Que faire à Shizuoka : 16 visites entre Mont Fuji et baie de Suruga

Que faire à Shizuoka : 16 visites entre Mont Fuji et baie de Suruga

Shizuoka, posée au cœur de la région Chūbu, déploie une rare diversité de paysages entre mer et montagnes. De la vue cadrée sur le Mont Fuji aux plages calmes de la baie de Suruga, en passant par les plantations de thé vert et les sources thermales d’Izu, la préfecture coche presque toutes les cases d’un voyage au Japon. Que faire à Shizuoka pour en saisir toutes les facettes ? Voici 16 visites à programmer, testées en famille, avec leurs accès et leurs durées indicatives.

L’essentiel à retenir 🌍

Shizuoka, blottie entre la baie de Suruga et les contreforts du Mont Fuji, conjugue panoramas volcaniques, plages classées Unesco et sanctuaires millénaires. Vous y dégustez le meilleur thé vert du Japon, vous délassez dans les onsen d’Izu et arpentez les ruines du château de Sumpu, cher aux Tokugawa. Comptez deux à trois jours pour enchaîner Nihondaira, Miho no Matsubara, Kunozan Toshogu et le marché de poissons de Shimizu sans courir.

Admirer le Mont Fuji depuis le plateau de Nihondaira

Le plateau de Nihondaira, à 307 mètres d’altitude, offre l’un des plus beaux cadrages sur le Mont Fuji depuis Shizuoka. J’y monte en bus depuis la gare JR de Shizuoka (40 minutes) puis je prends le téléphérique Nihondaira jusqu’au sanctuaire Kunozan Toshogu pour enchaîner les deux sites. La vue dégagée englobe le volcan sacré, la baie de Suruga et la péninsule d’Izu, avec un coup d’œil particulièrement net le matin en hiver.

Admirer le Mont Fuji depuis le plateau de Nihondaira

Depuis l’esplanade du Nihondaira Yume Terrace, conçue par l’architecte Kengo Kuma, la vue combine le Mont Fuji et la baie de Suruga. L’entrée est gratuite et le café panoramique ouvert jusqu’à 21h le week-end, ce qui en fait aussi un beau spot au coucher du soleil.

Se promener sur la plage de Miho no Matsubara

La plage de Miho no Matsubara aligne 30 000 pins noirs sur sept kilomètres face au Mont Fuji. Inscrite à l’Unesco en 2013 comme partie intégrante du site culturel du volcan, elle est associée à la légende du Hagoromo, la robe de plumes de l’ange. Je m’y promène tôt le matin, quand la lumière rasante détache la silhouette du Fuji au-dessus de la baie, puis je passe au musée Miho no Matsubara Bunkasozo pour comprendre le mythe.

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Japon Miho no Matsubara

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Explorer le sanctuaire Kunozan Toshogu

Le sanctuaire Kunozan Toshogu, fondé en 1617, abrite la première sépulture de Tokugawa Ieyasu, fondateur du shogunat. L’accès se fait par 1 159 marches depuis la plage de Kunozan ou, plus paresseusement, par le téléphérique depuis Nihondaira (10 minutes, 1 250 yens aller-retour). Le sanctuaire principal, classé trésor national en 2010, est paré de laques rouges et noires, de sculptures dorées et d’un dragon peint au plafond signé Kano Tan’yu.

Visiter le Musée du Mont Fuji

Le Mount Fuji World Heritage Centre de Fujinomiya, signé Shigeru Ban, retrace l’histoire géologique et spirituelle du volcan. Le bâtiment en bois de cyprès reproduit la silhouette inversée du Fuji, reflétée dans le bassin d’entrée. Je grimpe la rampe spiralée qui simule l’ascension, je consulte les expositions interactives sur les éruptions et les pèlerinages, puis je débouche sur une baie vitrée orientée plein nord vers le volcan. Comptez 300 yens et une bonne heure de visite.

Déguster le thé vert de Shizuoka

La préfecture concentre près de 40 % de la production japonaise de thé vert. Je vise les collines de Makinohara ou la maison Grinpia Makinohara, où l’on cueille les feuilles soi-même, puis je passe par la Maison du thé de Fujinokuni à Shimada pour une dégustation comparée entre sencha, gyokuro et matcha. La récolte de printemps (shincha), entre fin avril et mi-mai, donne les feuilles les plus aromatiques et la première infusion de l’année.

