Les 10 plus belles îles espagnoles : laquelle choisir pour votre séjour ?

Les 10 plus belles îles espagnoles : laquelle choisir pour votre séjour ?

Article actualisé le 23 août 2026

L’essentiel à retenir 🌍

Les îles espagnoles se partagent entre Baléares (2 heures de vol, été méditerranéen) et Canaries (4 h 30, climat doux toute l’année). Minorque et Fuerteventura pour les familles, Ibiza pour la fête, La Palma et La Gomera pour la randonnée et les petits budgets, Lanzarote de novembre à mars. Comptez 60 à 200 € par jour et par personne selon l’île, deux îles au maximum pour une semaine, et une voiture de location pour sortir des stations balnéaires.

L’Espagne compte une dizaine d’îles habitées, réparties entre les Baléares en Méditerranée et les Canaries dans l’Atlantique, à plus de 1 000 kilomètres de la péninsule ibérique. Le vrai casse-tête, quand on prépare son séjour, n’est pas de savoir si ces îles valent le détour : c’est de choisir laquelle correspond à votre voyage. Une semaine en famille, un budget serré, l’envie de randonner ou de surfer, un départ en novembre plutôt qu’en août : la réponse change à chaque fois. Ce guide compare les dix îles espagnoles les plus visitées, île par île et critère par critère, pour vous aider à trancher avant de réserver.

Baléares ou Canaries : quel archipel choisir ?

C’est la première question à trancher, et elle règle une bonne partie du reste. Les Baléares sont en Méditerranée, à environ 2 heures de vol de Paris, Lyon ou Toulouse. On y va pour des criques calcaires, des villages de pierre, une eau à 26 °C en août et une ambiance méditerranéenne classique. La contrepartie : une saison très concentrée sur juillet et août, des tarifs qui doublent et des plages saturées à cette période. En novembre, une bonne partie des hôtels et des restaurants ferment.

Les Canaries, au large du Maroc, demandent 4 h 30 de vol environ, mais offrent quelque chose que les Baléares n’ont pas : un climat utilisable toute l’année, avec 20 à 23 °C en journée en plein hiver. Les paysages y sont volcaniques, verticaux, souvent spectaculaires : cratères, coulées de lave, forêts de laurisilve, sable noir. C’est le choix logique pour un séjour hors saison, pour la randonnée sérieuse ou pour les sports de glisse. C’est aussi la meilleure piste si vous cherchez du soleil en décembre ou en février, au même titre que les autres destinations ensoleillées pour profiter de la plage en hiver.

Un repère simple : Baléares pour un séjour court en été (le trajet est vite rentabilisé sur 4 ou 5 jours), Canaries pour une à deux semaines ou pour partir hors saison. Sur un week-end prolongé, 9 heures d’avion aller-retour vers l’Atlantique pèsent lourd.

Tableau comparatif des 10 îles espagnoles

Voici les dix îles côte à côte, avec leur superficie, leur accessibilité depuis la France, le profil de voyageur auquel elles conviennent et un ordre de grandeur de budget sur place. Les budgets s’entendent par personne et par jour, hors vol, en logeant en hôtel 3 étoiles ou en location, avec une voiture partagée à deux et deux repas au restaurant.

ÎleArchipel et superficieAccès depuis la FrancePour qui ?Budget/jour (hors vol)
MajorqueBaléares, 3 640 km²Vol direct, environ 2 hPremier séjour, familles, randonneurs90 à 130 €
IbizaBaléares, 572 km²Vol direct, environ 2 hFête, jeunes adultes, criques120 à 200 €
MinorqueBaléares, 695 km²Vol direct saisonnier, environ 2 hFamilles, calme, patrimoine80 à 120 €
FormenteraBaléares, 83 km²Ferry depuis Ibiza, 30 minCouples, vélo, écotourisme120 à 180 €
TenerifeCanaries, 2 034 km²Vol direct, environ 4 h 30Randonnée, volcans, familles70 à 110 €
Gran CanariaCanaries, 1 560 km²Vol direct, environ 4 h 30Variété de paysages, dunes, ville70 à 110 €
LanzaroteCanaries, 846 km²Vol direct, environ 4 hArt, volcans, séjour hors saison70 à 110 €
FuerteventuraCanaries, 1 660 km²Vol direct, environ 4 h 15Surf, kitesurf, longues plages65 à 100 €
La PalmaCanaries, 708 km²Vol avec escale à Madrid ou TenerifeRandonneurs, astronomie60 à 90 €
La GomeraCanaries, 370 km²Ferry depuis Tenerife, 50 minCalme, forêt primaire, marche60 à 90 €

Quelle île espagnole choisir selon votre profil ?

