Que faire à Lyon ? Guide complet : quartiers, visites et bonnes adresses

Que faire à Lyon ? Guide complet : quartiers, visites et bonnes adresses

Article actualisé le 23 août 2026

L’essentiel à retenir 🌍

Lyon se visite idéalement en 2 à 3 jours. Les temps forts : les traboules du Vieux Lyon, la basilique de Fourvière et son panorama, la Croix-Rousse des canuts, la Presqu’île commerçante, le quartier Confluence et son musée, le parc de la Tête d’Or. À table, visez les bouchons portant le label officiel. Budget : 45 à 80 euros par jour et par personne hors hébergement.

Lyon est la troisième commune la plus peuplée de France et le seul grand centre urbain français dont 500 hectares sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998. Entre les traboules du Vieux Lyon, les deux collines de Fourvière et de la Croix-Rousse, la Presqu’île coincée entre Rhône et Saône, et le quartier contemporain de Confluence, la ville aligne vingt siècles d’histoire sur quelques kilomètres carrés. Nous y sommes retournés plusieurs fois en famille : voici les lieux qui méritent vraiment votre temps, avec les tarifs, les durées de visite et un itinéraire prêt à suivre.

Lyon en bref : ce qu’il faut savoir avant de partir

Fondée en 43 avant J.-C. sous le nom de Lugdunum, Lyon fut capitale des Gaules avant de devenir capitale européenne de la soie, puis un pôle gastronomique et industriel. La ville s’organise autour de deux fleuves (le Rhône et la Saône) et de deux collines : Fourvière, « la colline qui prie », et la Croix-Rousse, « la colline qui travaille ». Cette géographie très lisible est ce qui rend la visite simple, même sans plan.

Comptez deux jours pleins pour l’essentiel, trois si vous voulez ajouter les musées et une escapade dans le Beaujolais. Le centre historique se parcourt à pied, les dénivelés se franchissent en funiculaire, et les quartiers plus éloignés (Confluence, parc de la Tête d’Or, Part-Dieu) sont reliés par le métro et le tramway. Aucun besoin de voiture une fois sur place.

Place Bellecour et la Presqu’île

La place Bellecour de Lyon illuminée de nuit avec la statue équestre de Louis XIV

La place Bellecour, avec ses 62 000 m², est l’une des plus grandes places piétonnes d’Europe et le point de départ naturel d’une visite de Lyon. Au centre trône la statue équestre de Louis XIV réalisée par le sculpteur lyonnais François-Frédéric Lemot en 1825. C’est ici que se trouve l’office de tourisme, et c’est de là que partent les principaux axes de la ville. La grande roue installée l’hiver et la vue dégagée sur Fourvière en font aussi un bon repère photo.

Au nord de Bellecour commence la Presqu’île, cette langue de terre entre Rhône et Saône qui concentre le cœur commerçant et culturel de Lyon. La rue de la République, souvent appelée « la Ré », est l’artère piétonne principale. Elle mène à la place des Terreaux, dominée par l’hôtel de ville et la fontaine Bartholdi, du même sculpteur que la statue de la Liberté. Juste à côté, le musée des Beaux-Arts occupe une ancienne abbaye bénédictine et abrite l’une des plus riches collections de France après le Louvre (entrée : 12 euros, gratuit pour les moins de 26 ans).

Ne manquez pas le quartier des Halles Paul Bocuse, cours Lafayette, côté rive gauche du Rhône : une cinquantaine d’artisans y vendent quenelles, saucissons, fromages Mère Richard et pâtisseries. On peut y déjeuner sur le pouce au comptoir pour une quinzaine d’euros, ce qui reste la façon la plus économique de goûter la cuisine lyonnaise.

Le Vieux Lyon et ses traboules

Le Vieux Lyon, au pied de la colline de Fourvière, est l’un des plus vastes ensembles Renaissance d’Europe, avec près de 24 hectares protégés. Il fut d’ailleurs le premier secteur sauvegardé de France, en 1964, grâce à la loi Malraux. Il se divise en trois quartiers : Saint-Jean au centre, Saint-Paul au nord et Saint-Georges au sud. La rue Saint-Jean concentre les façades les plus remarquables, avec leurs fenêtres à meneaux et leurs cours intérieures à galeries.

