Mode à Paris : 15 lieux à voir, des musées aux friperies

Mode à Paris : 15 lieux à voir, des musées aux friperies

Article actualisé le 23 août 2026

L’essentiel à retenir 🌍

Paris concentre l’essentiel de la mode mondiale en quelques quartiers. Ciblez deux musées de mode ouverts, le Palais Galliera (14 euros) et le musée des Arts décoratifs (15 euros), deux quartiers de shopping (Marais, Triangle d’Or), un grand magasin historique, une matinée de friperies rue de la Verrerie et un passage aux Puces de Saint-Ouen, ouvertes samedi, dimanche et lundi. Le musée Yves Saint Laurent et le Centre Pompidou restent fermés pour travaux. Comptez deux jours pleins en regroupant par zone.

Paris reste l’une des grandes capitales mondiales de la mode, à égalité avec Milan, New York et Londres. Quand je suis remonté de Bourgogne pour un week-end avec ma femme, nous avons consacré deux journées entières à explorer la ville sous l’angle des créateurs et de la haute couture. Le résultat tient en quelques quartiers, des musées spécialisés, des grands magasins historiques, des friperies et des dépôts-vente, et même des écoles que l’on peut visiter. Voici la sélection que je referais sans hésiter, classée par type de lieu pour que vous construisiez votre itinéraire selon vos envies.

Sommaire

Les musées dédiés à la mode

Paris abrite plusieurs musées entièrement consacrés au vêtement et à la haute couture. Deux institutions se visitent en une demi-journée chacune si vous êtes organisé : le Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, et le musée des Arts décoratifs, qui conserve l’une des plus grandes collections de costumes au monde. Le musée Yves Saint Laurent Paris, lui, est fermé pour travaux jusqu’à l’automne 2027 : inutile de le glisser dans votre programme pour le moment.

Musée Yves Saint Laurent Paris : fermé pour travaux

Le musée Yves Saint Laurent Paris, ouvert en 2017 au 5 avenue Marceau, occupe l’ancien hôtel particulier qui hébergeait la maison de couture du créateur : le studio de travail, les croquis, les patrons et des pièces emblématiques comme le smoking de 1966 ou les robes Mondrian. Le musée a fermé ses portes pour rénovation le 5 mai 2025 et sa réouverture est annoncée pour l’automne 2027. Ne le mettez pas à votre programme d’ici là, mais gardez l’adresse en tête pour un prochain séjour : c’est l’un des rares musées de maison installé dans les murs d’origine.

Musée de la Mode de la Ville de Paris : Palais Galliera

Au 10 avenue Pierre 1er de Serbie, dans le 16e arrondissement (métro Iéna ou Alma-Marceau, ligne 9), le Palais Galliera est un palais de style Renaissance italienne entièrement dédié à l’histoire du vêtement. Depuis l’été 2021, ses sous-sols aménagés abritent une collection permanente présentée par rotations, du XVIIIe siècle à aujourd’hui, en plus des grandes expositions thématiques qui ont fait sa réputation : Chanel, Azzedine Alaïa, la garde-robe de Frida Kahlo, les années 80. L’accrochage en cours, Tisser, broder, sublimer. Les savoir-faire de la mode, réunit plus de 350 pièces et reste visible jusqu’au 18 octobre 2026. Comptez 14 euros le billet, 17 euros en formule combinée, gratuit pour les moins de 18 ans. Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h, nocturne le jeudi jusqu’à 21 h, fermé le lundi.

Musée des Arts décoratifs

Au 107 rue de Rivoli (métro Palais-Royal Musée du Louvre, lignes 1 et 7), dans l’aile Marsan du Louvre, le musée des Arts décoratifs conserve l’une des plus riches collections de costumes au monde, héritée de l’Union française des arts du costume. Pourpoints du XVIIe siècle, robes de cour, haute couture du XXe : les pièces sont présentées par rotations thématiques, faute de pouvoir tout exposer en même temps. L’exposition La Mode en majesté. Haute couture et tradition à la cour de Thaïlande y est visible du 13 mai au 1er novembre 2026. Le billet coûte 15 euros en plein tarif, 10 euros en tarif réduit. C’est le complément logique du Palais Galliera, et il se combine facilement avec la Samaritaine, à dix minutes à pied.

