Séjour à Palerme : où dormir, quand partir et que voir en ville
Article actualisé le 23 août 2026
L’essentiel à retenir 🌍
Comptez trois à cinq jours pour un séjour à Palerme : le centre historique se visite à pied, entre la Chapelle Palatine, la cathédrale et les marchés de Ballarò et Vucciria. Dormez dans la Kalsa ou autour du Théâtre Massimo pour tout faire à pied, à Mondello pour la plage. La mi-saison (avril-mai, septembre-octobre) reste la meilleure période. Prévoyez 90 à 130 € par jour et par personne hors vol, un ticket de bus AMAT à 1,40 € et 15,50 à 19 € pour le palais des Normands.
Capitale de la Sicile posée sur la côte nord-ouest de l’île, Palerme séduit par son patrimoine arabo-normand, ses marchés bruyants et sa cuisine de rue généreuse. J’y suis allé deux fois avec ma femme et nos enfants, et chaque séjour à Palerme m’a confirmé que la ville mérite au moins trois à quatre jours pleins pour en saisir l’âme.
Entre la cathédrale de Monreale, le palais des Normands, les mosaïques de la Chapelle Palatine et l’incroyable street food des marchés, Palerme offre un condensé de Méditerranée à prix doux. Voici tous mes conseils pour organiser votre séjour à Palerme : dans quel quartier dormir, quand partir, combien prévoir vraiment, comment circuler et quoi visiter en priorité.
Palerme en bref : les repères avant de réserver
Avant d’entrer dans le détail, voici les chiffres que j’aurais aimé avoir sous les yeux avant mon premier séjour. Ils donnent une idée juste de l’échelle de la ville et du rythme à adopter.
- Durée idéale : 3 jours pour l’essentiel, 4 à 5 jours pour souffler et pousser jusqu’à Monreale ou Cefalù.
- Population : environ 630 000 habitants, cinquième ville d’Italie, ce qui en fait une vraie métropole méditerranéenne et non une bourgade touristique.
- Centre historique : à peine 2,5 km², entièrement parcourable à pied en 30 à 40 minutes d’un bout à l’autre.
- Aéroport : Falcone-Borsellino (PMO), à 35 km à l’ouest, relié au centre en train ou en bus.
- Budget quotidien : comptez 90 à 130 € par jour et par personne hors transport aérien, en logement confortable et repas au restaurant.
- Langue : l’italien, avec un anglais correct dans l’hôtellerie mais souvent absent dans les marchés et les trattorias de quartier.
- Monnaie et paiement : l’euro, carte acceptée presque partout, mais gardez toujours 20 à 30 € en liquide pour la street food et les petits marchés.
Palerme fonctionne au ralenti l’après-midi : beaucoup de commerces et certains monuments ferment entre 13 h et 16 h. Calez vos visites le matin et gardez les fins de journée pour l’apéritif et les promenades. Si vous enchaînez plusieurs villes italiennes, mon itinéraire de 15 jours en Italie vous aidera à caler Palerme dans un parcours plus large.
Dans quel quartier dormir à Palerme ?
C’est la question qui change le plus la qualité d’un séjour à Palerme. La ville est étalée, et un hôtel mal placé vous impose une demi-heure de bus matin et soir. Voici les cinq secteurs que je recommande, du plus central au plus balnéaire.
La Kalsa et le bord de mer historique
Ancien quartier arabe longtemps délaissé, la Kalsa est aujourd’hui le secteur le plus agréable pour un premier séjour. Vous y trouverez des B&B installés dans des palais du XVIIIe siècle, la Galerie régionale de Sicile (palais Abatellis), le jardin Garibaldi et un accès direct au front de mer du Foro Italico. Comptez 70 à 140 € la nuit pour une chambre double correcte. Le soir, les places autour de la piazza Magione et de la via Alloro concentrent les bars à vin.