Se détendre dans les onsen de la région

La péninsule d’Izu et la station d’Atami concentrent les meilleurs onsen de Shizuoka. À Shuzenji, dans la vallée des bambous, je teste le rotenburo (bain extérieur) du Tokko no Yu, le plus ancien onsen public d’Izu. À Atami, les ryokans front de mer comme Ohka Tousen ouvrent leurs bains aux visiteurs en journée pour 1 500 à 3 000 yens. Pour les familles avec enfants ou les voyageurs tatoués, je privilégie les bains privatifs (kashikiri buro) réservés à l’heure.

Japon Izu

Découvrir le musée de la nature et de l’environnement de Shizuoka

Le Tokai University Museum of Natural History de Shimizu présente la biodiversité de la baie de Suruga et de la chaîne du Sud des Alpes japonaises. Les squelettes de baleines, les aquariums de poissons des grands fonds et la salle dédiée aux dinosaures captivent les enfants. Le billet combiné avec le musée des sciences marines voisin (Tokai University Marine Science Museum, fermé pour rénovation jusqu’en 2026, à vérifier avant de partir) offre une demi-journée complète.

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Flâner dans le marché de poissons de Shimizu

Le marché Kashi no Ichi du port de Shimizu, premier port de pêche au thon du Japon, ouvre dès 9h30. Je m’attable à l’étage chez Maguro-kan pour un don de thon (kaisendon) entre 1 500 et 2 500 yens, puis je redescends acheter du shirasu (alevins de sardines) et du wasabi frais d’Utogi à rapporter. Le marché est à 15 minutes à pied de la gare JR Shimizu et à deux pas de l’embarcadère du ferry pour Miho no Matsubara.

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Visiter le parc Sumpu et les ruines du château

Le parc Sumpu entoure les ruines du château où Tokugawa Ieyasu passa sa retraite après avoir abdiqué en faveur de son fils Hidetada, en 1605. Les douves, les tourelles Tatsumi-yagura et Higashi-gomon ont été reconstruites à l’identique et se visitent pour 360 yens. Le jardin japonais Momijiyama, niché dans l’enceinte, déploie ses érables et son salon de thé Unkaku face à un bassin koi : c’est un havre paisible à dix minutes à pied de la gare de Shizuoka.

Japon parc Sumpu

Explorer les ruines de Toro

Le site archéologique de Toro, à 3 km au sud du centre de Shizuoka, expose un village reconstitué de la période Yayoi (300 av. J.-C. – 300 apr. J.-C.). Les maisons à toits de chaume, les greniers sur pilotis et les rizières antiques donnent une idée précise de la vie agricole de l’époque. Le musée attenant présente les outils et poteries exhumés en 1943 : entrée 300 yens, comptez une heure et demie pour le site et le musée.

Se balader dans le jardin Rakuju-en

Le jardin Rakuju-en, à Mishima, est l’ancienne résidence secondaire du prince Komatsu, classée site naturel national. Les étangs sont alimentés par l’eau de fonte du Mont Fuji, filtrée pendant des décennies à travers la lave : leur transparence est saisissante. Je suis le sentier des ponts en bois et des îlots plantés de pins miniatures, je m’arrête au pavillon Rakuju-kan pour une dégustation de matcha (500 yens), puis je passe au sanctuaire Mishima Taisha tout proche.

Visiter le musée d’art de Shizuoka

Le Shizuoka Prefectural Museum of Art, ouvert en 1986 sur les hauteurs du quartier de Tanigawa, conserve une collection rare de Auguste Rodin (32 sculptures dans la rotonde dédiée, dont une version du Penseur et de la Porte de l’Enfer). Les expositions permanentes croisent peinture paysagère japonaise (Mont Fuji vu par Hiroshige et Hokusai), réalisme français du XIXe et art contemporain. Le ticket combiné avec le jardin de sculptures donne accès à trois heures de promenade culturelle, pour 300 yens.

Explorer le zoo de Nihondaira

Le zoo de Nihondaira accueille 160 espèces sur les flancs du plateau du même nom. Les enclos en pente, conçus pour respecter l’observation naturelle, mettent en valeur les guépards (un parcours de course de 80 mètres), les pandas roux, les éléphants d’Asie et les ours bruns d’Hokkaido. La grande roue et l’aire de jeux conviennent aux enfants. Entrée 620 yens pour les adultes, gratuit jusqu’à l’école primaire, parking 620 yens.