En famille avec de jeunes enfants

Minorque arrive en tête : ses plages du sud descendent en pente très douce, l’île est petite (aucun trajet ne dépasse une heure) et le rythme y est nettement plus calme qu’ailleurs aux Baléares. C’est le choix que nous referions sans hésiter avec des enfants de moins de 10 ans, et le détail des étapes se trouve dans notre séjour à Minorque. Aux Canaries, Fuerteventura et Gran Canaria tiennent la corde grâce à leur climat stable et à leurs stations pensées pour les familles, avec piscines et clubs enfants.

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Pour faire la fête

Ibiza reste sans concurrence, avec une saison de clubs qui court de mai à début octobre. Prévoyez un vrai budget : l’entrée en club dépasse souvent 60 à 80 € et une consommation coûte le prix d’un repas. En deuxième choix, la zone de Magaluf à Majorque et Playa del Inglés à Gran Canaria offrent une vie nocturne dense pour bien moins cher. Si la fête n’est qu’une partie du programme, dormir hors des quartiers de clubs change tout à la qualité des nuits.

Pour randonner

La Palma est la plus exigeante et la plus gratifiante, avec la Caldera de Taburiente et la traversée des volcans du sud. La Gomera offre un réseau de sentiers dense dans la forêt de Garajonay, sur des dénivelés parfois raides. Tenerife combine haute montagne et laurisilve entre le Teide et le massif d’Anaga. Côté Baléares, la Serra de Tramuntana à Majorque reste la seule zone vraiment montagneuse, à parcourir plutôt en avril ou en octobre qu’en plein été.

Avec un budget serré

Fuerteventura, La Palma et La Gomera sont les moins chères du lot : hébergement, restauration et carburant y restent bien en dessous des tarifs des Baléares. Aux Canaries, les prix du carburant sont parmi les plus bas d’Espagne grâce au régime fiscal particulier de l’archipel, ce qui allège nettement la facture si vous roulez beaucoup. À l’inverse, Formentera et Ibiza en août font partie des destinations les plus chères du pays. Si le budget est votre critère numéro un, le camping sur les côtes espagnoles reste imbattable, mais il suppose de renoncer aux îles.

Pour un séjour hors saison

De novembre à mars, seules les Canaries tiennent la route : comptez 20 à 23 °C en journée, une mer autour de 19 °C et des journées ensoleillées, surtout dans le sud des îles. Lanzarote et Fuerteventura, les plus sèches, sont les plus fiables en hiver. Aux Baléares, l’hiver reste doux (15 à 17 °C) mais une grande partie de l’offre touristique ferme et la baignade devient anecdotique. Majorque en avril ou en octobre, en revanche, est une excellente idée : c’est la saison idéale pour suivre un circuit à Majorque loin des zones touristiques.

Pour les sports de glisse

Fuerteventura et le nord de Lanzarote concentrent les meilleurs spots grâce aux alizés réguliers et à la houle atlantique. Tenerife, avec El Médano, complète le tableau pour le windsurf. Les Baléares, plus abritées, conviennent davantage au paddle, au snorkeling et à la voile légère. Les amateurs de wingfoil et de belles plages où progresser trouveront leur compte sur la côte est de Fuerteventura.

Majorque : la plus complète des Baléares

Majorque, la plus grande des îles Baléares, est celle qui coche le plus de cases : plages, montagne, patrimoine et gastronomie. On y vient pour des criques comme Cala Agulla, mais aussi pour les randonnées dans la Serra de Tramuntana, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les marchés locaux, celui de Sóller en tête, donnent un bon aperçu des produits régionaux : huile d’olive, ensaïmadas, sobrasada. Côté patrimoine, le Palais Royal de l’Almudaina à Palma rappelle le passé arabe et romain de l’île. Le tourisme pèse environ 45 % du PIB des Baléares, et Majorque investit désormais dans la préservation des herbiers de posidonies et de la faune endémique, comme le lézard des Baléares.

À privilégier si vous voulez tout faire en une semaine sans changer d’île, ou si c’est votre premier séjour aux Baléares. À éviter si vous cherchez le calme absolu en août : la côte sud est alors très fréquentée.