Les quartiers emblématiques de la mode parisienne

Touristes faisant du shopping mode dans une rue de Paris Certains arrondissements concentrent à eux seuls une grande partie des boutiques de créateurs et des enseignes de luxe. Si vous avez peu de temps, mieux vaut cibler un ou deux quartiers et les arpenter à pied plutôt que de traverser la ville en métro.

Le Marais

Le quartier du Marais, à cheval sur les 3e et 4e arrondissements, mêle boutiques de créateurs indépendants, friperies pointues et enseignes haut de gamme. Les rues Vieille-du-Temple, des Francs-Bourgeois et de Sévigné regorgent d’adresses pour dénicher des pièces uniques. C’est aussi l’un des rares quartiers ouverts le dimanche, ce qui en fait l’option idéale pour un week-end shopping. Côté hébergement, je vous recommande Experiences Luxe pour trouver un hôtel ou restaurant à Paris qui rendra votre séjour mémorable, particulièrement dans ce coin où les bonnes adresses partent vite.
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Saint-Germain-des-Prés

Le 6e arrondissement et son cœur historique autour de Saint-Germain-des-Prés alignent les boutiques de luxe le long du boulevard Saint-Germain et de la rue de Sèvres. Sonia Rykiel y a longtemps eu sa maison mère, et l’esprit Rive gauche y reste palpable. Profitez d’une pause au Café de Flore ou aux Deux Magots pour observer la clientèle, c’est un spectacle en soi. Le Quartier latin commence juste à côté, de quoi enchaîner shopping et patrimoine dans la même après-midi. Pour une vue plus large des quartiers à arpenter pendant votre séjour, mon itinéraire de Paris en 3 jours peut vous aider à équilibrer mode et patrimoine.

Le Triangle d’Or

Entre l’avenue des Champs-Élysées, l’avenue Montaigne et la rue François 1er, le Triangle d’Or rassemble les flagships des grandes maisons : Louis Vuitton, Dior, Chanel, Gucci, Prada, Hermès. Même sans rien acheter, la promenade vaut le coup d’œil pour les vitrines et l’architecture des immeubles haussmanniens. Le faubourg Saint-Honoré, à dix minutes de marche vers l’est, prolonge naturellement le parcours.

Les grands magasins et centres commerciaux de Paris

Les grands magasins parisiens jouent dans une catégorie à part : ils combinent des centaines de marques sous un même toit, des espaces de restauration soignés et, parfois, des terrasses panoramiques gratuites. Trois adresses dominent, plus une quatrième revenue dans le jeu depuis sa réouverture.

Galeries Lafayette et Printemps Haussmann

Sur le boulevard Haussmann (métro Chaussée d’Antin La Fayette, lignes 7 et 9, ou Havre-Caumartin, lignes 3 et 9), les Galeries Lafayette et le Printemps se font face. La coupole Art nouveau des Galeries Lafayette mérite à elle seule la visite, et la terrasse du 7e étage offre une vue gratuite sur l’Opéra Garnier et la tour Eiffel, sans billet ni réservation. Le Printemps a rénové son rayon Mode Femme avec un parcours qui valorise davantage les créateurs émergents. Comptez deux à trois heures pour faire les deux dans la même matinée, et évitez le samedi après-midi si vous supportez mal la foule.

Le Bon Marché

Dans le 7e arrondissement, au 24 rue de Sèvres (métro Sèvres-Babylone, lignes 10 et 12), le Bon Marché passe pour le plus ancien grand magasin du monde : Aristide Boucicaut en prend les rênes en 1852 et y invente le commerce moderne, prix affichés et articles échangeables. L’ambiance y est plus calme qu’à Haussmann, la sélection plus pointue, et la Grande Épicerie attenante vaut le détour pour rapporter des chocolats et des thés. C’est mon préféré quand je veux flâner sans la foule.