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Découvrir le parc Fuji Safari

Le Fuji Safari Park, au pied sud du volcan, propose un circuit en voiture personnelle (2 700 yens par adulte) ou en bus grillagé (1 500 yens en supplément) qui traverse sept zones d’observation : ours, lions, guépards, tigres, éléphants, rhinocéros et herbivores africains. La Walking Safari Zone permet de nourrir des kangourous et des chèvres en libre accès. Les soirs d’été (juillet-septembre), le Night Safari à la lampe torche donne une autre dimension à la visite.

Flâner dans le quartier historique de Mariko-juku

Le quartier de Mariko-juku était la 20e des 53 stations de la route Tōkaidō entre Edo et Kyoto. Je viens y goûter le tororo-jiru, une soupe d’igname râpée et de miso servie chez Chojiya, restaurant ouvert en 1596 et immortalisé par Hiroshige dans son estampe Mariko des 53 Stations du Tōkaidō. La maison originelle, en bois et chaume, sert toujours le même menu (1 660 yens), et le quartier conserve quelques façades d’époque qui valent la promenade.

Traverser le pont suspendu Yume no Tsuribashi de Sumatakyo

Le pont Yume no Tsuribashi, dans la gorge de Sumatakyo, surplombe le lac Sumata d’une eau turquoise saisissante. Long de 90 mètres et large d’à peine une planche, il ne supporte que dix marcheurs à la fois : la sensation est vertigineuse, mais la vue sur les montagnes du nord de Shizuoka justifie le détour. J’y vais au printemps pour les cerisiers ou en novembre pour les érables rouges, en passant par le train Oigawa à vapeur depuis Senzu, une expérience à part entière.

Foire aux questions

Quelle est la meilleure période pour visiter Shizuoka ?

Le printemps (mars-mai) offre les cerisiers en fleurs et un climat doux idéal pour les randonnées autour du Mont Fuji. L’automne (octobre-novembre) séduit par ses érables flamboyants et un ciel dégagé propice aux panoramas depuis Nihondaira.

Comment se rendre à Shizuoka depuis Tokyo ?

Le Shinkansen Tokaido relie Tokyo à Shizuoka en environ une heure. Les trains Hikari et Kodama desservent la gare de Shizuoka toutes les vingt minutes, ce qui en fait une excursion d’une journée parfaitement réalisable.

Combien de jours prévoir pour visiter Shizuoka ?

Deux à trois jours suffisent pour couvrir l’essentiel de la ville et ses alentours immédiats. Comptez une journée supplémentaire si vous souhaitez prolonger vers la péninsule d’Izu et ses onsen.

Peut-on voir le Mont Fuji depuis Shizuoka ?

Oui, Shizuoka est l’un des meilleurs spots pour admirer le Mont Fuji. Le plateau de Nihondaira et la plage de Miho no Matsubara offrent des panoramas exceptionnels par temps clair, particulièrement le matin en hiver.

Quelles spécialités goûter à Shizuoka ?

Le thé vert sencha et matcha sont les fiertés locales, tout comme les sushis de thon de Shimizu, les fraises de Kunozan et l’anguille grillée d’Hamamatsu. Le wasabi frais cultivé dans la vallée d’Utogi mérite aussi le détour.

Faut-il un guide francophone pour visiter Shizuoka ?

Ce n’est pas indispensable : la signalétique des sites majeurs est bilingue japonais-anglais et les transports régionaux faciles d’accès. Un guide local reste un vrai plus pour les visites de plantations de thé et les sanctuaires historiques.

Les onsen de Shizuoka sont-ils adaptés aux familles ?

Oui, plusieurs établissements d’Atami et Izu proposent des bains privatifs (kashikiri buro) accessibles aux familles, y compris avec de jeunes enfants ou des personnes tatouées. Renseignez-vous à la réception avant la baignade.

Amandine Bonpoint, globe-trotteuse et blogueuse voyage

Amandine Bonpoint

Mariée à Florent, le créateur de ce blog, il m'a transmis l'envie de partager nos aventures à travers le monde. Ensemble, nous explorons de nouveaux horizons, parfois accompagnés de nos deux enfants. Je travaille comme secrétaire dans une boutique de prêt-à-porter, mais dès que l'occasion se présente, je m'évade pour découvrir de nouvelles cultures et paysages. Dynamique, curieuse et débrouillarde, je suis animée par une véritable passion pour les voyages. Sur ce blog, je vous invite à découvrir nos escapades, à travers des récits authentiques et des conseils pratiques pour vous inspirer et vous aider à préparer vos propres aventures. Rejoignez-nous dans cette belle aventure et laissez-vous emporter par la magie du voyage !

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