La signature du quartier, ce sont les traboules : des passages couverts qui traversent les immeubles d’une rue à l’autre, du latin trans ambulare, « passer à travers ». Lyon en compterait environ 500, dont une quarantaine ouvertes au public grâce à une convention passée avec les copropriétaires. Les plus spectaculaires sont la Cour des Voraces à la Croix-Rousse, avec son escalier monumental à six étages, et la Tour Rose, 16 rue du Bœuf. Repérez les plaques rondes ou les poignées en laiton sur les portes : ce sont les traboules accessibles. Poussez la porte doucement, refermez-la derrière vous, et parlez à voix basse : ce sont des immeubles habités.

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Le quartier abrite aussi la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, dont la construction s’est étalée du XIIe au XVe siècle. Son horloge astronomique du XIVe siècle, l’une des plus anciennes d’Europe, indique les fêtes religieuses jusqu’en 2019 et se met en mouvement plusieurs fois par jour. L’entrée est gratuite.

La basilique Notre-Dame de Fourvière et la colline qui prie

La basilique Notre-Dame de Fourvière et ses quatre tours dominant la ville de Lyon

La basilique Notre-Dame de Fourvière est le monument le plus visité de Lyon. Sa première pierre a été posée en 1872, la dernière en 1884, et l’édifice a été consacré le 16 juin 1896. On la doit à l’architecte Pierre Bossan, dont la santé déclinante a contraint à confier une large part du chantier à Louis Sainte-Marie Perrin. Le résultat mêle inspirations néo-byzantine et néo-gothique, avec une profusion de mosaïques dorées, de marbres et de vitraux qui surprennent au premier regard. La visite de l’église haute et de la crypte est gratuite.

Pour monter, prenez le funiculaire à la station Vieux Lyon, ligne F2 : le trajet dure moins de 5 minutes et il est inclus dans un ticket TCL classique. Les plus courageux grimperont par la montée des Chazeaux et ses 228 marches, ou par le jardin du Rosaire. Depuis l’esplanade, le panorama couvre toute la ville, la confluence des deux fleuves et, par temps clair, le mont Blanc. Pour un point de vue plus haut encore, la visite guidée des toitures (environ 10 euros) donne accès aux terrasses et à l’intérieur des tours.

À deux pas se trouvent les théâtres romains de Fourvière. Le grand théâtre, édifié vers 15 avant J.-C. sous Auguste, pouvait accueillir près de 10 000 spectateurs après ses agrandissements ; l’odéon voisin en recevait 3 000. L’accès au site archéologique est gratuit, et chaque été le festival des Nuits de Fourvière y programme concerts, théâtre et danse dans un décor deux fois millénaire. Le musée Lugdunum, semi-enterré à flanc de colline, complète la visite avec ses mosaïques et la célèbre Table claudienne.

La Croix-Rousse : le quartier des canuts et des artistes

Les façades et les pentes du quartier de la Croix-Rousse à Lyon, la colline des canuts

La Croix-Rousse, « la colline qui travaille », doit son identité aux canuts, les ouvriers de la soie qui y installèrent leurs ateliers à partir des années 1820. Leurs immeubles ont des plafonds de près de 4 mètres, conçus pour loger les métiers à tisser Jacquard : c’est ce qui donne aujourd’hui ces appartements si lumineux et si convoités. Les canuts ont marqué l’histoire sociale française avec les révoltes de 1831 et 1834, considérées comme les premières insurrections ouvrières de l’ère industrielle.

Le quartier a gardé son esprit village : ateliers d’artistes, librairies indépendantes, boutiques de créateurs et un marché quotidien boulevard de la Croix-Rousse, l’un des plus animés de la ville (tous les matins sauf le lundi). Prenez le temps de descendre par la montée de la Grande Côte, qui offre une vue plongeante sur la Presqu’île, et de traverser les pentes, où les traboules relient les rues en escalier.

Deux étapes s’imposent. Le Mur des Canuts, boulevard des Canuts, est le plus grand trompe-l’œil d’Europe avec ses 1 200 m² ; repeint plusieurs fois depuis 1987, il montre le quartier vieillir en même temps que ses habitants. Et la Maison des Canuts, rue d’Ivry, propose une visite guidée avec démonstration de tissage sur métier Jacquard : comptez 10 euros en plein tarif, 7 euros pour les étudiants et les enfants à partir de 11 ans, gratuit en dessous. Les créneaux sont limités, réservez à l’avance.