La Samaritaine

Fermée pendant seize ans, La Samaritaine a rouvert en 2021 entre le Pont-Neuf (métro Pont-Neuf, ligne 7) et la rue de Rivoli, sur plus de 70 000 m². Le bâtiment vaut autant que les boutiques : verrière et ferronneries Art nouveau côté Seine, façade Art déco côté Rivoli, escalier monumental restauré. Des centaines de marques mode et beauté s’y côtoient, avec plusieurs restaurants pour couper la journée. Ouverture tous les jours de 10 h à 20 h, entrée libre. Le quartier se prête bien à une boucle à pied, comme dans notre itinéraire d’une journée des Halles à Notre-Dame.

Friperies, vintage et dépôts-vente : la mode de seconde main

C’est la partie du séjour que je préfère, et de loin la moins chère. Paris compte plusieurs centaines de friperies et de dépôts-vente, avec trois logiques bien distinctes : la friperie au kilo pour fouiller sans compter, le dépôt-vente pour du luxe de seconde main authentifié, et les boutiques de créateurs installées dans l’est parisien. Un conseil avant de partir : le secteur bouge vite, plusieurs adresses cultes ont fermé ces dernières années (le dépôt-vente Réciproque, rue de la Pompe, n’a jamais rouvert après la crise sanitaire). Vérifiez toujours les horaires la veille.

Rue de la Verrerie : la friperie au kilo dans le Marais

Le cœur de la friperie parisienne tient dans deux cents mètres de la rue de la Verrerie, dans le 4e arrondissement, à cinq minutes du métro Hôtel de Ville (lignes 1 et 11). Le Kilo Shop, au 69-71 rue de la Verrerie, déploie 500 m² sur deux niveaux et vend au poids : pastille rouge à 20 euros le kilo, verte à 30 euros, bleue à 40 euros, orange à 60 euros, la balance trône à côté de la caisse. Ouvert du lundi au samedi de 11 h à 19 h, le dimanche de 14 h à 19 h. Juste en face, Free’P’Star (52 et 61 rue de la Verrerie) pratique des prix à la pièce, de 5 à 60 euros selon l’état, avec des bacs à petits prix au sous-sol. La boutique historique de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie a fermé, ne vous fiez pas aux vieux guides papier.

Rue de Charonne et rue des Taillandiers : les créateurs du 11e

Autour de Bastille et de Ledru-Rollin (lignes 1, 5, 8), le 11e arrondissement aligne les créateurs indépendants sur un périmètre marchable en une heure. Isabel Marant a ouvert sa toute première boutique en 1998 au 16 rue de Charonne, et elle y est toujours, du lundi au samedi de 10 h 30 à 19 h 30. La rue enchaine ensuite les enseignes françaises de milieu de gamme et les créateurs émergents, avant de bifurquer sur la rue des Taillandiers où Come On Eileen occupe les numéros 16-18 depuis les années 1990 : trois étages de vintage trié par décennie, ouvert du lundi au vendredi de 11 h à 20 h 30. C’est le secteur à privilégier si vous cherchez des pièces qu’on ne trouve pas dans les grands magasins.

Canal Saint-Martin : le vintage de luxe

Au 12 rue de Lancry, dans le 10e arrondissement (métro Jacques Bonsergent, ligne 5), Thanx God I’m a VIP a été fondé en 1994 par Sylvie Chateigner. Les pièces y sont rangées par couleur et non par marque, ce qui donne un mur de portants dégradé assez spectaculaire, avec du Chanel, du Mugler ou du MaxMara au milieu de marques anonymes. Ouvert du mardi au samedi, plutôt l’après-midi à partir de 14 h : passez le matin dans le Marais, l’après-midi sur le canal, les deux quartiers sont à quinze minutes l’un de l’autre à pied.
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Rue du Cherche-Midi : les dépôts-vente rive gauche