Randonnée dans la Serra de Tramuntana à Majorque, chaîne calcaire classée à l'UNESCO

Ibiza : bien plus que des soirées

Ibiza, qu’on associe d’abord à la fête, a aussi un visage beaucoup plus calme. Loin des grandes discothèques de Playa d’en Bossa, l’île garde des criques discrètes comme Cala Salada, avec une eau claire idéale pour la plongée et le snorkeling. Côté culture, Dalt Vila, la vieille ville fortifiée de la capitale, est inscrite à l’UNESCO et raconte 2 500 ans d’histoire phénicienne, romaine et catalane. La montée du tourisme durable a poussé l’île à mieux gérer ses flux estivaux et à protéger son parc naturel de Ses Salines.

À privilégier si vous voyagez entre amis, ou si vous savez viser le nord de l’île et l’arrière-saison. À éviter si votre budget est limité : Ibiza est de loin la plus chère des dix.

Remparts de Dalt Vila, la vieille ville fortifiée d'Ibiza classée au patrimoine mondial

Minorque : la plus paisible des Baléares

Minorque, la plus calme des îles Baléares, conviendra à ceux qui veulent éviter les foules estivales. Ses plages de sable fin, comme Son Bou ou Cala Macarella, sont adaptées aux familles. La gastronomie locale vaut le détour : fromage de Mahón au goût prononcé, caldereta de langosta (soupe à base de langouste), gin Xoriguer hérité des Britanniques. Les talayots et navetas préhistoriques qui parsèment l’île lui ont valu un classement à l’UNESCO en 2023. Et le sentier côtier Camí de Cavalls, long de 185 kilomètres, fait le tour complet de l’île à pied ou à VTT.

À privilégier si vous partez en famille ou que vous voulez marcher au bord de l’eau. À éviter si vous cherchez de l’animation nocturne : elle se limite à Mahón et à Ciutadella.

Formentera : l’évasion écologique

Formentera, la plus petite des Baléares (83 km²), assume une politique d’écotourisme stricte. La plage de Ses Illetes, avec son sable blanc et ses eaux turquoise, fait partie du parc naturel de Ses Salines. Sur place, l’île se parcourt en vélo : un réseau balisé d’environ 32 itinéraires verts couvre tout le territoire. Pour limiter la pression estivale, les autorités plafonnent depuis 2019 le nombre de véhicules motorisés autorisés en juillet et en août, ce qui change vraiment l’ambiance par rapport à Ibiza voisine. L’île n’a pas d’aéroport : on y accède uniquement par ferry depuis Ibiza, en 30 minutes.

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Tenerife : une mosaïque de paysages

Tenerife, la plus grande des îles Canaries, plaira aux amateurs de nature et de randonnée. Le parc national du Teide, classé à l’UNESCO, est dominé par le volcan du même nom qui culmine à 3 715 mètres : c’est le point le plus haut d’Espagne. Plusieurs sentiers permettent d’arpenter ce paysage volcanique, ses champs de lave et ses formations rocheuses. Pour franchir les derniers 160 mètres jusqu’au cratère, au-dessus de la station haute du téléphérique, une autorisation gratuite est obligatoire : elle se réserve en ligne auprès des parcs nationaux espagnols, souvent plusieurs semaines à l’avance tant les créneaux partent vite.

Champs de lave et cône du volcan Teide dans le parc national de Tenerife

Au nord, le massif d’Anaga, classé réserve de biosphère par l’UNESCO, abrite une forêt de laurisilve, vestige d’un écosystème tertiaire qui couvrait autrefois une partie de l’Europe. Tenerife se distingue aussi par ses plages de sable noir volcanique, comme la Playa Jardín à Puerto de la Cruz, dessinée par César Manrique, qui contrastent avec les plages dorées du sud comme El Médano. Le nord est plus vert et plus nuageux, le sud plus sec et plus ensoleillé : ce détail conditionne le choix de votre point de chute.

Si vous passez en février, ne ratez pas le carnaval de Santa Cruz de Tenerife, classé deuxième carnaval le plus populaire au monde après celui de Rio de Janeiro, sa ville jumelée.

Gran Canaria : un continent miniature

Gran Canaria est reconnue pour sa diversité géographique, au point qu’on la surnomme le continent miniature. Les dunes de Maspalomas, paysage désertique en bord de mer, forment une zone protégée pour son importance écologique. Les randonneurs et les cyclistes explorent le centre montagneux de l’île, en particulier le Roque Nublo, monolithe emblématique perché à près de 1 800 mètres, avec des vues panoramiques sur les vallées et les crêtes environnantes.