Lyon Confluence : l’architecture du XXIe siècle

Le quartier Lyon Confluence et ses bâtiments contemporains colorés au bord de la Saône

À la pointe sud de la Presqu’île, là où le Rhône rejoint la Saône, le quartier de Confluence est le visage contemporain de Lyon. Cet ancien secteur de docks, d’abattoirs et de gares de marchandises fait l’objet depuis 2003 de l’une des plus grandes opérations de renouvellement urbain d’Europe, sur 150 hectares. Il a été le premier quartier français labellisé WWF « quartier durable ».

On y vient pour l’architecture : les Cubes orange, vert et argent signés Jakob + MacFarlane le long de la darse, le siège d’Euronews aux façades vertes, les anciennes Salins du Midi et le marché de gros réhabilités. Le centre commercial Confluence, ouvert en 2012, et la place nautique, une marina urbaine reliée à la Saône, structurent la promenade. Le quartier accueille aussi La Sucrière, ancien entrepôt à sucre devenu lieu d’exposition et siège de la Biennale d’art contemporain.

Le plus agréable est d’y venir à pied depuis le centre, en longeant les quais de Saône et leurs installations artistiques : comptez 30 à 40 minutes depuis Bellecour. Sinon, le tramway T1 dessert le quartier en une dizaine de minutes, et une navette fluviale relie Confluence à Vaise en saison.

Le musée des Confluences et les autres musées de Lyon

Le musée des Confluences à Lyon et sa structure de verre et d'acier en forme de nuage

Inauguré en décembre 2014 à la pointe de Confluence, le musée des Confluences est un musée de sciences et de sociétés qui raconte, en quatre grandes expositions permanentes, les origines de l’univers, l’évolution du vivant, les sociétés humaines et le rapport à la mort. Le bâtiment lui-même, conçu par l’agence autrichienne Coop Himmelb(l)au, est une pièce d’architecture déconstructiviste faite de verre et d’acier, surnommée « le Cristal et le Nuage ».

Les collections rassemblent près de 2,2 millions d’objets issus notamment de l’ancien muséum d’histoire naturelle : météorites, squelettes de dinosaures, momies, textiles et art aborigène. Comptez 2 à 3 heures de visite, davantage avec des enfants. Tarif plein : 12 euros, tarif réduit 7 euros, gratuit pour les moins de 18 ans et les étudiants de moins de 26 ans. Ouvert du mardi au dimanche de 10h30 à 18h30, avec des nocturnes le premier jeudi du mois.

Lyon compte plus de 20 musées, et plusieurs valent le détour si vous restez trois jours. Le musée des Beaux-Arts, place des Terreaux, pour les peintures et les antiquités. Le musée Lumière, dans la villa des frères Lumière à Monplaisir, sur les lieux mêmes où fut tourné le premier film de l’histoire en 1895. Le musée Miniature et Cinéma, dans le Vieux Lyon, qui ravit les enfants avec ses décors au 1/12e et ses accessoires de tournage. Le musée des Tissus et des Arts décoratifs, référence mondiale sur la soie. Et les musées Gadagne, consacrés à l’histoire de Lyon et aux arts de la marionnette, patrie de Guignol.

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Le parc de la Tête d’Or : la respiration de la ville

Créé en 1857, le parc de la Tête d’Or est l’un des plus grands parcs urbains de France avec ses 105 hectares, dont un lac de 16 hectares où l’on peut louer une barque. C’est le poumon vert de Lyon, à dix minutes de la Part-Dieu, et l’endroit où nous emmenons systématiquement les enfants quand la visite de musées commence à peser.

L’entrée est gratuite, tout comme le parc zoologique (girafes, lémuriens, plaine africaine) et le jardin botanique, dont les serres abritent l’une des plus importantes collections de France. La roseraie internationale, avec ses milliers de variétés, se visite au mieux en juin. Le parc ouvre en général de 6h30 à 22h30 en été et jusqu’à 20h30 l’hiver. Prévoyez une demi-journée si vous flânez, deux heures si vous ciblez le zoo. C’est aussi une belle option de journée en famille par temps clément, entre train miniature, poneys et aires de jeux.