Sur la rive gauche, Chercheminippes occupe plusieurs boutiques spécialisées de la rue du Cherche-Midi, dans le 6e arrondissement (métro Vaneau ou Sèvres-Babylone) : une adresse pour la femme, une pour l’homme, une pour l’enfant, une pour la haute couture. Le principe du dépôt-vente change tout par rapport à la friperie : les pièces sont récentes, contrôlées, souvent griffées, et les prix tournent autour d’un tiers à la moitié du neuf. Ouvert du lundi au samedi de 11 h à 19 h, avec une fermeture annuelle en août. C’est à dix minutes à pied du Bon Marché, les deux se chaînent très bien dans la même demi-journée.

Les Puces de Saint-Ouen : le plus grand marché d’antiquités du monde

Aux portes de Paris, les Puces de Paris Saint-Ouen rassemblent une quinzaine de marchés sur sept hectares, avec un secteur mode et textile bien plus fourni qu’on ne l’imagine : robes de couturier des années 1950, malles de voyage, dentelles, bijoux d’époque, uniformes, accessoires de maroquinerie. Les marchés Vernaison (le plus ancien, le plus foutraque), Dauphine (le plus grand et le plus lisible) et Paul Bert Serpette (le plus haut de gamme, celui que fréquentent les stylistes) concentrent l’essentiel de ce qui intéresse un amateur de mode. On y entre par la rue des Rosiers. Les Puces ouvrent trois jours par semaine seulement, toute l’année, jours fériés compris : samedi de 9 h à 18 h, dimanche de 10 h à 18 h et lundi de 11 h à 17 h, le reste de la semaine étant réservé aux professionnels. L’accès se fait par le métro Porte de Clignancourt (ligne 4), Garibaldi (ligne 13) ou Mairie de Saint-Ouen (ligne 14), plus une dizaine de lignes de bus. L’entrée est gratuite. Trois conseils pour ne pas y perdre votre matinée : arrivez dès l’ouverture le samedi, gardez du liquide sur vous car tous les stands ne prennent pas la carte, et négociez sans agressivité, une remise de 10 à 20 % se discute normalement au-delà de 100 euros d’achat. Le lundi reste le jour le plus calme, c’est celui que je recommande si vous voulez discuter avec les marchands.

Les ateliers et écoles de mode parisiens

Si vous voulez prolonger l’expérience au-delà du shopping, plusieurs structures ouvrent leurs portes pour des visites guidées ou des cours d’initiation accessibles aux amateurs.

École de la Chambre Syndicale, aujourd’hui à l’Institut Français de la Mode

Fondée en 1927, l’École de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne a formé des générations de stylistes, modélistes et chefs d’atelier des grandes maisons. Depuis janvier 2019, elle est intégrée à l’Institut Français de la Mode, installé à la Cité de la mode et du design, 34 quai d’Austerlitz, dans le 13e arrondissement. Le campus ne se visite pas librement, mais des rencontres et des portes ouvertes sont programmées ponctuellement, notamment pendant les Journées européennes du patrimoine en septembre. Vérifiez le programme sur le site de l’IFM avant de vous déplacer.

Ateliers de création

Plusieurs structures parisiennes proposent des cours de couture et de modélisme à la demi-journée, ouverts aux débutants : Paris Ateliers, l’association de la Ville de Paris installée cité Beauharnais dans le 11e, ainsi que des ateliers privés du Marais, du 5e et de Montmartre. L’Atelier Néerlandais, plateforme de l’ambassade des Pays-Bas au 121 rue de Lille, programme régulièrement des rencontres et des expositions avec des créateurs invités, en particulier pendant les Fashion Weeks. Tablez sur 35 à 120 euros selon la durée de la session, matériel fourni.

Mode et culture : les passerelles à Paris

La mode parisienne ne vit pas en circuit fermé, elle dialogue en permanence avec les arts visuels, l’architecture et les civilisations du monde. Deux institutions illustrent particulièrement bien ce croisement.