Autour du Théâtre Massimo et de la via Maqueda
C’est le choix le plus pratique si vous voyagez sans voiture : la via Maqueda est piétonne sur une bonne partie de son tracé, les Quattro Canti sont à cinq minutes, et vous êtes à mi-chemin entre les marchés et les grandes avenues commerçantes. Les hôtels y sont un peu plus standardisés mais bien tenus, entre 80 et 160 € la nuit. Bémol : c’est aussi le secteur le plus animé jusqu’à 2 h du matin le week-end, prenez une chambre sur cour.
Ballarò et l’Albergheria
Le quartier le plus populaire et le plus vivant, organisé autour du marché de Ballarò qui s’anime dès 7 h. On y dort pour 45 à 90 € la nuit, souvent chez l’habitant. L’ambiance est authentique et le rapport qualité-prix excellent, mais les rues sont bruyantes tôt le matin et les façades parfois délabrées. Je le conseille aux voyageurs curieux plutôt qu’aux familles avec de très jeunes enfants.
Politeama, Libertà et le Palerme XIXe
Au nord des Quattro Canti, le quartier de la piazza Politeama et de la via della Libertà offre des immeubles Liberty, des trottoirs larges et une atmosphère bourgeoise très calme. C’est le secteur que je recommande aux familles : moins de scooters, plus de commerces du quotidien, et le terminus du bus 806 pour Mondello juste à côté. Prévoyez 90 à 180 € la nuit.
Mondello et le bord de mer
À 11 km du centre, la station balnéaire de Mondello permet d’alterner visites et baignades, ce qui sauve bien des après-midi avec des enfants. Les prix grimpent fort en juillet-août (120 à 250 € la nuit) et redescendent nettement hors saison. Sachez tout de même que vous perdrez 45 minutes de trajet aller-retour à chaque visite en ville. Pour choisir votre spot de baignade, j’ai détaillé les meilleures options dans mon guide des belles plages de Palerme.
Où séjourner à Palerme : mes repères par budget
Palerme propose un large éventail d’hébergements, des palaces face à la mer Tyrrhénienne aux auberges de jeunesse du centre historique, en passant par des bed and breakfast installés dans des palais baroques. Le choix dépend surtout de votre budget et du style de séjour que vous visez.
- Hôtel Villa Igiea Palermo : cet hôtel cinq étoiles installé sur les rives de la mer Tyrrhénienne, dans le quartier d’Acquasanta, offre une vue imprenable sur la baie de Palerme et un cadre Belle Époque restauré.
- Bed & breakfast Palazzo Brunaccini : niché dans le centre historique près du marché de Ballarò, ce charmant établissement occupe un palais du XVIIIe siècle restauré avec goût.
- Auberge de jeunesse Palermo Backpackers : option économique idéale pour les voyageurs en quête d’un hébergement pas cher à Palerme, à deux pas du Théâtre Massimo.
- Quartier de la Kalsa : ancien quartier arabe en pleine renaissance, parfait pour loger dans un B&B authentique entre la cathédrale et le bord de mer, avec accès facile aux musées.
- Mondello : à 11 km du centre, cette station balnéaire est idéale pour combiner visites de la ville et baignades, en particulier en famille avec de jeunes enfants.
Réservez à l’avance, surtout entre juin et septembre, car les meilleurs hébergements partent vite et les prix grimpent vite en haute saison. Consultez les avis récents sur Booking, TripAdvisor ou Google Maps pour vérifier la qualité réelle d’un établissement avant de confirmer. Vérifiez aussi trois détails qui pèsent lourd sur place : la climatisation (indispensable de juin à septembre), l’existence d’un ascenseur (beaucoup de palais historiques n’en ont pas) et la présence d’un double vitrage côté rue.
La taxe de séjour se règle sur place, en liquide le plus souvent : elle va de 1 € à 5 € par personne et par nuit selon la catégorie de l’établissement, dans la limite de quatre nuits consécutives. Les enfants de moins de 12 ans en sont exonérés.
Quand partir à Palerme ?