Manger lyonnais : bouchons, label officiel et bonnes adresses

Lyon revendique le titre de capitale de la gastronomie, une formule attribuée au critique Curnonsky dans les années 1930 et solidement entretenue depuis par les mères lyonnaises puis par Paul Bocuse. Le passage obligé, c’est le bouchon : une petite salle, des nappes à carreaux, une carte courte et une cuisine de charcuterie et d’abats.

Attention à un piège que beaucoup de visiteurs ignorent : le terme « bouchon lyonnais » n’est pas protégé juridiquement, n’importe quel restaurant peut s’en réclamer. Pour éviter les attrape-touristes du Vieux Lyon, cherchez le label officiel « Les Bouchons Lyonnais », créé en 2012 à l’initiative de la CCI de Lyon et d’ONLYLYON Tourisme. Seule une vingtaine d’établissements le détiennent dans la métropole, après un audit portant sur la cuisine maison, les produits et l’accueil. La plaque en laiton est apposée sur la devanture, et la liste complète est publiée par l’office de tourisme.

Au menu, attendez-vous à la quenelle de brochet sauce Nantua, au tablier de sapeur (gras-double pané), à l’andouillette, à la salade lyonnaise et à la cervelle de canut, un fromage blanc battu aux herbes qui n’a rien d’un abat malgré son nom. Comptez 20 à 30 euros le menu complet, souvent servi avec un pot de beaujolais de 46 cl. Réservez : les vraies bonnes tables affichent complet dès 19h30. Pour l’anecdote, les vins du Beaujolais et des Côtes du Rhône poussent à moins d’une heure de la ville, ce qui explique la générosité des cartes.

La Fête des Lumières, le rendez-vous de décembre

Si vous pouvez choisir vos dates, venez début décembre. La Fête des Lumières trouve son origine le 8 décembre 1852 : ce jour-là, l’inauguration de la statue de la Vierge sur la chapelle de Fourvière est perturbée par un orage, et les Lyonnais improvisent en illuminant spontanément leurs fenêtres de lumignons. La tradition ne s’est jamais arrêtée depuis.

Devenue un festival d’art lumière de dimension internationale, la fête s’étale aujourd’hui sur quatre soirées autour du 8 décembre, avec une trentaine d’installations monumentales projetées sur les façades de la place des Terreaux, de la cathédrale Saint-Jean ou du parc de la Tête d’Or. L’événement est entièrement gratuit et attire environ 2 millions de visiteurs. Deux conseils appris à nos dépens : réservez votre hébergement plusieurs mois à l’avance (les prix doublent), et privilégiez le début de soirée ou le dernier jour, moins denses. Les Lyonnais continuent de poser leurs lumignons sur les rebords de fenêtres le 8 au soir, et c’est peut-être le plus joli de la fête. Si vous aimez cette ambiance de décembre, Lyon se combine bien avec les plus beaux marchés de Noël de France.

Itinéraire de 2 jours à Lyon

Jour 1 : Vieux Lyon, Fourvière et Presqu’île

  • 9h : départ de la place Bellecour, traversée de la Saône par la passerelle Saint-Georges.
  • 9h30 : Vieux Lyon, rue Saint-Jean, cathédrale Saint-Jean-Baptiste et deux ou trois traboules (comptez 1h30).
  • 11h30 : funiculaire F2 vers Fourvière, basilique, esplanade et panorama.
  • 13h : déjeuner dans un bouchon labellisé du Vieux Lyon ou de la Presqu’île.
  • 15h : théâtres romains et musée Lugdunum, puis descente à pied par les jardins.
  • 17h : place des Terreaux, musée des Beaux-Arts et rue de la République.
  • 20h : dîner sur les quais du Rhône ou aux Halles Paul Bocuse.

Jour 2 : Croix-Rousse, Confluence et parc

  • 9h : marché de la Croix-Rousse, boulevard de la Croix-Rousse, puis Mur des Canuts.
  • 10h30 : Maison des Canuts et démonstration de tissage (visite guidée, 1h).
  • 12h : descente par la montée de la Grande Côte et déjeuner sur la Presqu’île.
  • 14h : tramway T1 vers Confluence, promenade architecturale et place nautique.
  • 15h30 : musée des Confluences (2 à 3 heures).
  • 18h30 : retour par les quais de Saône, ou parc de la Tête d’Or si la journée est belle.

Avec un troisième jour, ajoutez le parc de la Tête d’Or le matin, le musée Lumière l’après-midi, ou une escapade dans les vignes du Beaujolais, à 45 minutes au nord.