Le parc naturel de Tamadaba, dans le nord-ouest, déroule de grandes forêts de pins canariens et plusieurs miradors donnant sur l’Atlantique. Las Palmas, capitale animée, mérite une journée pour son musée Néstor, sa plage urbaine de Las Canteras et ses bars à tapas du quartier de Vegueta. Gran Canaria n’est donc pas qu’une destination de plage : c’est un condensé de paysages très contrastés, et l’une des rares îles où l’on passe une matinée en ville et un après-midi en montagne.

Forêt de pins canariens et mirador du parc naturel de Tamadaba à Gran Canaria

Lanzarote : l’art et la nature volcanique

Lanzarote offre des paysages volcaniques quasi lunaires, hérités des éruptions du XVIIIᵉ siècle qui ont remodelé un quart de l’île. L’artiste local César Manrique a marqué Lanzarote en intégrant ses œuvres au paysage : le Jardín de Cactus, les Jameos del Agua aménagés dans un tube volcanique, ou le mirador del Río au nord. Le parc national de Timanfaya propose une route guidée à travers les Montañas del Fuego, où le sol dépasse encore 100 °C à quelques mètres de profondeur. Toute l’île est classée réserve de biosphère par l’UNESCO depuis 1993. Ne manquez pas non plus La Geria, la région viticole où les vignes poussent dans des cuvettes de cendre noire abritées par des murets de pierre.

Cratères et coulées de lave du parc national de Timanfaya à Lanzarote

Fuerteventura : le paradis des sports nautiques

Fuerteventura est la destination espagnole de référence pour les sports nautiques grâce à ses alizés réguliers et à ses houles atlantiques. Elle accueille chaque été une manche du championnat du monde de windsurf et de kitesurf sur la plage de Sotavento. Corralejo, au nord, attire plutôt les surfeurs avec ses spots accessibles et ses dunes classées parc naturel. Les écoles locales proposent des stages pour tous les niveaux, souvent autour de 200 à 300 € la semaine en cours collectif. Et avec environ 150 kilomètres de plages de sable clair, l’île reste agréable même quand on ne fait que poser sa serviette.

La Palma : la beauté sauvage

La Palma, surnommée « La Isla Bonita », est sans doute la Canarie la plus préservée. Le parc national de la Caldera de Taburiente propose des randonnées dans une caldeira d’environ 8 kilomètres de diamètre, avec cascades et points de vue sur l’Atlantique. La forêt de Los Tilos, cœur de la réserve de biosphère de l’île, abrite une laurisilve dense propre à la Macaronésie. L’île est aussi Réserve Starlight depuis 2012 : elle accueille l’un des plus grands observatoires astronomiques du monde, le Roque de los Muchachos, à 2 396 mètres. Canyoning, spéléologie et observation des étoiles complètent le programme. L’éruption du volcan Tajogaite en 2021 a redessiné une partie du sud-ouest, aujourd’hui accessible par des sentiers et des miradors aménagés.

Sentier humide dans la laurisilve de la forêt de Los Tilos à La Palma

La Gomera : silence et forêt primaire

La Gomera est l’option à privilégier pour qui cherche le calme et la nature. Son parc national de Garajonay, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, abrite une forêt de laurisilve reliquaire de l’ère tertiaire, brumeuse et mousseuse. L’île garde aussi vivant le silbo gomero, un langage sifflé hérité des aborigènes Guanches, lui aussi classé à l’UNESCO. Des sentiers bien balisés relient les villages perchés comme Agulo ou Hermigua, avec des miradors qui donnent sur le Teide les jours dégagés. On y vient pour ralentir, randonner et goûter le miel de palme local. Sans aéroport international, elle se rejoint en 50 minutes de ferry depuis Los Cristianos, à Tenerife.

Forêt de laurisilve brumeuse du parc national de Garajonay à La Gomera

Combiner deux îles : trois itinéraires d’une semaine

Enchaîner trois îles en sept jours est le piège classique : entre les traversées, les états des lieux de voiture et les changements de logement, vous passez deux journées entières en logistique. Deux îles au maximum par semaine reste la bonne règle. Voici trois combinaisons qui fonctionnent bien.

Ibiza et Formentera, 7 jours, ambiance méditerranéenne : quatre nuits à Ibiza côté nord, trois nuits à Formentera. Le ferry ne prend que 30 minutes et coûte environ 35 à 50 € l’aller-retour par personne sans véhicule. Formentera se visite très bien à vélo, ce qui vous évite une location de voiture.

