre itinéraire pour visiter Paris en 3 jours.
| Poste | Pour deux personnes |
|---|---|
| Carburant et péages depuis la Bourgogne (aller-retour) | environ 60 à 80 € |
| Parking Indigo, boulevard Haussmann (une demi-journée) | 25 à 35 € au tarif horaire, moins en réservant |
| Galeries Lafayette, coupole, exposition et rooftop | 0 € |
| Pizzas et boissons chez Maker | environ 40 € |
| Deux billets pour Le Roi Lion | de 40 € à près de 300 € selon la catégorie |
Les places pour Le Roi Lion s’échelonnent de 20 € à 149 € par personne selon la catégorie, le jour et l’horaire. Les matinées de semaine sont nettement moins chères que les samedis soir, et c’est là que se jouent les vraies économies. Le spectacle est vendu par saisons, avec une billetterie ouverte plusieurs mois à l’avance : la sixième saison démarre le 25 septembre 2026.
Nos conseils pour réussir votre demi-journée à Paris en amoureux
- Réservez le spectacle d’abord, construisez la journée autour. C’est le seul créneau non négociable ; tout le reste s’adapte.
- Arrivez au moins 45 minutes avant. Les portes ouvrent une heure avant le lever de rideau, et le contrôle des sacs prend du temps quand 1 618 spectateurs entrent en même temps.
- Montez au rooftop en fin d’après-midi. La lumière rasante sur l’Opéra Garnier est bien plus belle qu’en plein midi, et le monde se clairsème.
- Regardez la coupole depuis les balcons, pas seulement depuis le rez-de-chaussée.
- Réservez votre table rue de Mogador si vous mangez dans l’heure qui précède la représentation.
- Prévoyez une petite laine : la salle est climatisée, et la terrasse du 8e étage prend le vent.
- Prolongez si vous dormez sur place. Une balade le long des quais après le spectacle change complètement la couleur de la soirée : nous avons raconté cette ambiance dans notre article sur la Seine la nuit.
Nous sommes rentrés vers une heure du matin, fatigués et contents. Ce format court a un vrai avantage : pas d’hôtel à réserver, pas de valise, pas de logistique. Juste une après-midi et une soirée à deux, à deux heures de la maison, avec assez de choses vues et mangées pour en reparler longtemps. La formule se décline très bien rive gauche, avec la même logique de balade à pied, du côté du Quartier latin.
Questions fréquentes sur une demi-journée à Paris en amoureux
Oui. L’accès à la terrasse du 8e étage est libre pendant les heures d’ouverture du magasin, de 10h à 20h30 du lundi au samedi, sans billet ni réservation. Seules les consommations au bar de la terrasse sont payantes.
Comptez une heure pour voir la coupole et monter au rooftop sans courir. Deux heures si vous ajoutez l’espace d’exposition sur l’histoire de la mode et un peu de shopping.
Le spectacle dure 2h45, entracte de 20 minutes compris, durée annoncée par le théâtre Mogador. Les portes ouvrent une heure avant le lever de rideau, prévoyez d’arriver au moins 45 minutes avant.
Les tarifs vont de 20 € à 149 € par personne selon la catégorie de place, le jour et l’horaire. Les représentations en semaine et en matinée sont les plus abordables.
Le parking Indigo Haussmann Galeries Lafayette, au 48 boulevard Haussmann, est ouvert 24h/24 et se trouve à moins de cinq minutes à pied du théâtre. Il accepte le badge de télépéage, avec facturation automatique à la sortie.
La pizzeria Maker, au 28 rue de Mogador, se trouve juste en face du théâtre. Le service est rapide, la pizza est à prix unique (autour de 13,50 €) et le budget tourne autour de 22 € par personne avec une boisson. Réservez si vous mangez dans l’heure qui précède la représentation.
Le théâtre Mogador le recommande à partir de 7 ans et n’admet pas les enfants de moins de 3 ans. La durée et quelques scènes sombres, dont la mort de Mufasa, peuvent être longues pour les plus petits. Nous y sommes allés à deux, mais la salle comptait beaucoup de familles.