Budget : combien coûte un week-end à Lyon

Lyon reste une destination raisonnable comparée à Paris, à condition de ne pas dormir en plein Vieux Lyon en décembre. Voici les ordres de grandeur que nous constatons, par personne et par jour.

  • Transports urbains : 7,10 euros le Pass 24h TCL, 2,10 euros le ticket à l’unité en zones 1-2.
  • Repas : 15 euros le midi aux Halles ou en formule, 20 à 30 euros le soir dans un bouchon.
  • Musées : 7 à 12 euros l’entrée, souvent gratuite pour les moins de 18 ans.
  • Visites gratuites : basilique de Fourvière, théâtres romains, cathédrale, traboules, parc et zoo de la Tête d’Or, Mur des Canuts.
  • Hébergement : 70 à 130 euros la nuit en hôtel 3 étoiles bien situé, davantage en décembre.
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Au total, tablez sur 45 à 80 euros par jour et par personne hors hébergement. La Lyon City Card devient rentable dès deux musées visités dans la journée : elle coûte environ 27 euros pour 24 heures et 37 euros pour 48 heures, et donne accès à 23 musées, aux transports en illimité, au funiculaire et à plusieurs visites guidées. Si vous arrivez en train, comparez aussi les tarifs à l’avance : nos astuces pour voyager en train pas cher font vite baisser la facture sur un Paris-Lyon.

Se déplacer à Lyon et y accéder

  • Comment s’y rendre : TGV depuis Paris en 2 heures (gare de la Part-Dieu ou Perrache). L’aéroport Lyon-Saint Exupéry est relié au centre en 30 minutes par le tramway Rhônexpress. En voiture, Lyon est au carrefour de l’A6 (Paris), de l’A7 (Marseille) et de l’A43 (Grenoble et les Alpes).
  • Se déplacer : le réseau TCL réunit 4 lignes de métro, 7 lignes de tramway, 2 funiculaires et un vaste réseau de bus. Le Pass 24h coûte 7,10 euros. Les vélos en libre-service Vélo’v complètent bien l’offre sur les quais, plats et aménagés.
  • Voiture : évitez de circuler dans l’hypercentre, largement piéton et en zone à faibles émissions. Les parkings relais TCL en périphérie sont gratuits ou très bon marché avec un titre de transport.
  • Quand visiter : le printemps (avril à juin) et l’automne (septembre-octobre) offrent le meilleur compromis météo et affluence. L’été est chaud dans la vallée du Rhône, avec des pointes à 35 °C. Décembre vaut pour la Fête des Lumières, mais tout est plein.

Où dormir à Lyon : bien choisir son hôtel

Une escapade réussie à Lyon passe aussi par le choix de l’hébergement. Un hôtel idéalement placé à Lyon, à deux pas de la place Bellecour ou des quais de Saône, permet de profiter de la ville à pied sans perdre de temps dans les transports. Les quartiers de la Presqu’île, du Vieux Lyon et de la Part-Dieu concentrent la plupart des hôtels.

Chaque quartier a sa logique. La Presqu’île, entre Bellecour et les Terreaux, est le meilleur compromis : central, commerçant, bien desservi. Le Vieux Lyon est le plus pittoresque mais aussi le plus bruyant le soir et le plus cher. La Part-Dieu est pratique si vous arrivez en TGV et repartez tôt, sans charme particulier. Confluence et les pentes de la Croix-Rousse offrent souvent un meilleur rapport qualité-prix, à dix minutes de métro du centre.

Pour un séjour confortable, privilégiez un établissement avec un bon petit-déjeuner (idéalement avec des produits locaux), une literie de qualité et un service de conciergerie pour réserver une table dans un bouchon ou un restaurant gastronomique. Comptez 70 à 130 euros la nuit en hôtel 3 étoiles bien situé, et vérifiez la présence d’un ascenseur si vous logez dans un immeuble ancien du Vieux Lyon : beaucoup n’en ont pas.