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Tenerife et La Gomera, 8 jours, randonnée : cinq nuits à Tenerife (Teide, Anaga, Puerto de la Cruz), trois nuits à La Gomera via le ferry de Los Cristianos. Deux univers très différents, une seule arrivée en avion, et un rythme qui laisse le temps de marcher.

Lanzarote et Fuerteventura, 7 jours, volcans et plages : quatre nuits à Lanzarote pour Timanfaya et les œuvres de Manrique, trois nuits à Fuerteventura via le ferry Playa Blanca vers Corralejo (30 minutes, plusieurs départs par jour). C’est la combinaison la plus simple et la moins chère des trois.

Budget : combien coûte une semaine dans les îles espagnoles ?

Les écarts sont considérables d’une île à l’autre et d’un mois à l’autre. Pour une semaine à deux, vol compris, voici les ordres de grandeur constatés en réservant deux à trois mois à l’avance.

  • Vol aller-retour : à partir de 80 à 150 € par personne vers les Baléares hors juillet-août, 150 à 350 € vers les Canaries selon la saison et l’aéroport de départ.
  • Hébergement : 60 à 90 € la nuit pour un hôtel 3 étoiles ou un appartement correct aux Canaries, 90 à 160 € aux Baléares en été, bien davantage à Ibiza en août.
  • Location de voiture : 30 à 50 € par jour aux Canaries, souvent 50 à 90 € aux Baléares en haute saison. Réservez tôt, les tarifs de dernière minute s’envolent.
  • Restauration : comptez 12 à 15 € le menu du jour dans un restaurant local aux Canaries, 18 à 25 € aux Baléares.
  • Activités : téléphérique du Teide autour de 40 € l’aller-retour, sortie en bateau à la journée 50 à 80 €, la plupart des randonnées et des plages restant gratuites.

Total réaliste pour une semaine à deux : environ 1 200 à 1 600 € aux Canaries hors vacances scolaires, 1 600 à 2 400 € aux Baléares en été. Deux leviers font vraiment baisser la note : décaler le séjour d’une semaine par rapport aux vacances scolaires, et réserver la voiture en même temps que le vol. Sur ce point, notre guide pour réussir l’état des lieux d’une voiture de location évite les mauvaises surprises à la restitution, un classique dans les agences des aéroports insulaires.

Se déplacer entre les îles : ferries, vols internes et voiture

Aux Baléares, des ferries quotidiens relient Majorque, Minorque, Ibiza et Formentera, avec des traversées de 30 minutes à 4 heures selon la liaison. Aux Canaries, Fred Olsen et Naviera Armas assurent des rotations régulières entre toutes les îles, complétées par les vols internes de Binter Canarias, souvent moins chers qu’on ne l’imagine pour rejoindre La Palma ou El Hierro. Les traversées les plus courtes, comme Lanzarote vers Fuerteventura ou Tenerife vers La Gomera, s’achètent la veille sans difficulté.

Sur place, la voiture reste indispensable dès que vous quittez les stations balnéaires : les bus desservent bien les axes principaux mais rarement les criques et les départs de sentiers. Embarquer sa voiture de location sur un ferry est souvent interdit par le loueur ou facturé cher : mieux vaut restituer le véhicule et en reprendre un sur l’île suivante. Si vous hésitez sur le type de véhicule à réserver, notre comparatif des véhicules à louer pour un voyage en Europe détaille les options selon la durée et le nombre de passagers.

Quand partir dans les îles espagnoles ?

Avril à juin : la meilleure fenêtre pour les Baléares, avec une nature verte, des sentiers praticables et des tarifs encore raisonnables. La mer reste fraîche avant la mi-juin.

Juillet et août : haute saison partout, prix maximum et affluence forte aux Baléares. Les Canaries sont paradoxalement plus supportables, avec des températures de 26 à 28 °C tempérées par les alizés.

Septembre et octobre : sans doute le meilleur compromis global. La mer est à son maximum de chaleur aux Baléares, les foules se dispersent et les tarifs redescendent nettement après le 15 septembre.

Novembre à mars : cap sur les Canaries, seules à garantir 20 à 23 °C en journée. C’est la saison des longues randonnées, de l’observation des étoiles à La Palma et du carnaval de février à Tenerife.

