Les 10 plus belles plages de la Côte Vermeille
Article actualisé le 21 juin 2026
Quand on quitte les longues plages de sable du Roussillon pour filer vers le sud, le paysage change d’un coup. Les montagnes des Albères viennent buter dans la Méditerranée, le sable laisse place aux galets et aux criques, et la côte prend ces reflets rougeâtres qui lui ont donné son nom. La Côte Vermeille, c’est ce dernier tronçon du littoral français avant l’Espagne, entre Argelès-sur-Mer et Cerbère. Nous y avons passé plusieurs jours en famille l’été dernier, carnet de bord et masque de plongée à portée de main, et nous en sommes revenus avec une certitude : peu de coins de France concentrent autant de plages de caractère sur si peu de kilomètres.
Voici notre sélection des dix plus belles, du nord au sud, avec pour chacune ses atouts, son accès et nos conseils pratiques pour en profiter sans mauvaise surprise. Pour replacer ces plages dans leur contexte, jetez aussi un œil à notre guide d’une escapade sur la Côte Vermeille, entre mer et Pyrénées.
L’essentiel à retenir 🌍
La Côte Vermeille s’étire sur une vingtaine de kilomètres entre Argelès-sur-Mer et Cerbère, à la frontière espagnole. On y trouve surtout des plages de galets et des criques nichées au pied des vignes, plus quelques poches de sable à Argelès, Collioure et Banyuls. Les plus belles, comme l’anse de Paulilles ou la crique de Peyrefite, demandent un peu de marche. Pensez à de bonnes chaussures, à un masque pour le snorkeling dans la réserve marine, et arrivez tôt : les parkings sont vite saturés.
1. L’anse de l’Ouille, à Argelès-sur-Mer
C’est ici que la côte sableuse cède la place aux premiers rochers, et donc le bon endroit pour ouvrir notre liste. L’anse de l’Ouille marque la limite entre Argelès-sur-Mer et Collioure. On y accède par un sentier qui descend à travers les pins, ou en suivant le sentier du littoral. La plage mélange sable et galets, l’eau y est claire et la pente douce, ce qui rassure quand on vient avec de jeunes enfants. Un petit restaurant de plage permet de faire une pause à midi. Garez-vous tôt : le parking est modeste et part vite en haute saison. Si vous séjournez dans le secteur, nos conseils pour trouver un camping pas cher à Argelès-sur-Mer vous aideront à poser vos valises sans vous ruiner.
2. La plage du Racou, à Argelès-sur-Mer
Le Racou, c’est l’endroit exact où la plage du Roussillon s’arrête et où la Côte Vermeille commence. Cet ancien quartier de pêcheurs a gardé son atmosphère de village, avec ses petites maisons les pieds presque dans l’eau et ses ruelles sans prétention. La plage de sable se prolonge par des criques rocheuses dès qu’on marche vers le sud. C’est un compromis idéal en famille : du sable pour les châteaux, des rochers pour observer les poissons, et le massif des Albères en toile de fond.
3. La plage de Boramar, à Collioure
Difficile de parler de la Côte Vermeille sans s’arrêter à Collioure, l’un des plus beaux villages des Pyrénées-Orientales, qui a séduit Matisse et Derain. La plage de Boramar est la plus emblématique : une étendue de galets en plein cœur du village, encadrée d’un côté par le Château royal, de l’autre par l’église Notre-Dame-des-Anges et son clocher rond posé au bord de l’eau, un ancien phare reconverti. Le décor est superbe, l’ambiance animée, et les terrasses ne sont qu’à quelques pas. Ne venez pas y chercher la tranquillité en plein mois d’août, mais pour la carte postale, c’est imbattable.
4. La plage du Port d’Avall, à Collioure
Juste au sud du Château royal, la plage du Port d’Avall, aussi appelée plage du Faubourg, est la seule véritable plage de sable de Collioure. Elle offre une belle vue sur la baie et le château, avec un fond qui reste sablonneux dans l’eau, donc agréable pour la baignade des plus petits. Comme elle est moins centrale que Boramar, on y respire un peu mieux. C’est notre préférée à Collioure pour passer une demi-journée tranquille sans renoncer au panorama.
5. L’anse Sainte-Catherine, à Port-Vendres
On change de registre avec l’anse Sainte-Catherine, blottie au pied du cap Béar et de son phare. Ici, pas de terrasse ni de transat : la plage doit son caractère sauvage à la difficulté de son accès. Il faut marcher, depuis le parking de Bernardi, le long du sentier du littoral, pour mériter ses eaux translucides et ses falaises. Le cadre est spectaculaire, l’isolement total. Prévoyez de l’eau, de l’ombre improvisée et de bonnes chaussures : c’est le prix de la quiétude.
6. L’anse de Paulilles, entre Port-Vendres et Banyuls
S’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait sans doute celle-ci. L’anse de Paulilles est un site classé, géré par le Conservatoire du littoral et le Département des Pyrénées-Orientales. Le lieu a une histoire singulière : une ancienne dynamiterie y a fonctionné de 1870 à 1984, avant que le site, laissé à l’abandon, ne soit racheté, dépollué et rouvert au public en 2008. Aujourd’hui, les anciens bâtiments abritent notamment un atelier de restauration de barques catalanes, et l’anse déroule plusieurs plages de galets protégées de la tramontane par une pinède. L’eau y est limpide, idéale pour sortir le masque et le tuba. Comptez une dizaine de minutes de marche depuis le parking, à travers un jardin remarquable.