La meilleure période pour visiter Palerme dépend de vos envies : baignade, visites culturelles ou prix doux. La ville profite d’un climat méditerranéen avec plus de 300 jours de soleil par an et des hivers très doux comparés à la France métropolitaine.
Haute saison (juin à septembre)
Les températures peuvent atteindre 30 à 35 °C, en particulier en juillet et août, avec des pointes plus élevées lors des épisodes de sirocco. C’est la période la plus animée, avec de nombreux festivals : la Festa di Santa Rosalia, du 10 au 15 juillet, rassemble des centaines de milliers de fidèles autour du char de la sainte patronne. Les hébergements affichent vite complet et les prix peuvent doubler.
Basse saison (novembre à février)
Les températures oscillent entre 10 et 16 °C, avec des risques de pluies brèves mais marquées, novembre étant le mois le plus arrosé. Période plus calme, prix nettement plus bas et lumière superbe sur les façades baroques. Idéale pour les voyageurs culturels qui veulent profiter des musées, des palais et des marchés sans la cohue estivale. Prévoyez tout de même une petite laine : les intérieurs siciliens sont rarement chauffés.
Mi-saison (mars-mai et octobre)
C’est la fenêtre idéale pour un séjour à Palerme : températures agréables entre 18 et 26 °C, sites moins saturés, prix raisonnables et premières baignades possibles dès fin avril à Mondello. Avril et mai sont parfaits pour combiner culture et premières excursions sur la côte. Attention à la Semaine sainte, très suivie en Sicile : les prix montent et certains monuments modifient leurs horaires.
Combien de jours faut-il pour visiter Palerme ?
Pour un premier séjour à Palerme, je recommande au minimum trois jours pleins : un pour le centre historique (cathédrale, palais des Normands, Quattro Canti, marchés), un pour Monreale et les sites arabo-normands périphériques, et un troisième pour une journée détente à Mondello ou une excursion à Cefalù.
Avec quatre à cinq jours, vous pourrez ajouter les catacombes des Capucins, le Théâtre Massimo en visite guidée et une excursion à la réserve du Zingaro ou dans la vallée des temples d’Agrigente (2 h de route). Pour combiner Palerme et l’est de la Sicile, comptez 8 à 10 jours en louant une voiture. Voici comment je découperais concrètement chaque format.
Palerme en 2 jours : le week-end express
Jour 1 : Quattro Canti et piazza Pretoria au réveil, puis la Martorana et San Cataldo, la cathédrale de Palerme, déjeuner de street food au marché du Capo, palais des Normands et Chapelle Palatine l’après-midi, apéritif via Maqueda. Jour 2 : Monreale en bus dès l’ouverture (comptez 2 h sur place avec le cloître), retour pour le marché de Ballarò en fin de matinée, Théâtre Massimo l’après-midi et dîner dans la Kalsa. C’est dense, mais faisable.
Palerme en 3 jours : le bon rythme
Reprenez le programme précédent en l’étalant, et consacrez le troisième jour à une journée plus lente : catacombes des Capucins le matin, déjeuner à la Vucciria, puis bus 806 vers Mondello pour la fin d’après-midi et le coucher de soleil sur le mont Pellegrino. C’est le format que je conseille au plus grand nombre : vous voyez l’essentiel sans courir.
Palerme en 5 jours : la ville et ses alentours
Avec cinq jours, ajoutez une journée à Cefalù (55 minutes de train régional, environ 6 €, avec sa cathédrale normande classée à l’UNESCO) et une journée dans la réserve naturelle du Zingaro près de San Vito Lo Capo, ou à la vallée des temples d’Agrigente. Vous aurez aussi le temps d’un vrai après-midi de flânerie dans les antiquaires de la via Bara all’Olivella. Pour aller plus loin sur l’île entière, reportez-vous à mon guide complet pour préparer un voyage en Sicile.