Musée du quai Branly : Jacques Chirac

Le musée du quai Branly, au 37 quai Branly (métro Alma-Marceau, ligne 9, ou RER C station Pont de l’Alma), au pied de la tour Eiffel, est dédié aux arts d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. Il programme régulièrement des expositions sur les liens entre mode et cultures non occidentales : tissus africains, kimonos japonais, textiles précolombiens. Un détour utile pour comprendre où vont chercher les créateurs contemporains. Le billet est à 14 euros (11 euros en tarif réduit) et donne accès aux collections permanentes comme aux expositions du moment. Ouvert du mardi au dimanche de 10 h 30 à 19 h, nocturne le jeudi jusqu’à 22 h, fermé le lundi, gratuit le premier dimanche du mois sur créneau réservé.

Fondation Louis Vuitton

Dans le bois de Boulogne (métro Les Sablons, ligne 1, puis dix minutes à pied), la Fondation Louis Vuitton occupe un bâtiment signé Frank Gehry, en forme de voilier de verre. La programmation alterne expositions d’art contemporain et accrochages liés à la mode. Les terrasses étagées offrent une vue dégagée sur Paris et la Défense, ce qui justifie le déplacement même hors temps fort. Comptez 18 euros l’entrée en plein tarif, 10 euros pour les moins de 26 ans, et prévoyez une demi-journée. Fermé le mardi, nocturne le vendredi jusqu’à 21 h, réservation vivement conseillée le week-end.

Bourse de Commerce, Pinault Collection

À deux pas des Halles, au 2 rue de Viarmes (métro Louvre-Rivoli, ligne 1, ou Les Halles, ligne 4), la Bourse de Commerce abrite depuis 2021 la Pinault Collection, sous une rotonde du XVIIIe siècle réinvestie par l’architecte Tadao Ando et son cylindre de béton. Les accrochages y croisent souvent art contemporain, image et vêtement, et le lieu lui-même en dit long sur la manière dont le luxe français met en scène sa collection privée. Entrée à 15 euros, 10 euros en tarif réduit, gratuit pour les moins de 18 ans, fermé le mardi. C’est l’alternative la plus évidente au Centre Pompidou pendant sa fermeture.

Street art et mode à Paris

Le street art nourrit régulièrement les collections capsules des grandes maisons et alimente toute la mode urbaine. Plusieurs quartiers parisiens permettent de découvrir cette circulation entre la rue et les podiums.

Centre Pompidou : fermé jusqu’en 2030

Le Centre Pompidou, à deux pas du Marais, héberge la plus grande collection d’art moderne et contemporain d’Europe, dans un bâtiment signé Renzo Piano et Richard Rogers devenu une icône. Il a fermé ses portes au public le 22 septembre 2025 pour un chantier de désamiantage, de mise en sécurité et de rénovation énergétique qui doit durer jusqu’en 2030. Les collections circulent hors les murs, en France et à l’étranger, mais la place Beaubourg est un chantier : ne prévoyez pas d’y entrer avant la fin de la décennie, et reportez-vous sur la Bourse de Commerce ou le musée d’Art moderne de Paris.
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Le 13e arrondissement

Le 13e arrondissement est devenu en quelques années un musée à ciel ouvert du street art. Boulevard Vincent-Auriol, rue Jeanne-d’Arc, place Pinel : des fresques monumentales signées Shepard Fairey, Inti ou Conor Harrington couvrent les pignons d’immeubles. Plusieurs parcours guidés sont proposés dans le quartier, et la promenade se termine naturellement quai d’Austerlitz, devant la Cité de la mode et du design. À mêler avec un crochet dans les boutiques de créateurs émergents qui s’installent dans le secteur depuis l’arrivée de la galerie Itinerrance. Fresque de street art monumentale dans le 13e arrondissement de Paris