Chacune de ces îles espagnoles a son tempérament : Majorque la complète, Ibiza la festive, Minorque la tranquille, Formentera l’écolo, Tenerife la grandiose, Gran Canaria la variée, Lanzarote l’artistique, Fuerteventura la sportive, La Palma la sauvage, La Gomera la silencieuse. Si vous hésitez encore, partez du critère qui compte vraiment pour vous, le budget, la saison ou l’activité principale, plutôt que des photos. Pour prolonger l’inspiration, vous pouvez enchaîner avec notre guide des merveilles de l’Algarve au Portugal, notre sélection de croisières en Europe qui font escale aux Baléares et aux Canaries, ou nos points d’intérêt de la Costa Brava si vous préférez rester sur le continent.

Foire aux questions

Il n’y a pas de réponse unique : Majorque est la plus complète, La Palma la plus spectaculaire pour la randonnée, Formentera la plus préservée et Lanzarote la plus originale visuellement. Le bon critère reste votre profil de voyage (saison, budget, activité principale) plutôt qu’un classement général.

L’Espagne compte 11 îles habitées principales : 4 aux Baléares (Majorque, Minorque, Ibiza, Formentera) et 7 aux Canaries (Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, Fuerteventura, La Palma, La Gomera et El Hierro). S’y ajoutent des îlots comme Cabrera ou La Graciosa, cette dernière étant reconnue comme huitième île canarienne depuis 2018.

Les Baléares sont à environ 2 heures de vol et offrent une saison méditerranéenne classique, idéale de mai à septembre. Les Canaries demandent 4 h 30 de vol mais restent agréables toute l’année, avec 20 à 23 °C en hiver et des paysages volcaniques. Baléares pour un séjour court en été, Canaries pour une à deux semaines ou hors saison.

Minorque reste la valeur sûre avec ses plages en pente douce, ses courtes distances et son ambiance calme. Aux Canaries, Fuerteventura et Gran Canaria conviennent très bien grâce à leur climat stable et à leurs stations équipées pour les enfants. Majorque fonctionne aussi si vous évitez le mois d’août sur la côte sud.

La Palma arrive en tête avec la Caldera de Taburiente et la traversée des volcans du sud. La Gomera (parc national de Garajonay) et Tenerife (Teide et massif d’Anaga) suivent de près. Côté Baléares, la Serra de Tramuntana à Majorque est la seule zone vraiment montagneuse, à parcourir au printemps ou à l’automne.

Comptez environ 1 200 à 1 600 € pour deux personnes une semaine aux Canaries hors vacances scolaires, vol compris, et 1 600 à 2 400 € aux Baléares en été. Sur place, le budget quotidien va de 60 € par personne à La Gomera à plus de 150 € à Ibiza ou Formentera en août.

Aux Baléares, des ferries quotidiens relient Majorque, Minorque, Ibiza et Formentera, avec des traversées de 30 minutes à 4 heures. Aux Canaries, Fred Olsen et Naviera Armas assurent les liaisons entre toutes les îles, complétées par les vols internes de Binter Canarias pour rejoindre rapidement La Palma ou El Hierro.

Oui dès que vous quittez les stations balnéaires : les bus desservent bien les axes principaux mais rarement les criques et les départs de sentiers. Comptez 30 à 50 € par jour aux Canaries et 50 à 90 € aux Baléares en haute saison, en réservant plusieurs semaines à l’avance.

Pour les Baléares, avril-juin et septembre-octobre offrent le meilleur compromis entre météo, tarifs et fréquentation. Pour les Canaries, on peut partir toute l’année, avec une préférence pour l’automne et l’hiver si vous venez randonner. Juillet et août concentrent les prix les plus élevés partout.

Non, les Baléares et les Canaries font partie de l’Espagne et donc de l’Union européenne : une carte nationale d’identité valide suffit pour les ressortissants français. À savoir, les Canaries ne font pas partie du territoire fiscal de l’UE, le tabac, l’alcool et le carburant y sont moins taxés.

Amandine Bonpoint, globe-trotteuse et blogueuse voyage

Amandine Bonpoint

Mariée à Florent, le créateur de ce blog, il m'a transmis l'envie de partager nos aventures à travers le monde. Ensemble, nous explorons de nouveaux horizons, parfois accompagnés de nos deux enfants. Je travaille comme secrétaire dans une boutique de prêt-à-porter, mais dès que l'occasion se présente, je m'évade pour découvrir de nouvelles cultures et paysages. Dynamique, curieuse et débrouillarde, je suis animée par une véritable passion pour les voyages. Sur ce blog, je vous invite à découvrir nos escapades, à travers des récits authentiques et des conseils pratiques pour vous inspirer et vous aider à préparer vos propres aventures. Rejoignez-nous dans cette belle aventure et laissez-vous emporter par la magie du voyage !

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