Que faire et que voir à Palerme : les visites à ne pas manquer
Palerme se découvre à pied : la plupart des sites majeurs se concentrent dans le centre historique, autour des Quattro Canti. Sept monuments de la ville et de sa périphérie forment l’itinéraire arabo-normand classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2015. Voici les visites à ne pas manquer pour un premier séjour de trois à cinq jours.
- La cathédrale de Monreale et ses 6 340 m² de mosaïques byzantines à fond d’or, réalisées entre 1179 et 1182, à 9 km du centre. La plus grande surface de mosaïques du bassin méditerranéen, et sans doute le plus beau monument de Sicile.
- Le palais des Normands et la Chapelle Palatine, joyau arabo-normand classé à l’UNESCO, recouvert de mosaïques fines et d’un plafond à muqarnas en bois peint unique dans un édifice chrétien d’Europe.
- La cathédrale de Palerme, façade impressionnante mêlant influences arabes, normandes et baroques, avec les tombeaux royaux, la crypte et un toit panoramique accessible.
- Les marchés de Vucciria, Ballarò et Capo, véritables théâtres populaires où goûter la street food sicilienne (panelle, sfincione, pane ca’ meusa, arancini).
- Le Théâtre Massimo, plus grand opéra d’Italie et troisième d’Europe par sa taille, célèbre pour la scène finale du Parrain III. La visite guidée de 40 minutes existe en français.
- Les Quattro Canti et la Piazza Pretoria, cœur baroque de la ville avec sa fontaine ornée de statues nues qui lui valut le surnom de fontaine de la honte.
- L’église San Cataldo et la Martorana, deux merveilles arabo-normandes côte à côte, avec coupoles rouges typiques et mosaïques byzantines du XIIe siècle.
- Les catacombes des Capucins, lieu insolite et troublant qui abrite près de 8 000 corps, dont plus de 1 200 momies exposées, du XVIe au XIXe siècle.
- Mondello, station balnéaire à 20 minutes de bus, plage de sable blanc et eau turquoise idéale pour une journée détente en famille.
Pour rayonner depuis Palerme, je recommande deux excursions à la journée : Cefalù et son rocher médiéval (moins d’une heure en train), et la réserve naturelle du Zingaro avec ses criques sauvages, près de San Vito Lo Capo. Si vous avez encore une demi-journée, l’Orto Botanico et ses ficus géants offrent une pause bienvenue à l’ombre, et le musée archéologique Salinas abrite les métopes de Sélinonte, parmi les plus belles sculptures grecques d’Occident.
Combien coûte un séjour à Palerme ?
Le prix d’un séjour à Palerme dépend de la saison, de la durée, du type d’hébergement et des activités prévues. Pour un séjour d’une semaine en couple ou en famille, comptez en moyenne 700 à 1 500 € par personne tout compris (vol, hébergement, restauration, transports sur place et visites). Palerme reste l’une des capitales régionales les moins chères d’Italie occidentale.
- hôtel de luxe : 200 à 600 € par nuit en haute saison ;
- hôtel de catégorie moyenne : 100 à 300 € par nuit ;
- bed and breakfast en centre historique : 50 à 150 € par nuit ;
- auberge de jeunesse : 20 à 50 € par nuit en dortoir ;
- repas dans une trattoria populaire : 12 à 25 € par personne, vin compris ;
- street food (arancino, panelle, pane con la milza) : 2 à 5 € pour un encas complet ;
- granita con brioche au petit-déjeuner : 3 à 4,50 € ;
- café serré au comptoir : 1 à 1,50 €, le double en terrasse sur une place touristique.
Côté transport, le vol Paris-Palerme coûte généralement entre 80 et 250 € aller-retour selon la saison et l’anticipation. Pensez à comparer plusieurs sites de réservation et à inclure les éventuels frais annexes (taxes de séjour, parking, location de voiture). Pour préparer la suite du voyage et rejoindre le continent, jetez un œil à mon guide pour voyager en Italie depuis la France.
Le prix des visites : les tarifs d’entrée des principaux monuments
C’est le poste que les voyageurs sous-estiment le plus. À Palerme, les grands monuments sont payants et les tarifs ont sensiblement augmenté ces dernières années. Voici les ordres de grandeur à prévoir pour un adulte.