Fashion Weeks, soldes et périodes à privilégier

Paris accueille quatre semaines de mode par an : le prêt-à-porter fin février-début mars et fin septembre-début octobre, la haute couture en janvier et en juillet. Les défilés eux-mêmes restent sur invitation, mais la ville s’anime : vitrines repensées, expositions éphémères, pop-up stores. En contrepartie, les hôtels grimpent et les tables se réservent trois semaines à l’avance. Le calendrier parisien s’enchaîne avec ceux de Milan, Londres et New York : si vous enchaînez deux capitales, mon guide de Milan vous donnera le pendant italien. Concrètement, un visiteur lambda ne rentre pas dans un défilé officiel : l’accès est réservé à la presse, aux acheteurs et aux invités des maisons, et aucun billet n’est vendu au public par la Fédération de la Haute Couture et de la Mode. Ce qui vous reste ouvert est loin d’être négligeable : les expositions, les pop-up stores, les showrooms et les installations éphémères programmés dans toute la ville pendant la semaine, les vitrines repensées des grands magasins, et les défilés d’écoles de mode, souvent accessibles sur inscription gratuite. Des salons parallèles vendent aussi des billets grand public pour leurs défilés, dans le Sentier notamment. Le plus simple reste de consulter le calendrier officiel de la Fédération deux semaines avant, puis de traîner autour des lieux de défilé (Palais de Tokyo, Carrousel du Louvre, Grand Palais) : le défilé est dans la rue autant que sur le podium, et c’est gratuit. Pour acheter, visez plutôt les soldes d’hiver (janvier) et d’été (fin juin-juillet), six semaines chacune. Pour les musées et les balades, mai et octobre restent les meilleurs mois : lumière correcte, files raisonnables, hors vacances scolaires. Évitez la première quinzaine d’août, où beaucoup de petites boutiques de créateurs ferment.

Construire votre itinéraire mode à Paris

Pour un week-end de deux jours, je conseille de regrouper les visites par zones géographiques : Triangle d’Or, Galeries Lafayette et Printemps le samedi, Marais, Samaritaine et Bon Marché le dimanche. Le Palais Galliera et la Fondation Louis Vuitton, tous deux dans l’ouest parisien, s’enchaînent bien sur une même journée. Côté transport, le ticket Métro-Train-RER est passé à 2,55 euros et le forfait Navigo Jour à 12,30 euros toutes zones : au-delà de cinq trajets dans la journée, le forfait devient rentable. Pour optimiser votre séjour côté famille ou patrimoine, jetez un œil à mon guide pour visiter Paris avec des enfants en 3 jours ou à mes 8 idées pour profiter de Paris quand il pleut. Si vous voulez intégrer la seconde main, le découpage qui marche le mieux est le suivant : samedi matin aux Puces de Saint-Ouen dès 9 h, samedi après-midi friperies du Marais et rue de la Verrerie, dimanche matin Palais Galliera puis Triangle d’Or, dimanche après-midi grands magasins et Samaritaine. Attention au calendrier : les Puces n’ouvrent que du samedi au lundi, Chercheminippes ferme le dimanche, et une bonne partie des créateurs du 11e aussi. Le Marais reste le seul quartier où presque tout est ouvert le dimanche. Pour finir la journée sans dépenser un euro de plus, la balade le long de la Seine à la nuit tombée depuis le Pont-Neuf reste ma sortie préférée après une journée de marche.

Foire aux questions

Le Triangle d’Or, entre Champs-Élysées, avenue Montaigne et rue François 1er, concentre les flagships des grandes maisons. Pour un shopping plus accessible, la rue de Rivoli aligne Nike, Adidas, H&M et Zara, avec quelques boutiques indépendantes intercalées. Le Marais reste le meilleur compromis entre créateurs et enseignes mainstream.

Les flagships Louis Vuitton, Dior, Gucci, Chanel et Prada se trouvent dans le Triangle d’Or, sur l’avenue Montaigne et le faubourg Saint-Honoré. Les grands magasins Galeries Lafayette, Printemps Haussmann et Bon Marché regroupent toutes ces marques sous un même toit, ce qui simplifie le repérage.