Autour de Lyon : cinq escapades à moins de deux heures

  • Le Beaujolais (45 min) : les pierres dorées au sud, les dix crus au nord, des villages de vignerons et des caveaux ouverts toute l’année.
  • Pérouges (35 min) : cité médiévale perchée dans l’Ain, classée parmi les Plus Beaux Villages de France, connue pour sa galette au sucre.
  • La vallée du Rhône (1h) : les vignobles en terrasses de Côte-Rôtie et de l’Hermitage, puis les villages d’Ardèche et les gorges, côté rive droite.
  • Les Alpes (1h à 1h30) : Grenoble et sa Bastille, Chambéry entre lacs et patrimoine savoyard, ou la station des 2 Alpes et son glacier pour skier en été.
  • La Provence (2h en TGV) : Lyon est la porte d’entrée du Sud, à une matinée des plus beaux villages de Provence.

Foire aux questions

Consacrez le premier jour au Vieux Lyon, à ses traboules et à la basilique de Fourvière, avec un déjeuner dans un bouchon labellisé. Le second jour, enchaînez le marché et la Maison des Canuts à la Croix-Rousse, puis le quartier Confluence et son musée. Deux jours pleins suffisent pour les sites principaux.

Deux jours couvrent les quartiers historiques et les vues panoramiques. Trois jours permettent d’ajouter les musées (Beaux-Arts, Lumière, Miniature et Cinéma), le parc de la Tête d’Or ou une escapade dans le Beaujolais, à 45 minutes de la ville.

Une traboule est un passage couvert qui traverse un immeuble d’une rue à l’autre, du latin trans ambulare. Lyon en compterait environ 500, dont une quarantaine ouvertes au public, principalement dans le Vieux Lyon et sur les pentes de la Croix-Rousse. La Cour des Voraces et la Tour Rose sont les plus spectaculaires.

L’appellation bouchon n’est pas protégée juridiquement, n’importe quel restaurant peut s’en réclamer. Cherchez la plaque du label officiel « Les Bouchons Lyonnais », créé en 2012 par la CCI de Lyon et ONLYLYON Tourisme : une vingtaine d’établissements seulement le détiennent dans la métropole.

Le Pass 24h du réseau TCL coûte 7,10 euros et couvre métro, tramway, bus et funiculaires. Le ticket à l’unité est à 2,10 euros en zones 1-2. La Lyon City Card, à environ 27 euros pour 24 heures, ajoute l’accès à 23 musées.

Tablez sur 45 à 80 euros par jour et par personne hors hébergement : 7,10 euros de transport, 15 à 30 euros par repas et 7 à 12 euros par musée. L’hébergement se situe entre 70 et 130 euros la nuit en hôtel 3 étoiles bien placé, davantage en décembre.

La basilique Notre-Dame de Fourvière, les théâtres romains, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste et son horloge astronomique, les traboules ouvertes au public et le Mur des Canuts sont gratuits. Le parc de la Tête d’Or, son zoo et son jardin botanique le sont également.

La Presqu’île, entre Bellecour et les Terreaux, offre le meilleur compromis entre centralité et desserte. Le Vieux Lyon est plus pittoresque mais bruyant le soir, la Part-Dieu pratique en cas d’arrivée en TGV, Confluence et les pentes de la Croix-Rousse plus abordables.

La Fête des Lumières se déroule sur quatre soirées autour du 8 décembre, date de la tradition des lumignons née en 1852. L’événement est gratuit et sans réservation, mais l’hébergement se réserve plusieurs mois à l’avance car les tarifs hôteliers doublent.

Le Beaujolais et ses pierres dorées à 45 minutes, la cité médiévale de Pérouges à 35 minutes, les vignobles en terrasses de la vallée du Rhône à une heure, et Grenoble ou Chambéry à 1h30. La Provence est à deux heures de TGV.

Florent Bonpoint, voyageur et blogueur

Florent Bonpoint

Je m'appelle Florent BonPoint et je vis actuellement en Bourgogne avec ma femme et mes deux enfants. Originaire du pays des 6 Vallées dans la Vienne, je suis passionné de voyages et d'aventures. Je vous propose dans ce blog de vous faire découvrir mes astuces et bons plans de globe-trotter pour voyager en famille en France, en Europe et dans le monde entier ! J'ai créé ce blog car j'ai toujours eu envie de voyager depuis que j'ai lâché les études. Je me suis mis à écrire dans un premier temps pour partager mes expériences et mes coups de cœur. Je fais partie de ces personnes qui aiment se documenter sur les lieux qu'ils visitent. J'ai donc décidé de créer ce blog pour partager mes recherches et mes bons plans !

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