- Palais des Normands et Chapelle Palatine : environ 15,50 € les mardis, mercredis et jeudis (Chapelle, jardins royaux, zone archéologique) et 19 € les autres jours, quand les Appartements royaux sont accessibles.
- Cathédrale de Monreale : la nef reste en accès libre ; comptez environ 7 € pour le cloître bénédictin et autour de 12 € pour le billet combiné terrasses, chapelle Roano et musée diocésain.
- Cathédrale de Palerme : entrée libre dans la nef, environ 12 € pour le billet combiné tombeaux royaux, crypte, trésor et toits panoramiques.
- Catacombes des Capucins : environ 5 €, photos interdites à l’intérieur.
- Théâtre Massimo : visite guidée de 40 minutes à partir de 8 à 12 € selon la formule, réservation en ligne conseillée.
- Musée archéologique Salinas : environ 6 €.
- Orto Botanico : environ 7 €.
Deux cartes existent et servent des besoins différents : la PMO Tourist Card, orientée transport (bus urbains illimités 24, 48 ou 72 h, réductions taxis et boutiques), et le Palermo Culture Pass, qui donne accès pendant sept jours à plusieurs musées municipaux et régionaux (Salinas, Orto Botanico, palais Steri, musée Riso). Ni l’une ni l’autre ne couvre le palais des Normands ni Monreale, qui se règlent séparément : faites le calcul avant d’acheter.
Comment se déplacer dans Palerme ?
La bonne nouvelle, c’est que le centre historique se fait presque entièrement à pied. La mauvaise, c’est que tout ce qui est excentré (Monreale, Mondello, les catacombes) demande un bus, et que la circulation palermitaine décourage vite les conducteurs français.
- Bus urbains AMAT : le ticket 90 minutes coûte 1,40 € en prévente (tabaccheria, kiosque, application AMAT Mobile) et 1,80 € à bord. Le carnet de 20 trajets revient à environ 23,50 € et le pass journée à 3,50 €. Compostez systématiquement, les contrôles existent.
- Bus 806 : la ligne clé pour Mondello, au départ de la piazza Politeama, en 30 à 45 minutes selon le trafic.
- Bus 389 : la desserte de Monreale depuis la piazza Indipendenza, environ 30 minutes de montée.
- Tramway et métro régional : quatre lignes de tram desservent surtout la périphérie ; le passante ferroviario relie l’aéroport, la gare centrale et plusieurs quartiers nord, pratique pour rejoindre Cefalù.
- Taxi : environ 10 à 15 € pour une course en centre-ville, 20 à 25 € jusqu’à Mondello. Exigez le compteur ou fixez le prix avant de monter.
- Voiture : à éviter dans le centre, où la zone à trafic limité (ZTL) est active en semaine et verbalisée automatiquement. Louez plutôt le jour de votre départ vers le reste de l’île.
Un mot sur la circulation : à Palerme, les passages piétons se négocient. Avancez d’un pas ferme et régulier, les scooters s’adaptent. Avec des enfants, tenez-les côté trottoir et privilégiez les axes piétonniers de la via Maqueda et du corso Vittorio Emanuele. Si conduire vous rebute pour la suite du voyage, le circuit en Italie peut aussi s’organiser en train et en bus.
Que goûter absolument lors d’un séjour à Palerme ?
La gastronomie palermitaine est l’une des plus riches d’Italie, héritée des influences arabes, espagnoles et grecques. Côté street food, ne quittez pas la ville sans avoir goûté l’arancino (boule de riz frite farcie), la panelle (galette de pois chiches), le sfincione (pizza épaisse à l’oignon et à l’anchois) et le pane ca’ meusa (sandwich à la rate, plus pour les aventureux).