7. La plage des Elmes, à Banyuls-sur-Mer
En arrivant à Banyuls par le nord, la plage des Elmes est la première que l’on croise, en contrebas de la route. C’est une petite plage abritée, mélange de sable et de galets, avec une jolie vue sur le cap des Elmes. Son calme relatif et la proximité d’un centre de plongée en font un bon point de départ pour découvrir les fonds marins. C’est aussi une halte pratique avant ou après une journée passée dans la réserve marine toute proche.
8. La plage centrale de Banyuls-sur-Mer

Au cœur de Banyuls, la plage centrale s’étire le long du front de mer, face aux terrasses et aux platanes. C’est une plage de galets, animée, pratique : on se baigne, puis on remonte sans effort vers le marché ou les caves pour goûter le célèbre vin doux de la commune. Banyuls est aussi la ville natale du sculpteur Aristide Maillol, dont on retrouve les œuvres en ville. Pour une journée qui mêle baignade, balade et patrimoine, c’est une base idéale.
9. La crique de Peyrefite, dans la réserve marine
Entre Banyuls et Cerbère, la crique de Peyrefite est le rendez-vous des amateurs de snorkeling. Elle se trouve au cœur de la réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls, la première réserve marine créée en France, en 1974. Un sentier sous-marin balisé part de la plage : muni d’un simple masque et de palmes, on suit un parcours jalonné de bouées pour observer posidonies, poissons et autres habitants de la Méditerranée. La plage de galets est petite et l’eau d’une clarté remarquable. C’est une sortie qui marque les enfants, à condition de respecter scrupuleusement les règles de la réserve.
10. La plage de Cerbère, dernière avant l’Espagne
Cerbère ferme la marche, à un jet de pierre de la frontière. Sa plage de galets, posée au fond d’une baie encadrée de collines, a un charme de bout du monde, loin de l’agitation des grandes stations. Le village ferroviaire, avec sa gare internationale et son architecture années 1930, mérite le coup d’œil. C’est l’endroit parfait pour terminer le périple, les pieds dans l’eau, en regardant déjà poindre la Costa Brava à l’horizon.
Quand y aller et comment en profiter
La Côte Vermeille se savoure de mai à octobre, l’eau restant agréable jusqu’à l’automne. Juillet et août sont magnifiques mais saturés : les parkings de Paulilles, Peyrefite ou de l’Ouille affichent complet dès le milieu de matinée. Notre conseil : arrivez avant 10 heures, ou privilégiez la fin de journée, quand la lumière fait vraiment honneur aux roches vermeilles. Hors saison, en juin ou en septembre, vous aurez bien plus de place et des criques presque pour vous.
Pensez aux chaussures d’eau : la plupart des plages sont en galets, parfois glissants. Un masque et un tuba transforment la moindre crique en aquarium, surtout dans la réserve marine. Et gardez à l’esprit que beaucoup de ces plages n’ont aucun commerce : eau, chapeaux et pique-nique sont à prévoir.
Foire aux questions
Où commence et où finit la Côte Vermeille ?
La Côte Vermeille s’étend sur une vingtaine de kilomètres entre Argelès-sur-Mer, où la plage de sable laisse place aux rochers vers le Racou, et Cerbère, à la frontière espagnole. Elle traverse Collioure, Port-Vendres et Banyuls-sur-Mer.
Quelle est la plus belle plage de la Côte Vermeille ?
Tout dépend de ce que vous cherchez. Pour le cadre sauvage et l’eau limpide, l’anse de Paulilles fait l’unanimité. Pour la carte postale, Boramar à Collioure est imbattable. Et pour le snorkeling, rien ne vaut la crique de Peyrefite dans la réserve marine.
Les plages de la Côte Vermeille sont-elles de sable ou de galets ?
Majoritairement de galets, comme à Collioure, Banyuls ou Cerbère. On trouve quelques plages de sable, notamment au Racou et à l’anse de l’Ouille à Argelès, ainsi que la plage du Port d’Avall à Collioure. Des chaussures d’eau sont vivement recommandées.
Peut-on se baigner dans la réserve marine de Cerbère-Banyuls ?
Oui, la baignade et le snorkeling sont autorisés dans la zone de protection générale, par exemple à Peyrefite, où un sentier sous-marin balisé est aménagé. En revanche, certaines activités sont réglementées et une zone de protection renforcée est interdite à toute fréquentation. Renseignez-vous sur place.
La Côte Vermeille est-elle adaptée aux familles avec enfants ?
Oui, à condition de bien choisir ses plages. Le Racou, l’anse de l’Ouille et la plage du Port d’Avall offrent du sable et une entrée dans l’eau progressive. Les criques plus sauvages comme Sainte-Catherine demandent de la marche et conviennent mieux aux enfants un peu plus grands.
Comment accéder à l’anse de Paulilles ?
L’anse de Paulilles se situe sur la commune de Port-Vendres, le long de la route entre Port-Vendres et Banyuls. Un parking est aménagé à l’entrée du site, suivi d’environ dix minutes de marche à travers le jardin pour rejoindre les plages. En été, arrivez tôt, le parking est vite plein.