Oui, le Marais et le quartier Bastille concentrent les meilleures friperies parisiennes. Les rues de la Verrerie, du Roi de Sicile et de Charonne regorgent d’adresses pointues. Pour des prix plus doux, mieux vaut viser les marchés aux puces de Saint-Ouen ou de Vanves.

Hors achats, comptez 80 à 120 euros par personne et par jour pour les transports, la restauration et les billets de musée. L’entrée du Palais Galliera coûte 14 euros, celle du musée des Arts décoratifs 15 euros, celle de la Fondation Louis Vuitton 18 euros. Le ticket Métro-Train-RER est à 2,55 euros et le forfait Navigo Jour à 12,30 euros. Beaucoup de boutiques de créateurs proposent du sur-mesure, prévoyez plus si vous craquez.

Les Fashion Weeks de prêt-à-porter (fin février-début mars et fin septembre-début octobre) animent toute la ville mais saturent les hôtels et les restaurants. Les soldes d’été (fin juin-juillet) et d’hiver (janvier) restent les meilleures périodes pour acheter. Pour les musées, ciblez plutôt mai et octobre, hors vacances scolaires.

Le marché aux puces de Saint-Ouen, au nord de Paris, est le plus grand marché d’antiquités au monde. Plusieurs allées (Vernaison, Dauphine, Paul Bert) regorgent de pièces vintage haute couture, accessoires et bijoux d’époque. Le marché de Vanves, plus modeste, propose des prix plus abordables le week-end.

Le Palais Galliera, le musée des Arts décoratifs et la Bourse de Commerce acceptent généralement les achats sur place, mais la réservation en ligne fait gagner 30 à 45 minutes de queue lors des grosses expositions. Pour la Fondation Louis Vuitton, réservez impérativement un créneau le week-end, les billets partent vite.

Non, les deux sont fermés pour travaux. Le musée Yves Saint Laurent Paris a fermé le 5 mai 2025 et rouvrira à l’automne 2027, le Centre Pompidou le 22 septembre 2025 pour une rénovation qui court jusqu’en 2030. Repliez-vous sur le Palais Galliera et le musée des Arts décoratifs pour la mode, sur la Bourse de Commerce pour l’art contemporain.

Pas aux défilés officiels : ils sont réservés à la presse, aux acheteurs et aux invités des maisons, et la Fédération de la Haute Couture et de la Mode ne vend aucun billet au public. Restent les expositions, les pop-up stores, les showrooms et les défilés d’écoles de mode, souvent gratuits sur inscription. Certains salons parallèles vendent aussi des places grand public pour leurs propres défilés.

La rue de la Verrerie, dans le 4e, concentre le meilleur du vintage abordable : au Kilo Shop, les vêtements se paient au poids, de 20 euros le kilo pour la pastille rouge à 60 euros pour l’orange. Chez Free’P’Star, juste en face, comptez 5 à 60 euros la pièce. Pour du luxe de seconde main authentifié, visez plutôt Thanx God I’m a VIP rue de Lancry ou les dépôts-vente Chercheminippes rue du Cherche-Midi.

Florent Bonpoint, voyageur et blogueur

Florent Bonpoint

Je m'appelle Florent BonPoint et je vis actuellement en Bourgogne avec ma femme et mes deux enfants. Originaire du pays des 6 Vallées dans la Vienne, je suis passionné de voyages et d'aventures. Je vous propose dans ce blog de vous faire découvrir mes astuces et bons plans de globe-trotter pour voyager en famille en France, en Europe et dans le monde entier ! J'ai créé ce blog car j'ai toujours eu envie de voyager depuis que j'ai lâché les études. Je me suis mis à écrire dans un premier temps pour partager mes expériences et mes coups de cœur. Je fais partie de ces personnes qui aiment se documenter sur les lieux qu'ils visitent. J'ai donc décidé de créer ce blog pour partager mes recherches et mes bons plans !

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