Côté sucré, la granita con brioche au petit-déjeuner est un rituel local à respecter, tout comme le cannolo à la ricotta de brebis, garni au dernier moment chez les bons pâtissiers, et la cassata siciliana. Pour les vins, goûtez les blancs d’Alcamo et les rouges de l’Etna, parfaits avec les pâtes alla Norma, les sarde a beccafico ou le poisson grillé.
Où et quand manger : mes repères par moment de la journée
- Marché de Ballarò : le plus vivant pour la street food du matin, actif de 7 h à 14 h environ, du lundi au samedi.
- Marché du Capo : le plus photogénique, mêmes horaires, avec de bonnes friggitorie autour de la via Sant’Agostino.
- Vucciria : quasi désert la journée, il se transforme en immense terrasse à ciel ouvert à partir de 20 h, très fréquenté par les étudiants.
- Trattorias de quartier : le service du soir commence rarement avant 20 h, et un dîner avant 19 h 30 vous condamne aux adresses touristiques.
- Réservation : indispensable le vendredi et le samedi soir dans les bonnes tables de la Kalsa, même hors saison.
Palerme en famille : ce qui fonctionne avec des enfants
Nous y sommes allés deux fois avec nos deux enfants, et Palerme est une ville plus facile qu’elle en a l’air pour les familles, à condition d’accepter un rythme sicilien. Les Palermitains adorent les enfants et les restaurants s’adaptent sans broncher, même tard le soir.
- Ce qui plaît : les marchés et leurs étals spectaculaires, les catacombes pour les préadolescents (à éviter avant 8 ans), la plage de Mondello, les théâtres de marionnettes siciliennes (opera dei pupi) inscrites au patrimoine immatériel de l’UNESCO, et la montée en voiture ou en bus au mont Pellegrino.
- Ce qui coince : les trottoirs étroits et défoncés, peu praticables en poussette ; la chaleur de juillet et août ; le bruit constant des scooters.
- Mon organisation : une visite culturelle le matin, une sieste ou une piscine entre 13 h et 16 h, une sortie plage ou parc en fin d’après-midi.
- À prévoir : une gourde par personne, la ville compte de nombreuses fontaines mais peu d’ombre sur les grandes places.
Si vous cherchez une formule sans logistique, l’option club all-inclusive en Sicile reste efficace en famille, quitte à consacrer deux jours à Palerme depuis le club.
Comment se rendre à Palerme depuis la France ?
L’aéroport Falcone-Borsellino (PMO) se situe à 35 km du centre. Deux liaisons simples le relient à la ville : le train Trinacria Express depuis la gare de Punta Raisi, située sous l’aérogare (environ 50 minutes jusqu’à Palermo Centrale, autour de 6,80 €, un départ toutes les 30 minutes), et les bus Prestia e Comandè (50 minutes, environ 6,30 €, arrêt devant la gare centrale). Comptez 2 h 30 à 3 h de vol direct depuis Paris, Lyon, Marseille ou Nice avec Air France, Transavia, Volotea, Ryanair ou easyJet.
Vous pouvez aussi rejoindre Palerme en ferry depuis Gênes, Civitavecchia ou Naples avec Grandi Navi Veloci ou Tirrenia. La traversée dure 10 à 21 heures selon le port de départ, mais permet d’embarquer votre voiture. Une autre option : faire escale à Palerme dans le cadre d’une croisière en Méditerranée. Enfin, si vous enchaînez plusieurs étapes italiennes, sachez qu’un vol intérieur relie Palerme à Rome en une heure, et qu’un vol pour les Pouilles permet de boucler un beau circuit dans le sud.
Mes conseils pratiques pour un séjour à Palerme réussi
- évitez de circuler en voiture dans le centre historique : ZTL, sens uniques imprévisibles et stationnement difficile, préférez le bus, le taxi ou la marche ;
- achetez vos billets en ligne pour la Chapelle Palatine et le Théâtre Massimo, les créneaux partent vite d’avril à octobre ;
- privilégiez les marchés en matinée (8 h-12 h), quand l’ambiance est la plus dense et la marchandise la plus fraîche ;
- en été, prévoyez chapeau, eau et crème solaire : la chaleur peut être étouffante, surtout l’après-midi entre 13 h et 17 h ;
- réservez en avance les hôtels et les bonnes tables en haute saison, ainsi que les visites guidées ;
- respectez les usages locaux : épaules et genoux couverts dans les églises, pourboire facultatif au restaurant (5 à 10 % apprécié), paiement en liquide encore courant dans la street food ;
- gardez sac et téléphone devant vous dans les marchés bondés et dans le bus de l’aéroport : les pickpockets sont le seul vrai risque de la ville ;
- méfiez-vous du coperto et du service ajoutés à l’addition (1,50 à 3 € par personne), parfaitement légaux mais rarement annoncés.
Si vous préférez confier l’organisation à un professionnel, consultez mes guides pour choisir une agence de voyage en Italie ou pour préparer un voyage organisé en Italie. Une dernière chose : gardez une demi-journée sans programme. À Palerme, les meilleures découvertes se font en poussant une porte d’église au hasard ou en s’asseyant à une terrasse de la piazza Marina.
Foire aux questions
Trois jours pleins permettent de couvrir l’essentiel : centre historique, Monreale, Chapelle Palatine, marchés et une demi-journée à Mondello. Avec cinq jours, vous ajoutez les catacombes des Capucins, le Théâtre Massimo et une excursion à Cefalù ou au Zingaro.
La Kalsa et les abords du Théâtre Massimo offrent le meilleur compromis entre calme relatif et visites à pied. Ballarò est le secteur le moins cher et le plus populaire, Politeama le plus tranquille pour les familles, Mondello le choix balnéaire à 11 km du centre.
Les mois d’avril, mai, septembre et octobre offrent le meilleur compromis : températures entre 18 et 26 °C, sites peu fréquentés et prix d’hébergement raisonnables. Juillet et août sont très chauds, jusqu’à 35 °C, et nettement plus chers.
Comptez en moyenne 700 à 1 500 € par personne tout compris pour une semaine, vol, hébergement, restauration et transports inclus. En basse saison et en bed and breakfast, vous pouvez descendre à 500 € ; en haute saison dans un quatre étoiles, comptez 2 000 € et plus.
Le palais des Normands et la Chapelle Palatine reviennent à 15,50 € en semaine et 19 € les jours où les Appartements royaux sont ouverts. Le cloître de Monreale coûte environ 7 €, les catacombes des Capucins 5 € et la visite guidée du Théâtre Massimo 8 à 12 €.
Le centre historique se parcourt entièrement à pied en 30 à 40 minutes d’un bout à l’autre. Pour le reste, le ticket de bus AMAT valable 90 minutes coûte 1,40 € en prévente et 1,80 € à bord, avec un pass journée à 3,50 €.
Le train Trinacria Express relie la gare de Punta Raisi, située sous l’aérogare, à Palermo Centrale en 50 minutes environ pour 6,80 €, avec un départ toutes les 30 minutes. Les bus Prestia e Comandè mettent le même temps pour environ 6,30 €, et un taxi coûte 45 à 55 €.
Le bus 806 de l’AMAT relie la piazza Politeama à Mondello en 30 à 45 minutes pour 1,40 € en prévente. Un taxi coûte 20 à 25 €. Évitez d’y aller en voiture en été : le stationnement est saturé et payant sur toute la promenade.
Palerme est globalement sûre pour les visiteurs, comme la plupart des grandes villes méditerranéennes. Restez vigilant face aux pickpockets dans les marchés bondés et le bus de l’aéroport, et évitez les ruelles désertes la nuit. Le centre historique reste très animé jusque tard en soirée.
Côté street food : arancino, panelle, sfincione et, pour les courageux, le pane ca’ meusa. Côté sucré : granita con brioche au petit-déjeuner, cannolo à la ricotta de brebis et cassata siciliana. Goûtez aussi les vins blancs d’Alcamo et les rouges de l’Etna.

